Le repos des sirènes ( RC )

Art roman: chapiteau aux sirènes – Eglise Ste Eutrope Saintes ( Charentes Maritimes)
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C’est le repos des sirènes sur les rochers
Leur longue quête les mène sur les îles
Et point de traces, au jour, juste des fossiles
Repérés par les bateliers s’en revenant pêcher
Ces femmes-poissons, - c’est une blague
Dit-on, …. ce qu’il faut d’imaginaire
Au fantasme des hommes de la mer
Ayant fait un détour par Copenhague
Ou bien, entourant un bateau en détresse
Se portant au secours des naufragés
Elles se sont, sous eux, allongées
Tout en délicatesse
Et leur ont fait jurer secret,
Sous serment, de ne rien dire,
Une langue étrange qu’on ne peut traduire…
Sur ces sujets il faut rester discret
Ce sont, peut-être des anges de l’eau
- Au profil aérodynamique
Accompagnant par le fond, le Titanic
Et bien d’autres paquebots…
Et même si tu vas à confesse,
Avec l’envie de tout dire, c’est pas la peine
D’essayer de convaincre une sirène
Ou sur la terre, alerter la presse…
Tu as scellé ta promesse,
Mieux qu’une lettre aux sept cachets
L’eau profonde, garde ses secrets cachés
Comme celui du monstre du Loch Ness.
Les sirènes auraient plusieurs vies
Et surtout, les plus beaux chants
Pour nous, bien sûr, aguichants
Une fois entendus, toujours poursuivis.
Dans l’eau salée, les sons se propagent,
Ceux des dauphins,les chants des baleines
Et tu voyages, à en perdre haleine
Au berceau de la mer, en héros ou bien otage…
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RC – 21 janvier 2013
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photo: JM Boutaud – petite Sirène de Copenhague - qu’on peut retrouver sur le site "jolie lumière" de JM B
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préférer les sandales aux bottes de cahoutchouc ( RC )

peinture: fresque villa Farnèse: Psyché et Mercure
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Au confort exotique,
le corps s’étale
dans la vie locale
aux aléas climatiques…
Convoquée , manucure
Ne craint pas scandale
Et dessine , démarche bancale
Les pieds, ailés de Mercure
Trouver meilleure chausse
A son pied servile ….
Il est toujours plus facile
De célébrer des noces
En sortant de son chapeau
Un soulier de cristal
Plutôt que sandale
Aux temps hivernaux.
Au sortir de l’aéroport
Si tu as le pied fin,
C’est soulier de satin,
Garanti grand confort
Aux pays du soleil
Sans être momie, aux bandelettes
Es tu bien dans tes baskets
Les ampoules vissées aux orteils ?
Trouver chaussure à son pied,
Le grand amour rêvé…
Cueilli au pied levé,
Des temps expatriés.
Des bottes de sept lieues
Permettent, avec quelque chance
De franchir grandes distances
Pour agiter, mouchoirs des adieux.
La soif d’idéaux
Fait de toi la reine
Un jour couverte d’étrennes
Portée au plus haut…
C’est oublier, que la terre est dure,
Même de l’autre côté – obtuse
Et que les semelles s’usent
Avec la distance, et le pas sûr…
Il n’y a pour rêver, pas d’age…
Aux vols d’altitude
La chute peut être rude
En quittant les nuages.
Laissant de l’amour, le mystère
J’en connais, qui préfèrent des souliers
- De milieux hospitaliers
Accrochés à la terre.
Se bouchant les oreilles, Ulysse
Pour éviter , des sirènes, les voix
Fit ainsi son choix
- Et sur lui, elles glissent.
Quittant le paradisiaque,
Le voila, laissant le boubou
Pour des bottes de cahoutchouc
Bientôt en vue d’ Ithaque …
Pénélope,…. pour l’accueillir, est venue,
Portant ses escarpins
Au creux de ses mains,
Et elle, elle est pieds nus…
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RC – 14 janvier 2013
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Peur de la fin du monde, et Nostradamus ( RC )
Tout cela forme une belle ellipse
Avec Nostradamus et ses prophéties
- Sur une nouvelle apocalypse
Qui viendrait par ici
A inquiéter les gens à la ronde
— Et vendre du papier
Ces histoires de fin du monde![]()
Et de cercles alignés.
