Jean-Baptiste Tati-Loutard – Congo

peinture Antoni Tapiès: Llencol
Congo
Le silence debout parmi nous atteint le ciel :
Un poète a vécu…
C’était un nègre d’Amérique : un précipité noir
Au fond d’un mélange d’azur et de Yankees.
Les soleils futurs chercheront longtemps son visage
Par les chemins du monde et les champs de bataille.
Son corps de terre cuite s’est brisé dans la lumière :
La cassure est là toute fraîche et toute franche,
Cristal d’une étoile coupée à ras d’azur ;
Et la vie gravite encore autour de l’astre mal éteint.
C’est sûr, ô poète, l’herbe ne poussera pas
Autour de ton nom :
Ton verbe est la source qui nous fournit en eau vive,
Et les âmes de tous les braves en reverdissent.
Que celui qui l’ignore aujourd’hui en soit heurté
Par un jour de grand vent,
Car désormais, il navigue à la proue de l’orage
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Irène Assiba d’Almeida – Ici et les ailleurs du monde ( africulture )

Ici et les ailleurs du monde
Lorsque tu auras parcouru
Tous les ailleurs du monde
Tu découvriras que le meilleur ailleurs
Est encore ici
A la fois appauvri
Et plein de richesses
Ta terre, latérite rouge
Toujours en grossesse
Où naissent les Bouts de bois de Dieu
Ta terre, latérite rouge
Toujours en grossesse
Où poussent les augustes baobabs
Ta terre, latérite rouge
Toujours en grossesse
Où reposent les ancêtres protecteurs
Ta terre, latérite rouge
Toujours en grossesse
Où bat ton cœur-soleil
Où vit ton âme-ébène
Où tes pieds connaissent les sentiers
Le meilleur des ailleurs
Est encore ici
A la fois appauvri
Et plein de richesses
Ta terre, latérite rouge
Toujours en grossesse
Et tu songeras
Qu’au fil du temps
On devient plus profondément
Ce que l’on est
Au fil du temps
On devient plus profondément
Ce que l’on est
Et tu comprendras enfin
Que le mot "racines"
Est loin très loin
D’être un *canari percé.
*canari : Afrique : récipient en terre cuite dans lequel on conserve ou transporte des liquides.
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visible sur le site africultures.com
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En présence de l’inconnu ( RC )

Un quart de tour de terre
Suffit à bouleverser les critères,
Mettre en présence l’inconnu
Aux enfants marchant les pieds nus,
Dans la poussière…
C’est quand même un mystère
De voir arriver par les airs
Et au-delà des mers
Tous ces gens venus d’ailleurs
Et d’un monde pensé meilleur,
Sortant de leur carrosse
Qui se reflète dans les yeux des gosses.
Ils n’en croient pas leurs yeux
Quand viennent se poser devant eux
Brillant de chromes et courbures,
De grosses voitures
Que leurs mains , osent parcourir
Les toucher du doigt, en garder souvenir
Lors d’une courte pause, regards en miroir,
Les reflets du toucher, se jouent en noir…
C’est avoir à portée de mains, le mythe
de l’occident, – que les rêves habitent…
Il y a toujours des pensées avides,
Même pour les bouteilles en plastique, vides.
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RC - 24 décembre 2012
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Un mirage d’eau et puis l’attente ( RC )
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Entre un mirage d’eau, en bouteille, et puis l’attente,
Comme, de plus, il n’y a pas d’eau courante
On ne pourra s’en servir
Pour traverser l’avenir
A capter le reflet du soleil
Sur le creux d’une bouteille
Mais cela fait toujours son effet
De ramener un trophée
La pause était courte, la voila à son terme
Ainsi… les portières se referment.
