Ombrelles au sol (RC)

Des géants de vie, aux larges ombrelles
il ne reste que le silence après la coupe, un semis de copeaux, éparpillés, encore collants de sève, un fouillis de branches emmêlées de leur parure inutile , et un ensemble de bûches soigneusement empilées, sans espoir de printemps .
Devenue trop étroite pour que se croisent sans effort les véhicules,
la route aux platanes ne donnera plus son ombrage au soleil provençal.
L’arrogant décret administratif, un trait de plume , a permis de mordre dans le végétal, au hurlement têtu des chaînes de tronçonneuses, dans les vapeurs d’essence, à défaut de vapeur des sens,
et seule l’acre odeur des feuilles et branches, et écorces arrachées dans la chute.

Les chercheurs d’or (RC)

photo extraite du site eco-volontaire.com
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C’est une vision de l’enfer
Qui prend pour décor une mer
Qui sentirait forge et vapeurs d’essences
Feux, supplices et tourments des sens
Ainsi se précipitant sur le "matériel "du bonheur
C’est une marée humaine, – cette ruée sur l’or
Précipitant dans le gouffre toutes ces mains avides
Pour quelques paillettes, mais de soif, pas de liquide
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Et quand l’océan n’aura de souvenirs que vidé
De sa vie… il faudra sur sa surface sèche, nous guider
Aux poissons, plaques de sel, le musée des ossements
L’amer des ors et cristaux brillants, comme firmament
C’est ce qu’il nous restera à voir
De la lumière, passée au noir
Des reliques comme pourboire
Et d’eaux polluées — plus rien à boire
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RC – 17 mars 2012
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( cette ruée vers l’or, bien connue pour un des moments clefs de la conquète de l’amérique, est encore d’actualité, notamment dans les pays pauvres, par exemple de l’Afrique sub-Sahélienne, où des dégâts écologiques, suite aux exploitations minières, par exemple l’utilisation du mercure sont d’autant plus marqués, par la pénurie en eau… voir sur le même sujet, le film "Altiplano", qui se situe au Pérou, et le bel article de ballinicreation )
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Rien, et si peu (RC)
On est un rien, et si peu de chose
Aux pétales engourdis, mon amie la rose.
Au froid qui pénètre ta demeure
Les saisons ont basculé leur heure
Et semblé oublier jusqu'au souvenir d'été
Et voilà figé en liberté
Le buisson de fleurs qui fane
Mais dont l'odeur encore émane
A mordre la griffe du destin
C'est attendre le lendemain
Les fruits de l'aubépine
Graines de nouveau, sans épines
Qui guettent par essence
De meilleurs temps, la renaissance.
Tu n'es rien, mais , tout, hors de la glace
Volant toujours, avec le vent en face
A ta chanson , à ton refrain
C'est du printemps attendu, le regain,
Dont je me fais porteur, léger décalage
A tes rimes, parfums de roses - et davantage (s).
–RC le 31/01/2012
en écho à
http://pantherspirit.centerblog.net/91-Juste-une-Chanson–Juste-un-Refrain
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