Ou bien de nouveaux jeux olympiques
Qui se jouent dans les cieux
Avec un combat antique
De croyances en des dieux.
Basculant la misère, ivre de colère
Dansera le cheval
Refondant l’univers
– Nouvel ordre mondial …
L’Apocalypse et son cavalier
Galopent avec solennité
Et nous voilà pieds et poings liés
… Par la crédulité.
On trouve toujours quelque quidam
Pour manipuler les nombres
Nous menacer d’un drame
Et des échos de l’ombre,
C’est pas la première fois qu’on nous fait l’coup
De l’épée de Damoclès
Du hurlement les loups
- qui se baladent sans laisse
La terre envahie par les rats
Lectures de terreur ….
"Du matin calme la fin viendra"
Au fait, ça rapporte combien, la peur ?
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RC 11 décembre 2012
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voir aussi, sur l’Apocalypse – mon post précédent "grand tri d’un au-delà "
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La porte du sommeil ( RC )
photo : opéra de Wagner: l’anneau des Nibellungen
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La porte du sommeil
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Lorsque la lourde porte s’entrouvre
Et que se glissent les rêves
Les brumes des légendes,
Les nymphes flottantes,
Aux bruits de la forêt,
Laissée, nocturne à la mousse
Et aux sommeils sauvages,
Juste effrités, par les images
Furtives des biches, venues s’abreuver
Aux sources de la nuit.
Il y a dans nos mémoires,
Toutes les histoires,
De chevaliers errants,
Les étangs fumants,
Les poussières fuyant en rayons de soleil,
Lorsque, justement, on sombre dans le sommeil.
Les fées sont d’exquises danseuses *
Les plantes, aux tentacules vénéneuses,
Se liguent , hantant, en errance,
Nos souvenirs d’enfance.
Dans nos rêves, se glisse la tempête,
Si on soulève la tête,
C’est tout un monde fantastique,
Qui bascule toute logique
Le désert des tartares
Les griffes du cauchemar,
Les épées qui tranchent
Les arbres qui se penchent
La brume filtrant des puits
Les nains qui s’enfuient…
Un cercle de feu , où s’inscrit
— La chevauchée des Walkyries,
L’écho renvoit, et répète
Les sonneries des trompettes…
— Dans la tête aussi , les peintures d’Odilon Redon
Et s’envolent aussi le char d’Apollon,
Et d’autres animaux sauvages,
Quittant la terre pour un voyage,
Tutoyant l’irréel
Dès que leur poussent des ailes.
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RC - 4 décembre 2012
illustration: l’or du Rhin
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Le Petit Prince, et la musique du monde ( RC )

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C’est, extrait du livre de l’enfance,
Le Petit Prince, qui met le pied
Sur une frêle planète,
On y entend, si on écoute, une brise
Qui chante dans les arbres, la vie
loin de avions qui passent
Et la caresse chaude des jours de l’été.
Le Petit Prince progresse, il ne lui faut pas longtemps
Pour faire le tour de la terre, et passer le gué
Des îles aux continents, sans se mouiller les pieds.
Il s’interroge avec insistance, sur la forme des montagnes,
Le silence blanc des déserts, l’aventure des rivières
La succession des villes, et des maisons jouets
Sagement alignées, le long des routes,
Et les supermarchés,sont une grande attraction.
S’il veut dessiner des moutons, demander son chemin,
Il n’obtient pas de réponse, car on ne le comprend pas,
Déjà les hommes ne se comprennent pas d’une région à une autre
Et se barricadent chez eux, derrière des frontières,
Mais au-delà des murs on entend de la musique
Qui passe sans rien dire
Comme le vol des colombes
Sur la frêle planète
On entend, si on l’écoute,
Tout de l’amour, et des langages, sans paroles.
Elle ne disait rien, et finit par tout nous dire.
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RC- 18 octobre 2012
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Variation peu crédible, sur des évènements d’antan ( RC )
Marie est au bout d’une ficelle, à dépenser idées congèles
C’est un jeu de maux, jeu de vilains qui joint le geste
Aux paroles des étoiles, à compter les pieds, de nez,
Mettant voile et vapeurs, rien n’est sûr, ni le pied marin
Ce qui souffle en rêves coincés, s’étale dans la ruelle
Les murs ont des oreilles, les forêts appellent
Des doigts de velours, et rondement
Feuilletant le libre air ( par le plus grand des hasards)
Marre debout, roue dantesque, rien n’avance
Dans un passé, où l’orne hier, restant présent.