La voiture redémarre, et la poussière soulevée efface
L’image des enfants, nus pieds, restés sur place…
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RC – 26 dec 2012 – Tiebélé, Burkina Faso
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locataires de l’hostile ( RC )

provenance blog a coeur et à cris
Il n’y a plus d’empreintes sur le sable
Que de dessin d’un monde meilleur
L’angle de la peur, de la souffrance
Ne concerne pas les voyageurs
Mais les reptiles,
Locataires de l’hostile
Et les plantes à épines…
Les êtres tapis au creux de la terre
La bouche collée, sous le sol
Qui chuchotent leur exil,
Aux peaux craquelées, comme leur terre-mère
De boue sous un soleil impitoyable
Découpent les ombres au fer rouge
Si ombre il y a – et leurs mains tendues
Vers l’ailleurs d’un peut-être …
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RC – 11 juillet 2012

photo extraite des dragons d’Asgard
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Jean Baptiste Tati-Loutard – Nouvelles de ma mère
NOUVELLES DE MA MÈRE
Je suis maintenant très haut dans l’arbre des saisons ;
En bas je contemple la terre ferme du passé.
Quand les champs s’ouvraient aux semailles,
Avant que le baobab n’épaule quelques oiseaux
Au premier signal du soleil,
Ce sont tes pas qui chantaient autour de moi :
Grains de clochettes rythmant mes ablutions.
Je suis maintenant très haut dans l’arbre des saisons.
Apprends par ce quinzième jour de lune,
Que ce sont les larmes ― jusqu’ici ―
Qui comblent ton absence,
Allègent goutte à goutte ton image
Trop lourde sur ma pupille ;
Le soir sur ma natte je veille toute trempée de toi
Comme si tu m’habitais une seconde fois.
Janvier 1965
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Jean-Baptiste Tati Loutard, Poèmes de la mer, C.L.É., Yaoundé, 1968 in Poésie africaine, Anthologie, Six poètes d’Afrique francophone, Éditions Points, 2010
Coloration noire ( RC )
Quand revient l’été, le soleil ardent
C’est de la surface, le brûlant
Dont nous protègent les arbres, et l’ombre
Pour qu’à la canicule, on choisisse le sombre
C’est bien une histoire en nuances
De sombre, et de clair, c’ est dans la balance
Pigmentés de rose, de jaune de noir
C’est de la peau, raconter l’histoire
Une enveloppe qui recouvre le corps
Protection, des aventures du dehors
Les aspects variés, certains diront , les races
Moi, je resterai, en couleurs, sur la surface
Pour fuir les idées simplistes
Pouvant conduire, celles du raciste
La couleur de la peau, la coloration
Rime trop souvent, avec ségrégation
RC- février 2012
poème bantou – feu – ( trad Leopold Sédar Senghor )

peinture perso: maternelle age 5 ans ( j’ai probablement été fortement aidé… toujours est-il que j’ai toujours cette peinture, d’un format 50×65 cm)
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Feu
« Feu que les hommes regardent dans la nuit, dans la nuit profonde,
Feu qui brûles et ne chauffes pas, qui brilles et ne brûles pas.
Feu qui voles sans corps, sans coeur, qui ne connais case ni foyer,
Feu transparent des palmes, un homme sans peur t’invoque.
Feu des sorciers, ton père est où ? Ta mère est où ? Qui t’a nourri ?
Tu es ton père, tu es ta mère, tu passes et ne laisses traces.
Le bois sec ne t’engendre, tu n’as pas les cendres pour filles, tu meurs et ne meurs pas.
L’ âme errante se transforme en toi, et nul ne le sait.
Feu des sorciers, Esprit des eaux inférieures, Esprit des airs supérieurs,
Fulgore qui brilles, luciole qui illumines le marais,
Oiseau sans ailes, matière sans corps,
Esprit de la Force du Feu,
Ecoute ma voix : un homme sans peur t’invoque »
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Poème Bantou
(traduit par Léopold Sedar Senghor)
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Ibrahim Koné – J’ai compris
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J’ai compris.
