Sur ton visage marqué de rides (RC )

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Sur ton visage marqué de rides
Et de la vie, le voyage,
L’ombre parle aux années,
Les larmes perlent tes joues
Je cherche l’abri de ton regard,
Et la cascade de tes cheveux
Au delà du temps, et des saisons,
Comme les feuilles parlent aux arbres
De naissance, de joie, de sécheresse
De renoncements.. et de renouveau..
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RC – 15 mai 2013
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Les horizons encore, derrière (RC)

peinture: Erich Heckel: chevaux blancs 1912
Il y a tant d’horizons encore, derrière la tombe du silence,
Tu peux partir blessée, à déchirer la lune
Et l’image de l’aimé,
T’enfoncer dans les ornières, et t’égarer en chemin
Les oiseaux de passage, – ils ne te prennent pas ta voix,
Mais de la leur, te montrent, au petit matin,
Le jour naissant, dans ses habits de rosée,
Et la voie, un chemin ténu
Qui finit bien, un jour
Par sortir de l’hiver
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RC – 30 avril 2013
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Ravages ( RC )

photo – tempête cyclone – auteur non identifié
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Les mots de maudits,
L’écho des taudis,
Les eaux qui ravagent
Les maux qui divaguent
L’éclos des rivages
L’enclos des partages
Le flot de ta page
Le seau des orages
Au grand saut de la vie
Pèle-mêle et non-dits,
Déborde et envahit,
Rivière sortie de son lit
De tes yeux, nagent, et puis
Tes larmes et tes cris
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RC – mai – 2013
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Va et vient de la terre, toujours recomposée (RC)

lave volcan d’Hawaï… photo futura sciences
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Aux côtés du lisse,
La faille qu’on n’attend pas
Il n’y a d’infini
Que le va-et-vient
De la terre toujours recomposée
Et du cycle des saisons,
- Notre passage –
Entre sources et nuages.
(inspiré par François Cheng)
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RC 3 mai 2013
Le goût des cendres a toujours la même saveur ( RC )

Affiche secondaire du film "La route" ( d’après le roman de Cormac McCarthy)
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S’il y a des tempêtes,
Des cataclysmes, secouent la planète,
Des failles soudaines s’ouvrent sous les villes,
La journée de la colère – ( il y a bien la fête des pères ) -
Où tout bascule
Un monde qui s’anéantit
Des îles rayées de la carte,
Les rues de Pompeï sous la cendre,
L’Atlantide s’enfonce, même dans le souvenir des hommes
Les civilisations éteintes, les régions désertées…
- par quel événement soudain - ?
Caprices météorologiques, gel brutal..
( la main du divin , sur le soleil),
celui qui appuie par erreur sur le bouton rouge,
pensant appeler son domestique…,
Brusque montée des eaux, et voilà Noé à l’aventure,
gardien d’une diversité biologique en péril…
Au vaste coup de torchon, le calme plat qui suit l’orage,
Restent les graines têtues qui germent quand même ,
Un jour, même lointain, et qui percent le sol mutilé,
Dévasté sous la lave , ou les poisons des chimistes,
Emportant dans leur floraison future, toutes les erreurs
D’un monde à reconstruire, penché sur les larmes d’un passé.
— Prodiges d’énergie et de reconstruction,
Sur les fondations anciennes, la ville neuve s’érige,
Au pays qui s’affirme, le langage s’élabore, les lois se multiplient…
Des propriétés qui s’étendent, et avec , les spéculations immobilières,
Les cupidités, qui vont avec, et les guerres les plus cruelles.
A travers l’histoire recommencée,
Le goût des cendres a toujours la même saveur.
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RC- 27 avril 2013
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La mer, que l’on voit danser ( RC )

