voir l'art autrement – en relation avec les textes

James Sacré – solitude printemps mécanique


-peinture: Arshyle Gorky – Apple orchad   – 1946

 

 

Rien pas de silence et pas de solitude la maison
dans le printemps quotidien la pelouse
une herbe pas cultivée ce que je veux dire
c’est pas grand chose un peu l’ennui à cause
d’un travail à faire et pour aller où pourquoi?
ça finit dans un poème pas trop construit
comme un peu d’herbe dure
dans le bruit qui s’en va poignée de foin sec
le vent l’emporte ou pas ça peut rester là
tout le reste aussi la maison pas même
dans la solitude printemps mécanique pelouse
faut la tailler demain c’est toujours pas du silence qui vient.
·
Est-ce que c’est tous ces poèmes comme de la répétition?
je sais pas au moment qu’en voilà un encore
avec pourtant comme du vert
dans soudain les buissons en mars un désordre
avec des feuilles pourries dans
à cause du vent avec le vert maintenant
·a fait une drôle de saison neuve et vieille
est-ce que c’était pareil l’année dernière? j’en ai rien dit
pourtant j’en ai écrit des poèmes ça a servi à
je me demande bien quoi ça a disparu
des mots qu’on a dit j’ai mal entendu

 

et du blog  de Roland Dauxois,  je  complète  avec ce texte, de Nicolas Vasse,  visible ici

 

 

pardon les bleuets voix et champs jaunes

pardon les rires bruits des roseaux

pardon le vent soudain de la bouche

et les cris joie dans la lumière

pardon pour l’enfance dévorée

presque il ne sera pas ce cadavre

NicolasVasse

 

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3 Réponses

  1. des poèmes comme des crocus ou des perce neige ou comme des tulipes ou le lilas à chaque saison l’on écrit orienté ou désorienté mais c’est plus fort que l’humain la nature, ça sert à quoi, à rien, tout s’envole et meurt mais comme les années il nous faut en passer par l’écriture

    J'aime

    02/17/2012 à 12 h 08 min

    • et donc les écrits « restent », mais je pense aussi à ce qui n’est pas écrit ( la musique, les sensations), et qu’on retrouve aux détours de la vie

      J'aime

      02/17/2012 à 12 h 23 min

  2. Pingback: LES IMPREVISIBLES – BRICE MARDEN « Poézique-zique, tique et pique- mots et grammes

je m'exprime:haut et foooort

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