voir l'art autrement – en relation avec les textes

Leopold Sédar Senghor – Avant la nuit


 

Avant la nuit, une pensée de toi pour toi, avant que je ne tombe

Dans le filet blanc des angoisses, et la promenade aux frontières

Du rêve du désir avant le crépuscule, parmi les gazelles des sables

Pour ressusciter le poème au royaume d’Enfance.

 

Elles vous fixent étonnées, comme la jeune fille du Ferlo, tu te souviens

Buste peul flancs, collines plus mélodieuses que les bronzes saïtes

Et ses cheveux tressés, rythmés quand elle danse

Mais ses yeux immenses en allés, qui éclairent ma nuit.

 

La lumière est-elle encore si légère en ton pays limpide

Et les femmes si belles, on dirait des images ?

Si je la revoyais la jeune fille, la femme, c’est toi au soleil de Septembre

Peau d’or démarche mélodieuse, et ces yeux vastes, forteresses contre la mort.

 

silhouette marionette   indonésienne, musée  du quai Branly  ( arts premiers)

marionnette en silhouette indonésienne, musée du quai Branly ( arts Premiers)

 

2 Réponses

  1. Tout est lumière dans la nuit..encore par la force du rêve. C’est un beau poème , même si on entend peu la danse.

    J'aime

    03/05/2012 à 16 h 51 min

  2. Pingback: Léopold Sédar-Senghor – Élégie pour Martin Luther King « Poézique-zique, tique et pique- mots et grammes

je m'exprime:haut et foooort

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