Idées congelées et mouvements suspects,
Voici un autre chapitre, qui se dépense
En gestes immobiles, alors qu’autour, tout remue
Madame, derrière son voile
Est assise et médite, sa fenêtre entr’ouverte
Juste un rayon de lumière filtre, d’entre nuages
Il apporte une bonne nouvelle,, — un ange passe
Et d’une flèche, illumine son visage
A cette venue, s’il est bien des mystères,
Il faut peu de choses, parfois
Pour faire parler de soi, sur la terre,
L’annonce aura mission de livrer un garçon!
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Jorge Luis Borgès – Labyrinthe
photo: labyrinthe de la cathédrale d’ Amiens
LABYRINTHE
Il n’y a pas de porte. Tu y es
Et le château embrasse l’univers
Il ne contient ni avers ni revers
Ni mur extérieur ni centre secret.
N’attends pas de la rigueur du chemin
Qui, obstiné, bifurque dans un autre,
Qu’il ait une fin. De fer est ton destin
Comme ton juge. N’attends pas l’assaut
Du taureau qui est homme et dont, plurielle,
L’étrange forme est l’horreur du réseau
D’interminable pierre qui s’emmêle.
Il n’existe pas. N’attends rien. Ni cette
Bête au noir crépuscule qui te guette
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Grand tri d’un au-delà ( RC )
Art: manuscrits de l’Apocalypse ( Saint Sever ) XIIè s
Si du livre la page
les aventures dessinées
en bandes de destinées
sur plusieurs étages
Les saints auréolés
D’enluminures, s’empilent
Les cavaliers de l’an mil
Ne vont dégringoler
Que si, des ciels, l’éclipse
Ou les hiérarchies reculent
Et qu’ainsi, le monde bascule
Dans l’Apocalypse
Il y a l’ange aux ailes de feu
Qui surveille la scène
Les hommes à la peine
- enfin, les gens de peu -
Que l’on ne voit pas,
Si la bataille s’engage
Alors que le Malin enrage
Promis au trépas.
Car l’on sait la terre
Eloignée des cieux
Le domaine de Dieu
Mais proche de l’enfer.
Il faut donc choisir
- ce n’est pas banal -
Entre le bien et le mal
Pour bientôt mourir.
Les ailes déployées
Vers un plus bel azur
Du destin futur,
Pour l’éternité
Ou bien embrasser Satan
C’est alors rôtir
D’un autre avenir
Et c’est pour longtemps !
Si c’est notre lot,
Si c’est pour demain
A passer l’examen
Tirer l’mauvais numéro
Ou c’est blanc , ou c’est noir
Peu d’élus, beaucoup d’appelés
Ca va être la mêlée
Pour le purgatoire
C’est là, le lieu du tri
Avec ces salades
Tu es dans la panade
Au milieu des cris
- Origines ethniques ?
- Vous avez une pension ?
- Quelles sont vos opinions ?
- Passé politique ?
Tu viens de quelle région ?
Que font tes parents ?
Et quel est ton rang, ?
Et ta religion ?
………..Il faut être conforme
A l’examen du passé
Quand on est trépassé
Et surtout dans les normes.
Si t’as une bible
Des cheveux blonds
Et puis quelques ronds
C’est d’ja plus crédible
Carte d’identité ?
Sécurité sociale ?
Et ben t’as la totale
" On va t’inviter ! ".
Mais si t’en n’ as pas
Ni carte de crédit
Pour le paradis
On étudiera ton cas
Les places sont limitées
Et puis faut pas rêver,
Elles sont réservées
En enfer, va donc t’agiter !
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RC – 16 septembre 2012
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Mémoire debout ( RC )
C’est une pierre
Qui s’endort
Sous le soleil
Lourde de mémoire
Ce sont des hommes
Qui la réveillent
Et la charrient
Contre les pentes
C’est une pierre,
Un esprit, une sentinelle
Qui est dressée, solitaire
Contre le vent
C’est une énigme
Sa présence, jetant un défi
A la physique de Newton
Mais tu t’endors,
A son ombre, et à la tienne
Les papillons se posent
Comme ils se sont posés
Sur le menhir dressé
Juste à côté.