peinture : Georgia O’Keefe
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La mer, que l’on voit danser
Et se jeter sur les rochers, encore
Et encore, comme des chiens voraces
Sur ce qu’il reste de terre
A dissoudre et avaler, en taisant le temps
– Qui s’étire, à faire des demains,
Les ressacs violacés
De profondeurs de nacre,
Les chevelures d’algues affolées
Au milieu de l’écume.
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Le sable fauve, participe à ce destin..
Et on ne sait, s’il appartient encore
A la terre, ou au liquide
Ou l’écume du temps, portée des courants
Et des vents, jaloux des éléments ;
Il se tisse en cordons blonds,
S’accroche en dunes, aux reliefs,
Reliant , le temps d’une marée,
Les cachant,
Au gré de ses sanglots,
Tout un monde, …. loin de la surface.
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Ce large, – si large
….. Qu’embrassent les courants
A l’écart des légèretés d’atmosphères
Où même la lumière se fait discrète,
Au sein de l’épaisseur secrète
Que parcourent rarement les hommes,
Cuirassés de combinaisons et scaphandriers
Où évoluent des bancs de poissons chatoyants
Aux détours de plages et rochers, ……… posés là
Sur le fond, - …..et les épaves aussi,
– Sentinelles inutiles d’une autre époque.
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RC 23 avril 2013
Voyager dans vos paroles ( RC )

dessin: Celine Colombel
Mon souvenir ira voyager dans vos paroles
En possible accueil, c’est une trace ténue
Qu’en vous soigneusement , vous garderez émue
En une dernière escale, comme une aile frôle
Au plus sûr de votre cœur, ce sera une place.
Pour l’ ami aux paroles prodigues
Ayant peut-être égaré , le nom. Il navigue
Au milieu de l’esprit - rien ne l’embarrasse
C’est un homme vivant , qui part et s’élance
Comme un ciel d’orage sur les mâts
- L’homme le plus tenté par l’amour s’ébat
Et vents, poussent navires avec élégance…
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RC – 01-2012
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la verte menace du supérieur aux oiseaux (RC )

peinture: J Dubuffet : " pour la plus grande joie du mauve"
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Notes assemblées, collées,
passages soulignés, paragraphes décalés,
—- Secrets d’alcôve de palais vénitiens
Ce calme précaire suspendu dans les airs,
- intérieur à la flamande,
La toilette de la mariée se détourne ,en carrelage froid.
Le somptueux , voisine l’éventail rosi
– chevelure fantasque,
Comme le plumage onctueux d’orange, se profile
L’œil fixe, me cloue, – rapace - de face.
Peu à peu le récit se cristallise de métaphores lisses,
Décrites d’ombres nettes, vers le double encadré.
Epinglé, et qui n’est pas miroir.
Lance brisée, sous la verte menace du supérieur aux oiseaux,
Et l’arlequin déguisé, rentré là, comme par effraction.
Rien n’est dit , du robinet qui goutte,
( On l’entend plus qu’on ne le montre, )
Contre le temps qui s’écoule, cascade
La coiffure , d’un gnome aux quatre seins,
Avorton oublié là, sans qu’on paraisse y prêter attention,
Au seuil de l’inquiétude.
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RC - 28 avril 2013
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Il est des paroles précieuses ( RC )

installation: Michael Heizer
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Il est des paroles précieuses,
De celles qui dessinent un contour inoubliable
A travers l’air, à travers l’espace d’une page.
Il est des voix, qui traversent les époques,
Marquent la peau des mots
De la couleur des choses précieuses,
Et qu’il serait inutile de taire, d’enfermer dans une boîte,
Et de soustraire au monde,
Comme celui qui enfouit son or, sous la terre.
Celle-ci a beau garder ses secrets,
Sous l’épaisseur nourricière, parcourue de racines,
On y trouve quelquefois des bijoux, et quelques pièces,
Mais surtout des cadavres, qu’il est plus décent
De cacher aux yeux des vivants,
Et de cacher aussi les crimes, des mêmes vivants,
En attendant l’oubli, – à défaut de pardon
Et le retour à la terre…
Sous elle, - beaucoup de silence,
De la glaise collante et des pierres lourdes,,
Mais , des pensées et des voix, point ;
- Elles ont besoin des vivants
Pour continuer leur course,
De bouche en oreilles, d’écriture en lecture,
- De pensées en pensées, comme ricochant
Sans s’arrêter sur un fleuve devenu très large,
Que chacun alimente, à sa façon.
Il est des paroles précieuses,
Marquées de la peau des mots,
Qui coulent de source
Et leur couleur importe aussi , peu,
Sans jamais les enfouir
Dans son corps
Ou au creux de la terre.
— > Il suffit de les écouter.
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RC – 22 avril 2013
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écrit en relation avec un texte précédent:
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Suspendu à ton regard ( RC )

