Mouvements d’un cil – Moins le hasard et toutes ces choses là
Moins le hasard et toutes ces choses là
La force dans le sel du vent et le mur blanc comme un boulevard qui soulevait une échelle. L’ombre de mon esprit venait chaque matin se déposer sous le pin et le vase recueillir le secret du soleil. La mer gisait en dépouille au fond de la cour, je pouvais entendre le murmure de l’écume en fermant les yeux, pourtant si près du désordre des graviers sous mes pieds nus. J’ai persévéré de tout mon visage pour ne pas oublier cet instant, ses heures inutiles pleines de louanges. Même dans le sommeil. Maintenant. Tous ces élans si vastes pour se contenir et mes mains sur les genoux, immobiles. Toutes ces effusions face aux frissons imperceptibles des feuillages. Beauté que l’on aperçoit dans le creux d’un vase et le ciel si serré du bleu immense. Le ciel pouvait agitait ses ailes nuageuses, je ne percevais qu’une apesanteur et le besoin soudain, le besoin d’exister. Seulement. Pour rien.
₣.w
(sam. 28.05.11)
And the white wall as a boulevard that raised. a ladder
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