Clairière de Varsovie ( RC )

photo "tout le monde il est beau ". Varsovie
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La ville bourdonnante, aux façades serrées
Les unes contre les autres
Le flux régulier des voitures et autobus
Déroule son ruban quotidien,
Aux rues et avenues, qu’investit aujourd’hui
La coulée du soleil.
Mais comme dans l’image,
Un découpage, – un collage ?
Tout à coup se dessine
Une surface noire
Qui dessine, la traînée de nuages
Qu’on avait oubliés.
On entend toujours, mais plus loin ,
Les voix de la ville
Qui font tout à coup cercle,
Comme les arbres autour de la clairière
A la musique d’un piano
Qui dit Chopin, à Varsovie.
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RC 9 décembre 2012
Le monde des possibles – (RC )
le monde des possibles
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Je chuchote sur la voix basse
Des secrets, que l’on confie entre amis
C’est un peu la peau de l’enfance
Qui brûle , - de l’inaccompli
Grand est le corps , de l’inconnu
Qui nous parle , l’avenir
C’est un monde de tous les possibles
Où nous risquons nos premiers pas
Une forêt profonde où l’on s’enfonce seul
J’emporte quelques pierres dans mes poches
C’est pour retrouver mon chemin,
Mais, on ne va jamais en arrière
Je voyage avec l’espoir muet ..
Il y a parait-il une clairière
Bien au – delà des légendes
Que je pourrai confier aux enfants.
Je ne l’ai pas rencontrée
Et continue à marcher
Sur ce chemin si étroit
Qui ne va pas tout droit.
Pourtant j’ai senti une chaleur,
Comme dans ce jeu
Où çà chauffe ou tiédit
Si l’on approche la réponse
Ou si on s’en éloigne…. c’est donc
Peut-être la bonne direction, celle
Qu’ils appellent « trouver sa voie »
….. elle était en moi.
RC – 22 octobre 2012
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dans le même esprit on peut lire le poème de Pierre Silvain "les chiens du vent"
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Ciels amnésiques ( RC )
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Quel regard oubliera
les ciels amnésiques
oublieux des brillances
Et du partage de la lumière ?
Quel cœur ne regretterait pas l’émotion de la palette délaissée
D’ un peintre au baroque monochrome
Qui n’aurait de symphonie
Qu’un gris ayant éteint toutes les couleurs
En dehors des saisons,
En dehors d’un avenir de lumière et fulgurance
Si aujourd’hui est semblable à demain…?
Comment continuer, à clore les yeux et l’âme
Sans l’exhaltation des possibles
Qui portent ce pas et le suivant *
La nuit juste avant la clairière
Vers de meilleurs lendemains?
RC 8 juin 2012
* ( ce pas et le suivant, est la titre d’un ouvrage de Pierre Bergounioux).
- sur l’incitation du regard sur l’automne, de H Soris-
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Marie Hurtrel, dont je viens de visiter les écrits, , nous communique un de ses textes, qui présente quelques affintés…
L’ivre livre
Il y avait trois mots qui voulaient se perdre
entre un ciel inutile
et la terre roulant ses étreintes
Comme revient une hirondelle
quand le vent se lève sur l’horizon
c’est parce que j’ai vu tes sommets sous les nuages
que son vol couche la saison
Et dans le lit des doutes se relie la route
près de là-bas
par ce sol qui m’enterre à m’attendre
la route au désert
et la source entre ses pages
c’est un livre qui attend
D’une terre un ancrage
il y a demain de là
une ode rouge entre les veines
et mon sang sans arrimage
au silence recompose la voie
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© Marie Hurtrel
Christine Clairmont – le pays
Le pays que je préfère
Est à l’intérieur de moi
La montagne des chimères
Plantée d’arbres à pourquoi.
Il faut tracer un chemin
Dans un bois impénétrable
Sous l’écorce du destin
Chercher le sens de la fable.
Trouver l’harmonie du Temps
Dans les branches du mélèze
Pour que la peine d’antan
Au vif du printemps se taise.
Découvrir sous la fougère
La pervenche aux yeux d’enfant
Qui dans le feu de la guerre
Gardait son contentement.
Aboutir dans la clairière
Où dort l’étang du futur
Tandis que la pensée mère
Monte sans frein vers l’Azur.
Christine Clairmont. "Sur un air d’éternité" 1986
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![Tournus%20cloitre%20galerie%2002[1]](http://ecritscrisdotcom.files.wordpress.com/2012/10/tournus20cloitre20galerie20021.jpg?w=1024&h=768)