photo: Lewis Wickes Hine (1931)
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Suspendu dans le vide,
Quelque part sur les hauteurs,
J’entends crier la voix du vent,
Sous le regard étonné des nuages
— Ne reconnaissent pas mes mots
Au delà des précipices…
Ravins obscurs d’où monte une brume
Qui déjà m’enveloppe .
Ce n’est pas une corde
Qui serait le fil me reliant à la vie
Entre deux rochers
Mais juste ton cou que j’entoure,
Suspendu à ton regard,
Au-delà du vertige.
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RC – 18 avril 2013
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photo Lewis Wickes Hine – Icare
L’inspire se dévide ( RC )

l’inspire se dévide, et il pense danse
- des graffitis sur le mur ,
essuie, il faudrait une gomme
- en attendant,
- ou un peu de toile émeri,
pour revenir au vert d’eau,
qui surmonte les carreaux.
Et chacun, passe , et y ajoute ses mots,
ce sont des obscènes
qu’on ne trouve pas en poèmes.
Ou bien la calligraphie grasse
des feutres, ceux qui arrivent à dégouliner,
- et s’obstinent, entre la chasse,
et la cuvette , dont l’abattant pend.
Le bonheur des mouches, qui se mirent
dans les lignes d’eau,
jointoyure incertaine au creux des carreaux,
que le sol a recueilli,
– restes de rouleaux roses.
Voila de nouveaux parchemins , pour donner
libre-cours - aux talents d’écriture,
quel dommage de négliger ainsi , – qui cristallise
l’avancée de l’esprit !!. -
Mais c’est faute au confort, ce papier rose
qui s’enfonce,
sous la pointe revêche du stylo,
ou même la mine de plomb – crayon.
Il semaillerait des mots,
l’inspiration du moment,
un moment bien choisi,
au regard du bruit de la rue,
- drôle d’endroit pour régler sa montre -
derrière la porte épaisse , – bois, qui arrive à mi-tête,
targette branlante,
la place , déserte à cette heure
pourtant, oui, il reste encore
les trognons des choux-fleurs
et des morceaux d’orange moisis , - après le marché
et des cagettes enchevêtrées,
- la balayeuse ne va pas tarder à passer
dans les guenilles de la ville- ,
et les mots en cascade qui dérapent,
comme pas permis, - se dilapident les pensées,
les pleins et délirés ——- que tout rentre
dans l’ordre lorsque qu’il sort ! -se trouver
quelque chose à dire,
pour coller l’avalanche cataplasme d’écriture,
il te faut ce beau papier,
— mais où sont-ils, justement
ces mots qui te venaient en flammes ?
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RC avril 2013
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Ailleurs de la terre ( RC )
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Il y a d’autres jours sur la terre , que ceux que l’on connaît.
Personne ne possède le savoir de ses rugissements ,
Et s’il fait ici, un temps superbe, propice aux jeunes pousses et rêveries,
Ailleurs se déchaînent les étaux de roches, en tsunamis
Une tempête se lève quelque part au-delà des îles,
L’œil du cyclone est hagard et a celui du cyclope
Que rencontre Ulysse, retenu aux pays orgueilleux et sans lois.
Mœurs étranges, autres coutumes, et climats,
Ainsi les saisons de là-bas sont plutôt un combat,
Un soleil permanent confisque les nuages, et offre la famine
Prolongée de langages et dialectes qu’on ne comprend pas,
Présageant des hommes, des orages oui , mais de feu
Et les guerres, sous l’œil impassible des dieux.
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RC avril 2013
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L’été est trop grand pour moi- ( RC )
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Une étendue jaune, se cuit dans la langueur de l’été,
Le temps s’étire aux journées allongées,
De l’aube au couchant
L’esprit flottant, entre soleil et son reflet
L’été est trop grand pour moi,
Et mes habits flottent tout autour,
Il n’y a de printemps que toi, mais
La solitude se glisse, entre la peau et la chaleur.
Et même les humeurs étoilées de la nuit.
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RC 14 mars 2013
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La Provence se penche pour un baiser profond (RC )
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Il est des calanques, comme une personne que vous aimez,
En la conduisant vers la mer, juste pour y tomber dans son lit,
En allant vers le mirage sauvage de l’eau,
La Provence se penche pour un baiser profond,
Sertie de roches blanches, coupantes
- Comme menaçant la terre, en la poussant
Dans les flots sertis de diamants mobiles,
Avec ses pins qui résistent, avec leurs manches vertes,
Leurs racines puisant le ciel d’un soleil,
Et la pente fourbue des rochers
- S’éparpille en îles,
Battues par le vent sauvage de l’azur.
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RC – 12 avril 2013
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Les couleurs endormies sous les laines – ( RC )