RC - 15 Juillet 2012
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Goutte-à goutte des pages et légendes ( RC )
C’est un goutte à goutte qui lentement remplit la jarre,
Une épopée, un chapitre qui démarre
Cette eau, qui peu à peu s’ajoute, autour de l’ile
Ce sont des larmes qui murmurent, aux places de la ville
Le nom d’un ciel, qui se vide et pousse ses ombres
Les fontaines qui tournent, autant qu’elles encombrent
Les mots qui cascadent, dont le poids fait bascule,
Leur addition, récit de vie, nous bouscule
Comme des roues à aube, le mouvement,
Toujours porté, vers l’avant
Fait tourner une partie du monde, ou davantage
Chaque fois effeuillant une page.
Ce sont des légendes qui se chantent.
Des histoires qu’on enfante
Que l’on écrit ou que l’on porte
Dans les mémoires, peu importe
Au parcours qui ne s’explique pas
Dont on garde la trace, pas à pas.
C’est, portés par les mots
Au vent portant aussi les eaux
Un mouvement qui va au ciel
Que l’on dit perpétuel
Une nouvelle page avancée
Sans cesse recommencée
De celles qui se ressemblent
Autant qu’elles s’assemblent
Même si, de pente, elles dévalent
Ou bien qu’elles s’étalent…
Aux histoires décrites plus haut
Différentes en celà, des deux gouttes d’eau.
S’accumulant sur la table
Sans être pourtant semblables…
Chaque livre offre son voyage
De bibliothèques, en rayonnages
Pris dans la main, ces écritures
Donnent à l’esprit de l’aventure;
Et gouttes de littérature habitées
D’histoires d’humanité,
Un tonneau des Danaïdes
Qui jamais ne se vide..
RC- 10 juillet 2012
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petit chaperon des poèmes ( RC )
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Aux lectures poétiques, si ce n’est pas un leurre
Ce plaisir ,il ne faut pas le renier
Plutôt que le garder dans ton panier
Un p’tit recueil, une plaquette de beurre
Et une galette de poèmes
Tout ce qu’il fait pour tenir le coup
Sans limites – je dirai "beaucoup"
Allez " Tu peux te r’servir en crème"
Et même y mettre les doigts
Puisqu’on parlait de beurre
On va pas renier son bonheur
Ici ce sont les mots qui font foi
On s’en échange et on lit ( c’est la loi)
Une soupe de lettres , c’est le partage
De fin potage, personne n’en est otage
Aux faim – becs, sans prise de poids…
C’est le mot de la fin, déguster la lecture
En fin gourmet, en petites doses
Que celà croise rimes ou prose
Mère-grand peut se mettre à l’écriture
" – Que tu as de beaux yeux, mon enfant !"
‘ – C’est pour mieux dévorer ce que tu écris"
" – Que c’est beau ce que tu dis, quand tu cries!"
" – C’est pour faire danser tes oreilles, mère-grand"
" – Et quel appétit, avec cette petite bouche rose !"
" – C’est pour partager ma pensée, en prose
" – Que tu as de beaux doigts, mon enfant!"
" – C’est grand-mère, pour faire plus élégant"

C’est ainsi que chaperon rouge , en fil d’échanges
Le casse croûte, au bénéfice de l’art poétique
Avec Mère grand au demeurant fort sympathique
Se mettent à la table des lettres, et mangent…
… toute la bibliothèque, et de ses livres
à s’en faire ivres.
On dirait même qu’elles dévorent
Tout le panier, et ces paroles d’or
—
–
29 mai 2012
"
Else Lasker- Schüler – Fin du monde

peinture: William Blake : le cercle de la luxure ( amants damnés) Francesca Da-Rimini et Paolo Malatesta, d’après la Divine Comédie de Dante
Il est des larmes dans le monde
Comme si le bon dieu était mort
Et l’ombre de plomb qui tombe
Pèse du poids du tombeau.
Viens, cachons-nous plus près…
La vie gît dans tous les coeurs
Comme en des cercueils.
O! Embrassons-nous profondément.
Au monde frappe une nostalgie
Dont il nous faudra mourir.
