L’art africain au Nigeria – les Yoruba
sur les Yoruba ( ethnie du Nigeria et Bénin).. vous trouverez de la documentation approfondie, chez "regard éloigné" , dont j’extrais ici, ce qui touche au côté artistique… et que j’illustre de deux croquis que j’ai faits récemment en regardant des masques de ce pays, de la fondation Pierre Guerre à Marseille ( visibles au musée de la Vieille Charité)
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La partie en bois du masque doit répondre à des critères formels et esthétiques, à la fois précis et variés. Placé sur la tête, siège de la sagesse de l’homme, il incarne l’esprit de l’ancêtre fondateur de la société. Ses pouvoirs sont renforcés par la personnalité du porteur et la qualité de sa famille, même si, en principe, les spectateurs ne connaissent pas l’identité de l’homme sous le masque. Celui-ci doit danser à la perfection, car, à travers lui, c’est tout le prestige de la société qui est enjeu. Il doit également être aussi solide physiquement que moralement.

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Les traits du masque gèlèdè sont soulignés par des scarifications sur les joues et le front, caractéristiques de la civilisation yoruba ou nago, qui en compte des dizaines de variétés. Si l’aire culturelle yoruba a développé la culture du masque à scarifications, ces marqueurs culturels et identitaires ne figurent pas sur tous les masques. Le Gèlèdè est le seul des deux classes de masques à en porter.. Les marques les plus courantes sur les masques gèlèdè sont le kpélé et surtout l’abaja. Le premier est constitué par trois traits verticaux sur chaque joue. Le second présente trois traits horizontaux, assez longs, sur chaque joue et trois autres, verticaux et plus courts, sur le front. Il faut noter qu’un grand soin est toujours apporté à leur parfaite et harmonieuse exécution. Les scarifications visibles sur les masques gèlèdè ou les figurines garnissant certaines tenues égun n’ont pas plus de signification que celles qui marquent les visages des hommes. Elles sont essentiellement un élément d’identification et un critère de beauté pour les hommes et les femmes yoruba.

dessin perso - avril 2012 Masque Yoruba Bénin ( l'identique à celui qui a inspiré mon dessin en 2001), Fondation P Guerre. Marseille
Beaucoup d’interdits et de tabous entourent les masques. Ils sont plus nombreux et entraînent des sanctions plus sévères chez les Égun que chez les Gèlèdè. Ceci s’explique par le fait que les Égun constituent des sociétés secrètes. Toutefois, la loi du silence est fondamentale pour les deux organisations.
Si aucun mystère n’entoure l’identité du « porteur du bois », comme on appelle souvent l’homme qui revêt un masque gèlèdè, nul ne doit cependant l’interpeller ou l’appeler par son nom pendant sa « sortie ». Lui-même devra s’abstenir avant, pendant et après la danse, de mentionner, dénoncer ou critiquer les sorcières Il lui est également interdit, au cours de la danse, de faire tomber son masque ou de découvrir son visage, même si tout le monde connaît son identité.
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Chaque région du Nigéria possédant ses propres coutumes, croyances, ce pays est riche d’expressions artistiques diverses – dont les Yoruba sont – un "exemple".
Au niveau artistique, cet article sur les masques indique plus précisément le lien avec l’art de Picasso
A noter que le musée des civilisations africaines, à Lyon, possède aussi de belles "pièces" Yoruba
museeafricain.jpg)
tabouret Yoruba, au musée de Lyon
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Documentaire exeptionnel "Paroles de Gèlèdè" de Cyrill Noyalet ….. A voir absolument.
04/28/2012 à 4 h 24 min
Soutenez un magnifique documentaire sur le Gèlèdè
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07/28/2012 à 1 h 04 min