J’ai compris qu’il vaut mieux se taire quand on veut se faire entendre
Que le silence est une cruche, remplie d’un nectar doux et tendre
Que la patience des braves ne se mesure pas toujours en terme de victoire
Que la vie d’ici bas n’est pas qu’un purgatoire
J’ai compris qu’il vaut mieux sourire en quittant ce monde
Que les larmes sont le signe de l’abandon et du doute
Que le sourire efface la crainte même dans la déroute
Qu’il n’y a rien de meilleur que l’harmonie et la paix profonde
J’ai compris que le temps ne passe pas comme l’on croit
Que c’est nous qui passons dans le temps qui nous tend la main
Que gagner le pain a la sueur de notre front n’est pas une croix
Que la vraie croix est la façon dont nous mangeons ce pain
J’ai compris que la beauté n’est qu’une pale copie de la bonté
Que la parure du cœur vaut mieux que les fards sur le visage
Que les belles paroles ne font pas toujours le sage
Que le sage et le fou sont les deux voix de son immense bonté
J’ai compris que finalement je n’ai rien compris
Que chaque jour révèle que nous n’avons rien appris
Que ma raison n’est pas nécessairement ton tort
Que la vérité n’est pas toujours du coté du plus fort
J’ai compris…
Ibrahim Kone. ( auteur ivoirien)
Pierre La Paix Ndamè – il est des regrets debout ou assis…
il est des regrets debout ou assis…

peinture: Aboudia: peinture de la guerre civile ivoirienne.
le vide est loin
de la vie en rut
quand on brise le néant
par le sacre du crime
quand on fuit le ciel
par la porte d’à côté…
voici que la peur s’absente
aux murs remplis de vies
russes… que les souris
complices du pécu nié
cliquent à souhait…
mais le cri amer de la nuit
qui jette sur les toîts troués
du malheur
les versets maudits de la foi
ne s’entendra plus sous la dune…
il est des regrets debout
ou assis… qui nous guettent au passage
en oubliant parfois le bonjour abject
sur les lèvres de poussière
que la faim assèche mal…
nous tremblerons sous les seismes
fictifs des égoïsmes libéraux
abandonnés au froid des jours
et des nuits…
à cause de notre… Barraque
infidèle à la cheminée qui l’incendie…
mais que faire?
tant qu’elle S’Arque Aux I..dées de l’autre…?
mauvaise Polie Tic…
–
Rabah Belamri – Cette nuit
1
cette nuit
la mer manque de tendresse
horizon de roches
afflux de rouille dans les membres
le pêcheur s’épuise à capter son visage
si près de l’abîme
2
les terrasses du sommeil basculent
l’écume se fait banquise
je reviens néanmoins contre ta hanche
dénudé par la rumeur de l’aube
3
même le ciel des prophètes prend feu
à ta crinière
ô Boraq de désir
tes ailes bleuies d’audace
inversent l’oeil de la mort
4
ce matin
l’île penche sous son poids de lumière
une fillette court sur la dalle des prières
je reçois les embruns de son rire
Rabah BELAMRI
Marie- Simone Séri

peinture: Marie Guillermine Benoist
Madame, écoutez-moi. Vous êtes peut-être une mère, vous aussi, et vous pouvez comprendre. Ecoutez-moi. Je parle, je bouge, je travaille et il advient que l’on m’entende rire. Pourtant, je ne suis qu’un long cri silencieux. Je hurle en silence et l’on ne m’entend pas. En moi coule, ininterrompu, le flot destructeur de mes larmes cachées.
Pour survivre malgré la peine, pour continuer à paraître vivre, pour les miens et aussi pour moi, il me faut ici crier ma douleur. J’essaierai de le faire simplement, avec mes mots à moi, qui tenteront d’exprimer, si peu, si mal, mais avec une sincérité totale, comme si j’étais devant un juge, la souffrance causée par le drame qui m’a broyée.
Parce que vivre, c’est partager afin de ne jamais, un seul jour, oublier ceux que nous avons aimés. Je ne désire pas écrire un livre semblable à ceux que nous lisons pour nous distraire, pour nous instruire, mais seulement le récit de mes angoisses, de mes difficultés de femme, de mère. Je désire évoquer le jour terrible avec naturel, discrétion, pudeur. Evoquer la mémoire de ma fille avec l’immense amour qu’avant même sa naissance je lui avais porté.