(Weltende, 1917)
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Comptes d’Orient ( RC )
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Des mille et une nuits
Voila l’humeur voyageuse
D’objets, l’abondance et l’envie
C’est cette histoire merveilleuse;
L’escadrille de tapis volants
Au souvenir des parfums d’orient
Celle des roses d’Ispahan
Qui berce l’esprit des enfants …
Il est question de diamants
D’or et d’objets, de bandits
Dans l’obscurité les yeux agrandis
Captent des éclairs d’objets brillants
Abondance à remplir son cabas
" C’est un hasard heureux
Qui m’a fait pénétrer ces lieux
Se dira, rêveur, Ali Baba
Je n’ai pas pu en faire le compte
De tous ces objets de valeur
Détenus par quarante voleurs "
( enfin, c’est ce que suggère le conte)
Tant de richesses rendrait avide
Si on les savait quelque part
La misère est partout, chacun réclame sa part
Et réchauffe les esprits cupides…
Ou bien c’est un objet précieux
Qui permet d’exaucer les voeux,
D’avoir tout ce dont on manque
Et de faire "sauter la banque"
La lampe d’Aladin contenait un génie
Qui faisait de son mieux
Pour rendre les hommes heureux
Surtout pour les plus démunis…
Une demande pour l’avenir ?
Et ceci, à quel tarif ?
Devenir calife à la place du calife ?
La lampe à huile va tout vous dire…
Mais attention, à ce qu’on croit
Faites bien votre choix
Les voeux se limitent à trois
Au delà vous pouvez faire une croix…
Et attendre des jours meilleurs
Assis dans la poussière
Vivant dans la misère …
A attendre le bienfaiteur…
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Je conte sur lui…
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RC - 22 et 28 juin 2012
Ulysse est de retour ( RC )
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Ulysse est de retour – c’est ce qu’il paraîtrait
Mais se souvient-on, encore de ses traits ?
Ou le reconnaître à quelque chose, peut-être sa bague ?
si son corps émerge un jour d’entre toutes ces vagues…
Or comme la chance tourne, aussi, les vents contraires
Permettent avec Neptune, un retour vers la terre
Contre les sorcières — des efforts insensés
Pour retrouver l’épouse, le pays ( au diable la Circé !)
Non loin d’une petite île, la mer Egée, porte son épave
La côte dentelée, chuchote un murmure, d’entre les agaves,
Les pins , les figuiers , jardin méditerranéen, de Picasso
Les fenêtres ouvertes, la terrasse blanche, et les plantes en pots.
Le voila debout, couvert d’algues marines,
Et sa cuirasse, au cuir d’auréoles salines
Entreprend, blessure oblige, une ascension lente
Glissant des cailloux, que fatigue sa pente…
En route pour sa demeure, il tient à la main
Une lance brisée, un filet d’oursins..
Le retour fera la une, il va falloir que l’on danse
————-Après de longues années d’absence.
Les animaux le reconnaissent d’abord, - têtes curieuses
Des récits du guerrier, pêche miraculeuse
Les centaures,, les nymphes et les chèvres
Chouettes et hiboux, taureaux – et même les lièvres
Ne se souviennent ni d’Hélène, ni de Troie
Mais du héros au regard lointain ( ou bien à l’étroit )
Car, bien au-delà de l’horizon des mers
Selon l’odyssée rapportée par Homère,
Il faut oublier le sang versé, et les larmes
Enterrer les compagnons perdus, et les armes.
Le repos du guerrier évoque les femmes-fleur
La paix retrouvée diffuse du bonheur, l’odeur,
Pour célébrer " la joie de vivre "
Avec Bacchus à s’en faire ivre…
Notre héros est de retour ! La célébrité !
