voir l'art autrement – en relation avec les textes

Cesare Pavese – Paysage VIII


Cesare Pavese – Paysage VIII

 

Les souvenirs commencent vers le soir

sous l’haleine du vent à dresser leur visage

et à écouter la voix du fleuve.

 

Dans le noir

l’eau ressemble aux mortes années.

 

Dans le silence obscur un murmure s’élève

où passent des voix et des rires lointains ;

 

Bruissement qu’accompagne une vaine couleur

de soleil, de rivages et de regards limpides.

 

Un été de voix. Chaque visage enferme

pareil à un fruit mûr une saveur passée.

 

photo personnelle, givre breton, 2008

Les regards qui émergent conservent un goût d’herbes

et de choses imprégnées de soleil sur la plage

le soir.

Ils conservent une haleine marine.

Comme une mer nocturne est cette ombre incertaine

de fièvres et de frissons anciens, que le ciel frôle à peine ;

chaque soir, elle revient.

 

Les voix mortes

ressemblent à cette mer se brisant en ressacs.

Une Réponse

  1. Ces parfums, ces couleurs, et ces ombres ramènent l’autre à nous presque mieux que ne le ferait son visage.
    Ainsi le temps parfois grandit le regard en en concentrant les saveurs.

    femme  agée  Burkina Faso     concession de Tongatssongo  photo perso  (RC)

    J'aime

    01/14/2012 à 15 h 12 min

je m'exprime:haut et foooort

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