Emily Dickinson – la Terre est brève
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Je me dis : la Terre est brève –
L’Angoisse – absolue –
Nombreux les meurtris,
Et puis après ?
Je me dis : on pourrait mourir –
La Meilleure Vitalité
Ne peut surpasser la Pourriture,
Et puis après ?
Je me dis qu’au Ciel, d’une façon
Il y aura compensation –
Don, d’une nouvelle équation –
Et puis après ?
On apprend l’eau – par la soif
La terre – par les mers qu’on passe
L’exaltation – par l’angoisse -
La paix – en comptant ses batailles -
L’amour – par une image qu’on garde
Et les oiseaux – par la neige
I reason, Earth is short—
And Anguish—absolute—
And many hurt,
But, what of that?
I reason, we could die—
The best Vitality
Cannot excel Decay,
But, what of that?
I reason, that in Heaven—
Somehow, it will be even—
Some new Equation, given—
But, what of that?
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Émily Dickinson
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Curieusement ayant cherché "l’original", je n’ai trouvé que trois strophes…


Décidèment tu publies chaque jour ce qui me va droit à l’âme.
Rires…
J’ai toujours trouvé Emily Dickinson particulièrement attachante, presque irréelle et pourtant bien là…sa poésie est un ouvrage aux mille facettes, tant de portes s’ouvrent lorsqu’on la lit.Je suis loin d’avoir tout " vu" entre ses mots…
J’ai appris beaucoup d’elle en lisant la Dame blanche de Christian Bobin, dans ses pages, il lui redonne une silhouette dans sa robe blanche.
Je crois qu’elle était en effet complètement respirante entre ses vers, qu’elle rangeait dans des petits carnets qui restaient dans ses tiroirs, mais elle ne respirait que là, et entre les fleurs de son jardin. Je crois même qu’elle ne parlait plus à la fin de sa vie…
04/25/2012 à 18 h 29 min
Peut-être un présage pour moi,
—– déjà qu’on dit que je ne parle pas assez…
04/25/2012 à 18 h 37 min
rires, serrons nous la main….!
04/25/2012 à 19 h 01 min