Devant quand même décliner, son identité…
Pénélope, ses prétendants à l’amour
Ne comptaient plus ( après un tel détour)
Qu’ils puissent perdre leur pari
Et la dame, sa patience " en tapisserie"…
Qu’elle défaisait , après le jour , la nuit,
N’a pas dormi, pour mieux tricoter son ennui
L’araignée nocturne, amante pieuse, re-défait sa toile
Comme faisant des voeux, ou porter le voile,
Fait de ses semaines,une longue chaîne de patience
A refaire les gestes, les mêmes, en permanence
Mais guettant l’horizon, et sa moindre barque,
Attendant Ulysse – lui seul sait bander son arc…
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RC 16 juin 2012
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- ( et liens sur six oeuvres de P Picasso)
Inconstance, jongleuse de lune (RC)

peinture: Abraham Janssens:
Allégorie de l’inconstance vers 1617. – Madeleine renonçant aux richesses de ce monde, Palais des Beaux-Arts de Lille
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L’art, dans l’imaginaire, nous transporte toujours
Et même crée devant nos yeux l’image de la pensée
C’est un paradis, un enfer, ou , des âmes , la pesée
Les dieux en combat, les allégories et amours
Au pays de muses, j’aime voyager, en bonne fortune
Dans les peintures, d’espaces translucides
A sortir de son mouchoir, lapin, ou bien lune
Jouer avec les symboles, homard et autres arachnides
D’un espace noir, et peut-être sans atmosphère
Mais agité de courants, fréquenté par les bêtes de la nuit
Et mouvements, tordant les voilages, , qui prolifèrent
Tandis qu’en bas, sous l’oeil des déesses, les hommes s’enfuient.
C’est le caprice de ces dames, la fantaisie des dieux
Qui fait le pluie et le beau temps, et notre destin
Notre sort , notre vie se joue, pour ici, en d’autres lieux
La conduite de ces affaires, n’est pas pour nous, à portée de main.
RC 12 mai 2012
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Statue de sel ( RC)

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A trouver dans le biblique des analogies
Avec les aventures de la mythologie
Je vois de partout des anges, les ailes
Et au rivages d’océan, des ptits tas de sel
En pays lointains et ça - c’est pas de bol –
Que la mer soit morte, ( et que l’eau s’envole)
Une histoire à l’eau de rose
Et voilà le sel qui dépose
Sur l’eau qui devient si dure
Car saturée de saumure
C’est pas de nature à plaire
Aux poissons de la mer…
Et même - ça les énerve !!
De se retrouver en conserves
Même si c’est très pratique
car sans camions frigorifiques …
On parle aussi des miracles
Qui faisaient grand spectacle
Comme Jésus faisant des ricochets
Sur la plage, pleine de déchets
Ou encore - la légende, elle a bon dos –
Se permettre même, de marcher sur l’eau
Facilité en cela, par la teneur en sel
Que l’on pourrait – on l’a dit – ramasser à la pelle…
Mais revenons à nos propos légendaires
A ce qu’on peut, ou ne pas faire…
C’est comme Orphée qui met tout par terre
En regardant derrière, de retour des enfers
Même si c’était pas le paradis
Ya toujours et partout des interdits !
Orphée, désobéit… et va se faire blouser
A vouloir contempler de nouveau, son épousée
C’est comme l’histoire d’la femme deLoth, sans doute paniquée
- …….. les épisodes sont ici, assez compliqués-
En bref, c’est châtiment et punition des hommes
Lorsqu’on s’ décide à punir la ville de Sodome
Sodome et Gomorrhe
- c’était déjà l’horreur –
Fallait préparer les tombes..
Y avait pas des bombes
Qui tombaient du ciel
Mais s’activer partout – surtout avec la pelle
C’est comme Orphée et son retour d’enfer
MissLoth ne d’vait s’occuper – que d’ses p’tites affaires
Mais elle est trop curieuse, et va fourrer son nez
Dans c’qui la r’garde pas … et se retourner
La voilà d’un coup, changée en fossile,
En statue de sel comme une imbécile
On la contemple encore, au bord de la flotte..
C’est une œuvre d’art… - oui, – on reconnaît bien la Loth !
On n’sait pas encore, au bord de la plage, si c’est véritable
Ou une statue d’artiste, le tout, au milieu des châteaux de sable.
De toute façon, ça fait sensation… !!
…. On en a encore parlé… aux informations !!
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Ames au poids (RC)
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papyrus egyptien.. pesée des âmes
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Des aventures en mythologies, beaucoup les partagent
Ce sont des dits, des légendes ( et des commérages)
Qui se colportent, en générations, dans les mémoires
Et donnent en naissance, de belles histoires
La pesée des âmes ( d’un poids négligeable)
Devait être comme l’or ( assez rentable)
Bataille des chiffres et ——-marchandages
Et j’organise un p’tit voyage !!