Je désire dans ce roman transcrire mon Vécu en ses joies, en ses peines, peut-être en ses mystères…
Je désire m’exprimer. Evoquer mes joies. Evoquer mes jours. Evoquer mes nuits. Evoquer ma vie.
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extrait de " Mon enfant mon cri ma vie." Vincennes: Editions Menaibuc, 1997.
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Auteur du Burkina Faso, voir le site de littérature africaine aflit
Jean-Baptiste Tati-Loutard – désirs et songes
Nos désirs se sont accomplis dans les songes ;
Les lits, les rues, les mémoires restent vides.
Déjà ta vie s’incline :
Au-dessus de toi, elle s’épaissit
En un ciel de sauterelles.
Jean-Baptiste Tati-Loutard – Voyage dans la nuit
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Voyage dans la nuit
J’ai marché seul longtemps dans la nuit.
Où est le phare qui tourne et donne loin ?
Je suis plus aventurier que les arbres
Qui vont à grand pas dans les savanes
A petit pas dans les bois.
J’ai quitté tôt la bordure du jour
Et j’ai pris le soleil couchant
Pour ma première borne de ma route ;
Je n’ai pas vu l’étoile qui guide
Le berger de la nuit
J’ai plongé dans le temps pour retrouver
Mes ailes perdues au fond des âges ;
En oiseau diurne amoureux de ténèbres,
J’ai parcouru le terrain vague de la nuit.
Je suis presque un vampire,
Je ne demande plus que les antennes.
La vie est parfois plus obscure que le fond
……de ma gorge,
Et je vais par tous monts et vaux de la nuit (…)
Jean-Baptiste Tati-Loutard
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voir aussi la publication de ‘la révolte gronde" du même auteur.
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Ombres -Contrevents – Lueur noire
Encore ( ombres et contrevents)… le blog d’Adelline
Tu marches les yeux baissés
pour protéger
la lumière
emprisonnée dans la cage des rêves
elle s’insinue jusqu’en ta bouche
jusqu’en tes doigts
barrière de pluie teintée
du sang séché de ta mémoire
dis aux yeux ignorants
aveuglés
qu’ils te ressemblent
Je sais c’est parce que
tu la secoues ta vie
que les signes
tombent
aussi noirs
mais
devront réveiller demain une aurore ensoleillée
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Destination – Afrique -exotique (RC)
Image; Th Sankara – ( ex président du Burkina-Faso, – assassiné)
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Un ptit tour en Afrique ?
Des pays en devenir
Le rêve ou l’avenir,
Je vais en touristique
Ne parlant que de moi
Du côté bien-heureux
De ces gens chaleureux
Je vous jure, de toute bonne foi
Ici, point on ne gèle
C’est déjà un avantage
Du fait de mon grand age
D’ailleurs je vais dans les hôtels
-
Les quatre étoiles me vont bien
Le tapis rouge est là
Sous mes gestes las
On ne manque de rien
A mon service on s’précipite
Et c’est si sympathique
Ces pays , de noms exotiques
Que les gens noirs habitent
Surchargés de peaux d’ombres
C’est un beau camouflage
J’avoue, avec l’usage
J’apprécie le sombre
Au coin du restaurant
Y en a qui tendent la main
———-A chacun son destin …
Partout y a des mendiants
Toujours prêts à profiter
Des touristes de passage
Encombrés de bagages
Au soleil de l’été !!
Ils ont pourtant dla chance
D’écouter dla musique
En mouvements diaboliques
Favorisant la danse !
Ici c’est l’beau temps
Et pas b’soin d’parapluie
La pluie, çà, c’est d’un ennui !