Sculpture-jouet: Roland Roure – équilibriste - photo perso retravaillée
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Le funambuliste pose doucement ses mains sur le ciel.
Il quitte la corde pour accrocher un rayon de soleil
Et réchauffer, hors des habits gris
Les couleurs endormies sous les laines.
Une petite dame à la coiffure d’or,
S’empare des morceaux solaires.
On peut dire qu’elle se les approprie
Pour poser ses mains sur ma poitrine.
Elle a recourbé le ciel autour de moi,
Et fait de l’espoir un printemps,
En ôtant les laides laines d’hiver,
Suspendue aux nuages, nouvelle équilibriste.
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RC – 17 mars 2013
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Se fondre dans le masque – (RC)
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Et si les gens se prennent
Pour d’autres
Tout compte fait
Il faut consulter
Le catalogue des concordances
- croyances -
Et questionner le conforme
Même si cela n’en vaut pas la peine
Détricoter, opiniâtre
Les définitions
( Une autre )
-caméléon-
Qu’attends tu des autres ?
Qu’attend-on de toi ?
Comme si pour soi-même
Un modèle
Celui dont on pourrait se faire prothèse
Diminuer son masque d’angoisse
Et se fondre dans la masse
Quitte à se perdre
Provisoirement dit-on
Mais quand même,
Occuper un masque
Au risque de changer de peau
- et l’âme .
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RC avril 2013
et complété sur le thème du masque, par cet écrit de James Sacré:
Même à l’occasion des grands défilés fêtards
Organisés tenus selon que c’est prévu,
Bâle ou Rio, Nice et partout, tenus mais
Quand même à des moments, ça s’en va
comme à côté:
Un fifre et deux tambours tournent
Le coin de la rue
(Tant pis t’auras pas ta photo!) ou fifre
tout seul
Avec son costume et sa façon têtue
D’avancer dans la ville jusqu’à où on se
demande, et ça sera
Qu’un retour à sa maison, le masque ôté,
plus rien.
Si la fête au loin continue?
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Le geste avait pris sa main ( RC )

dessin calligraphique à partir d’une sculpture de Matisse, exposition Matisse et Rodin, musée Rodin, décembre 2009
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Ce qu’il se passe sur sa page,
je ne peux l’expliquer …
il y a de l’oubli nécessaire, et un temps céleste,
qui brouillaient sa présence et dirigeaient ses pas.
Des pas d’encre quand je débarquais demi- inconscient,
franchissant des seuils sans s’arrêter,
usant de l’entaille comme des signes, portés par une mémoire.
Elle était là, à ma place, basculant au bord du monde,
et se frayait un chemin parmi la surface,
toute à elle sans un parcours de sève ,
unie au tracé rapide sur la feuille qui tremble.
J’avais vécu le temps d’un baiser anonyme,
qui ne laisse de son passage, que la trace du dessin,
C’était un grand geste précis qui allait se lancer
dans une arabesque, et le mouvement seul,
avait pris sa main.
Il se demanda encore s’il y était pour quelque chose,
confondant le destin et le dessin.
Une seule lettre en sépare le sens….
On lui dit que oui .
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RC - 10 avril 2013
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Mots de phoenix ( RC )
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Cette lutte dans la froidure
Que l’on partage en fins mots
De quoi tenir au chaud
Encore des chants d’azur…
Feux de phénix
Renaissant de ses cendres
On peut toujours attendre
Des phrases prolixes
Ou je ne sais quoi
Des feux follets
Ne laissent inquiets
Que ceux restant cois…
J’observe alors, ma foi
Dans le ciel , les fumées,
- de tes proses allumées
Que nous accorde la joie.
RC – 5 mars 2013
note : cette création s’appuie sur un poème de Jean-Jacques Dorio, qui nous évoque le phénix – visible avec beaucoup d’autres dans "poesie mode d’emploi…"
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Flaques jaunes, flèches solaires ( RC )

