Magic-toc est pour toi ( RC )
image: montage perso
A ton réveil, y aura une surprise,
Ta petite plante d’appartement aura grandi soudainement
et se penchera sur toi
Comme pour te caresser
Chaque chose , sa solution,
Faudra plus t’en faire
Ni convoquer Mary Poppins pour tes soucis d’organisation
J’ai le produit miracle
Tu m’en diras des nouvelles,
C’est le vendeur du drugstore du coin
Qui m’le conseille, ça change la vie …
tu vois la vie autrement, et même
Ta bagnole pourrie devient un carrosse,
Vla l’carrelage qui brille,
Les taches qui se résorbent,
Ca va t’changer la vie…
Tu r’pars du bon pied
T’as qu’un sandwiche dans l’frigo
Vla qu’arrive un banquet
T’auras plus à t’soucier de rien
T’y voyais pas bien ? plus b’soin d’lunettes
T’avais pas d’chance au jeu
Plus de dettes et les gros bras qu’en veulent à ton portrait
Tu pourras bâtir la maison de tes rêves…
C’est – y pas beau tout çà, t’ es pas à t’en faire
Magi-toc est pour toi, profites en,
Profites en, dans l’magasin du coin
C’est encore en promo !
RC - 28 août 2012
Statue de sel ( RC)

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A trouver dans le biblique des analogies
Avec les aventures de la mythologie
Je vois de partout des anges, les ailes
Et au rivages d’océan, des ptits tas de sel
En pays lointains et ça - c’est pas de bol –
Que la mer soit morte, ( et que l’eau s’envole)
Une histoire à l’eau de rose
Et voilà le sel qui dépose
Sur l’eau qui devient si dure
Car saturée de saumure
C’est pas de nature à plaire
Aux poissons de la mer…
Et même - ça les énerve !!
De se retrouver en conserves
Même si c’est très pratique
car sans camions frigorifiques …
On parle aussi des miracles
Qui faisaient grand spectacle
Comme Jésus faisant des ricochets
Sur la plage, pleine de déchets
Ou encore - la légende, elle a bon dos –
Se permettre même, de marcher sur l’eau
Facilité en cela, par la teneur en sel
Que l’on pourrait – on l’a dit – ramasser à la pelle…
Mais revenons à nos propos légendaires
A ce qu’on peut, ou ne pas faire…
C’est comme Orphée qui met tout par terre
En regardant derrière, de retour des enfers
Même si c’était pas le paradis
Ya toujours et partout des interdits !
Orphée, désobéit… et va se faire blouser
A vouloir contempler de nouveau, son épousée
C’est comme l’histoire d’la femme deLoth, sans doute paniquée
- …….. les épisodes sont ici, assez compliqués-
En bref, c’est châtiment et punition des hommes
Lorsqu’on s’ décide à punir la ville de Sodome
Sodome et Gomorrhe
- c’était déjà l’horreur –
Fallait préparer les tombes..
Y avait pas des bombes
Qui tombaient du ciel
Mais s’activer partout – surtout avec la pelle
C’est comme Orphée et son retour d’enfer
MissLoth ne d’vait s’occuper – que d’ses p’tites affaires
Mais elle est trop curieuse, et va fourrer son nez
Dans c’qui la r’garde pas … et se retourner
La voilà d’un coup, changée en fossile,
En statue de sel comme une imbécile
On la contemple encore, au bord de la flotte..
C’est une œuvre d’art… - oui, – on reconnaît bien la Loth !
On n’sait pas encore, au bord de la plage, si c’est véritable
Ou une statue d’artiste, le tout, au milieu des châteaux de sable.
De toute façon, ça fait sensation… !!
…. On en a encore parlé… aux informations !!
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Aspirateur de leurres – ( RC )

peinture; Ferdinand Hodler: le bon samaritain
De temps en temps – ce n’est pas dommage …
Nettoyage et ménage, rime avec balayage
Dissection du futur, aide précieuse des oracles
Je sais, – de nos jours, on fait des miracles !
Car cela ne fait pas mystère
Même la tête à l’envers
Regardant notre terre
Et notre vie de poussière
On décompte - heurts et malheurs
Et grâce à l’aspirateur de leurres
S’il ne reste qu’un point lumineux
Il sera pour toi – j’en suis heureux
C’est quand même , bien l’espoir
De ne plus broyer que du noir
( ç’aurait pu être pire ! )
Qui soutient l’acte d’ écrire
– RC 11 et 13 avril 2012
inspiré du post de JoBougon… et un peu modifié depuis.
Luce Guilbaud – l’instrument du temps et ma bouche
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toujours extrait de "la chair à vif des roses" (1978)
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Les hommes s’engloutissent dans leurs yeux refermés longs escaliers de l’ombre au fond gît la clarté.
Pour le dire je n’aurai d’autre instrument que le temps et ma bouche
aux paroles de pierres friables polies roulées
usées par le temps gangue émaciée à cœur
la mort le mot solide et lumineux le temps l’oeuvre au noir
creuset de l’or pirate de la boue au miracle
peinture: Hans Hofman Berkeley
Pour le dire du matin au volcan de la racine
à la torture du bâillon au silence
Pour le dire j’aurai l’amour immobile et ce temps qui est le tien
et qui concorde avec mon temps quelque part entre le scintillement
et l’étoile qui file l’instant.
Chemin de soif entre deux eaux
chemin de soir et de ciel plein mornes fossés
où les yeux d’ancolies arrachent aux départs
un peu de paix jusqu’à la tour où s’arriment les siècles
——–
Jean-Claude Pirotte – un matin gonflé d’oiseaux
Extrait du "promenoir magique"
c’est un matin gonflé d’oiseaux
rien qu’à cause du
hêtre pourpre ébouriffé
qui s’est fait teindre par un figaro
décadent
le soleil safrane un haut mur qui
réverbère un carillon je
suis là et je me demande quel
autre miracle j’attends