Qui fait fuir les gens…
—J’ai entendu aux infos
Que l’on parlait de guerre
De faim et de misère
Mais tout cela est faux
Ou , c’est un peu plus au nord
Y a toujours des gens
Qui sont jamais contents
Et qui comptent les morts
De défilés en parades
Y a eu d’l’animation
Des soldats en mission
Qui montaient la garde
Au bout de l’avenue
Et ils jouaient les durs
Mais avaient de l’allure
Avec leur belle tenue
La casquette à visière
Des gradés arrogants
Avec leurs gants blancs
- ce qu’ils étaient fiers ! -
Enfin ici, c’est cool
D’abord je m’en balance
Je suis là, en vacances
J’ai même joué aux boules
Avec le cuisinier
Il était très aimable
Sur la plage, sur le sable
Et sous les palmiers
Puis sieste en transat
Le cocktail en main
Cà vaut pas le vin
A l’abri des nattes
Il fait très chaud ici
Mais sans faire de frime
Y a aussi la clim’
Qui fonctionne aussi
J’aurais pu aller ailleurs
Mais quelle importance
Pour être en vacances
—–Y a toujours meilleur
Le décor original
Pour un court séjour
Vaut ce petit tour
Bamako,, et Dakar, au Sénégal
Vivant à l’occidental
Le quartier d’la plage
Est un gros village
Faut qu’j’envoie mes cartes postales.
—
pour souligner un certain contraste entre mon texte "touristique", au second degré,
et certains ressentis poétiques concernant le même pays,
ou l’actualité de certains pays d’Afrique: récemment la Côte d’Ivoire, aujourd’hui le Mali.., rendez-vous sur cette page de la poésie-actuelle… qui a pour mot clef,justement, Bamako…
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Jean Baptiste. Tati-Loutard – la révolte gronde -
Jean Baptiste. Tati-Loutard, que l’on peut retrouver dans un post récent sur terre de femmes, est un poète congolais, décédé en 2009, une page de discussion,( de francopolis ) d’où est extrait le présent poème, est visible ici
LA REVOLTE GRONDE
Nous avons rompu avec le soleil :
Au point du jour seuls les oiseaux s’en vont
Vers les collines accueillir ses rayons.
Que se passe-t-il ? Quelles voix étranges
Craquellent le silence aux quatre coins de la ville ?
Quelle race oubliée dans les décombres du siècle
Surgit des masures où la misère traîne
L’herbe comme un chien jusqu’aux pas des portes ?
A-t-on vu jamais (hors saison) le ciel
Se joindre à la terre ?
Voici que les nuages descendent du Mont-Soleil
Pour fleurir une foule qui hisse au bout des lèvres
Des cris aigus comme des couteaux de jet.
La ville regarde à travers un masque blème
La marche des Cavernicoles. La peur gagne :
Même le temps s’effarouche dans le clocher ;
On l’entend s’enfuir, sonnant aux pieds
Ses anneaux de bronze.
La révolte monte la Révolte gronde.
J.-Baptiste . Tati-Loutard - voir aussi la publication de juin 2012
-
–
Colonnes de mémoire ( RC)
Bien au delà de la corde
Ce morceau d’arc de terre
Qui tend la distance
Et nos différences
J’ai perçu l’inversion du monde
Comme si la tête en bas
Mes pieds étaient collés
Sur le socle du ciel
Et j’avais à mon appui
D’immémoriales légendes
Des arbres sacrés
Dont les racines buvaient
Le ciel, et supportaient
Le monde de leurs pattes épaisses
Que le poids des siècles
Avaient plissé de mémoire
Enfouissant en profondeur
Au cœur de la sève fibreuse
Le passé douloureux d’une
Afrique à l’avenir incertain.
R Ch 09-01-2012
sur les créations artistiques - en tout cas mon rapport avec l’art africain, consulter également voir aussi http://ecritscris.wordpress.com/2012/01/09/lart-africain-au-burkina-faso/
http://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-lart-africain-01-lhumanite-commence-par-le-nombril/
http://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-02-eklablog/
http://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-03-la-terre-cuite-du-ghana/
http://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-05/
http://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/71/
http://ecritscris.wordpress.com/2011/11/05/r-et-lart-africain-07-croquis-musee-des-arts-premiers/