Par convois entiers, ou bien fusées
Les âmes sont partantes pour aller au musée…
Mais y en a qui trichent, comme le Dr Faust
Préférant livraison lente plutot que "chrono-post"
Ayant vendu, comme on le sait, son âme au diable
Et afficher en retour, un sourire aimable,
Qui pourrait convenir à Marguerite – (elle lui fait la bise) …!
Et aux échanges, y a aussi le marchand de Venise
Qu’à sa p’tite affaire, et n’connaît pas la crise !
C’est encore elle ( la crise), qui étonne et défrise..
J’ai donc reçu, y a pas si longtemps , une proposition
D’acheter l’esprit, l’âme et le talent - autorisation -
Pour une vie meilleure, un autre horizon
Ce qui, pour cette âme, était la meilleure solution…
M’étant jamais v’nu à l’idée de posséder deux âmes
Surtout quand l’autre est celle d’une femme…
———- mais tout compte fait, j’vais réfléchir…
Pas sûr qu’ça soit une bonne affaire - pour investir
Cela risque fort de perdre de la valeur
s’il me vient avec, douleurs et malheurs…!
A jouer malin, et passer par-dessus les lois
Même encore légères, les âmes seraient un poids…
Je dirai plus tard, les suites de l"aventure
Et leurs conséquences sur mon futur
Si je rends visite à la voyante, Mme Soleil
Qui a de petits seins, mais gros orteils …!
Elle connaît les comment et les pourquoi …
On verra donc, quel sera mon choix…
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photo: Sculptures du tympan de Conques ( Aveyron) J Mossot
La soirée western ( RC)

affiche
Affiche : La chevauchée fantastique ( John Ford)
Derrière l’écran, il y a des âmes agitées
Qui combattent, pour l’honneur, âme habitée
C’est une histoire de voleurs, de western
D’enlèvement, de drapeaux en berne
Une course à travers l’étendue poussiéreuse
De grandes étendues, j’aperçois les Rocheuses
Il y a des squaws, les cailloux qui dévalent
Et qui giclent, sous les sabots du cheval
Le héros toujours solitaire, un peu justicier
Au regard farouche, n’est pas policier
Combat les méchants qui sont tout autour
Et je m’accroche, au fauteuil d’ velours
Y a l’ptit gars du coin, Qui f’rait une bévue
S’il racontait qu’ il a tout vu.
Y a l’ivrogne au bar, oui, c’est çui qui louche
Et l’gardien du square, qu’est sourd comme une souche
Pendant que tout ce monde s’agite
On atteint, au drame, la limite
Pour le dénouement heureux
( il s’en fallait de peu )…
Les bandits s’enfuient, c’est la débandade
On entend encore, toute cette cavalcade
Avec le mot “fin” la musique magique
Qu’accompagne, si bien, le beau générique
Le nom des acteurs, qui s’inscrit en blanc
Monte lentement, du fond de l’écran
Et aux spectateurs, fini, le rêve
La lumière revient, et chacun se lève
Une fois encore, t’en prends plein les yeux
Mais il faut quitter la salle, et ses fauteuils bleus
Gardant bouts d’aventure, qu’on emporte en soi
Souvenirs émus, c’est un peu de joie
Pour dire à d’autres, – hier au cinéma,
J’ai vu le film, … ” Sûr que t’ aimeras “
Inspiré d’une autre lecture, et aussi ( je me régale), de la chanson d’Arthur H ” est-ce que tu aimes ?” ( avec M, justement…)
les " Icare " d’Alice ( de rêves d’écriture)
Alice dans son blog http://revesetecrituresdalice.over-blog.com/
nous offre ses variations sur le mythe d’Icare...
La chute d’Icare
A l’approche du soleil rougeoyant
Les battements désordonnés de tes ailes
Apportent le froid dans ton cœur, du vide annoncé
Proche des flots noirs
Se désarticule ton corps vulnérable
Tes bras se tendent vers l’éternité.
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Alice
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Vendredi 19 février 2010
L’envol d’Icare
La Terre quittée, à l’ombre des bras-ailés
Se tend ton corps fragile vers le ciel azuré
Loin du flamboiement mortel
Une douce chaleur attise ta quête de liberté
Les lents battements d’ailes grisent
Ce voyage vers l’éther
Alice
voir aussi l’article précédent ( sur Apollon et sa concurrence à Icare)…
Pour Juliette En Résonnance : L’envol d’Icare
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