champ de colza en Toscane – photo ricsen
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C’est comme au don de la vie
si résistante au bleu
Que claquent les draps dans le vent,
Les oriflammes où se découpe ton ombre
Je suis venu emprunter
le fil suspendu
d’une balade, au soleil , nu.
Les flaques jaunes éparses au milieu des dolines,
Le causse comme ventre du jour, et
J’ai mêlé champ et corps
Sous le regard d’amour
Comme s’étend la terre
Aux flèches solaires
Que fécondent les abeilles.
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RC
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en parallèle au texte de Suzâme – champs de pissenlit"
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Balade suspendue
au jaune étendu.
Surprendre cette lumière
comme don de la vie
si résistante au bleu
changeant du ciel. Envie
de garder cette beauté première
la Terre, déesse des yeux.
Balade suspendue
au soleil nu.
Contempler ce champ d’or
comme ventre du jour
Ô vaste rêve, champ et corps
Bel astre de l’amour.
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Suzâme
(29/07/12)
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Du fond de la grande mer, je m’envolerai ( RC )

Du fond de la grande mer je m’envolerai,
je serai
Dauphine, je sortirai de l’ombre.
Au long cours,
les courants glacés,
les algues
rapides,
des vaisseaux
lointains
des notes d’écume sur le vert mouvant,
je serai rapide, je serai glissante
En Antarctique, de mon voyage
et rejoindre
Celui d’entre les Ices,
celui qui glisse sur les glaces
celui qui déserta
Le monde d’en bas, l’étroit
mon phoque, à qui l’on a dit
Tu feras rire les enfants ,
tourner des ballons sur ton nez.
Nous reviendrons ensemble
portés de lit
Traversant des poissons
les bancs serrés
Dialogues en notes d’éclair
Princes du liquide
Nous rejoindrons la grande mer,
Et son infini
RC- 04 2011
( inspiré par les vagues scélérates ), d’Arthemisia
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Prisonnier de la petite condition ( RC )
Prisonnier de la petite condition,
De ma fatigue, l’essence de la vie
Je rayonne moins qu’un cheval au galop,
- Et moins encore qu’un train,
Assemblé de mécaniques,
qui ne posent aucune question,
Ainsi se délimite
Le contour des choses,
Le rayon d’action,
Ce qui est à portée de mains,
Ou de geste.
Je me rappelle, comment la base des arbustes
Taillée régulièrement
Dès lors , que les chèvres s’en chargent
Pas plus loin que ce que permet
L’extension de leur corps, maximale
Et de même,
en rassemblant mes esprits,
Des idées éparpillées,
Utilisant le jour,
Comme le permettent mes forces,
Je creuse un espace
En empiétant sur la nuit,
Qui fuit de temps à autres,
Mais si peu,
La cellule mobile
- Que je tapisse
De couleurs
Et de songes
Matériellement , peu définie,
Mais qui reste
- Comme un costume
A ma mesure.
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RC- 23 mars 2013
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ces bois qui crient – (variation -réponse sur "Entailles", de Norbert Paganelli) – ( RC )

Bois sauvés du temps ( sculptures gauloises retrouvées dans les sources de la Seine)
Il y a du silence, de l’importance
Aussi bien qu’au passage en siècles
Dans les sources de la Seine
Ce sont, avec nous, les bois noirs
Qui portent leur gloire et espérance
Bardés d’entailles, qui crient
Croyances et magies
Restés enfouis, témoins
Tandis que passent les royaumes,
Trépassent, et révolutions,
C’étaient eux c’étaient nous
Peut-être ( étrangers ? )
De peu de palabres
Et qui nous parlent, pourtant.
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Etranger de peu de palabres
Tu es fait d’un maître bois
Et d’une glorieuse renommée
Etranger qui naît et grandit
Lorsque le temps
Lui aussi entonne le chant
Feuilles fleurs
Entailles à faire bomber les torses
Etranger de ta grande moitié
Fais comme tu le souhaites
Vis si tu le veux
Même sans nous
- Le texte de Norbert Paganelli, peut être lu sur son site Invistita, consacré à la littérature corse
( versions bilingues)
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ex -votos de bronze Musée archéologique de Dijon - provenance photos: dossier flickr de magika42000

ex -votos de bronze Musée archéologique de Dijon
















