C’est il y a 4 ans en surfant sur les "mySpace", que j’ai découvert les écrits de Charlotte Monegier, qui, depuis, a pris d’autres chemins, mais dont les écrits "restent", par exemple chez écrits vains
….et dont j’ai déja publié sur re-ecrit: Gestalt, et Saurais-tu ?, ainsi que vous-chez moi (récemment, ici)

Sc James Yamada, 2008
Tagada Bar / D’un cadavre exquis
Feutré décor pour des costards en vrac,
Des verres au bar, des contes en toc
Et les rondeurs des heures sans bleu
Mais mieux aux jours qui fument encore à vivre
Car le mois de Mai résonne en regrets
Férrés, déssonnés des rythmes-chansons.
Je ne sais pas pourquoi, sans point l’amour est,
Ailleurs comme le reste et c’est tout, tout au moins.
L’avantage de l’âge fait peur aux oiseaux
Dont les ailes de verts peignent la cravate.
Oui, peut être, mais si la main de ta bouche,
Encore ici, joue autour des lettres,
Je virgulerais tes lèvres avec la langue d’un style haut.
Sabotez, sabotons les strates !
Des guindés tailleurs aux airs faux-beaux !
Encore le ciel ! Bravo, il ne sait rien mais donne tous nos êtres là,
A la merci de ce qui ne sera.
Et les ricards couleront en kirs
Pour deux demis de pinte.
Ah les citrons flotés absents mais bientôt, heureusement
Des brillances jaillit le goût du mot,
De toi du haut des infimes enfances.
Alors si c’est comme ça d’accord la vie, au fond je suis toujours avec,
Comme l’adhérance au pas des assagis
Fous d’un peu d’existence ravie.
Des si belles musiques courent,
Même si les musiciens ne sont pas, jamais, les cons…
C’est un tableau bleu de mers-sommeil,
Eveillant la chair au-delà des maux.
Venons là bas ! Je ne sais pas où c’est mais toi,
Les chemins : montres su tu sais.
Ils sont déjà ouverts de fleurs éparses
Parce que les chants d’été,
Par ce que j’étais tes yeux m’ont dit.
La lumière si grosse colorie les diagonales rouges,
Over le bleu donné par le sol, non dit
Mais convaincu pour un rien.
Sans mentir je rêve de trop
A ces gestes évanouis dans le soir petit.
Les roues me téléphonent, attends.
Elles ventent, pour quoi faire de…
Nous savons bien mieux nos ailes sans elles.
N’est-ce pas?
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