voir l'art autrement – en relation avec les textes

Ame observatrice (RC)


dessin: Pierre Alechinsky

 

—————L’auteur se voit lui-même

Pas plus                                    amnésique

Qu’un                        éléphant d’Afrique…

Sorti de son être…  c’est tout un poème

 

Aller se promener,  –          aller voir dehors

Parcourir l »hiver,  –          changer de saison

Ne pas prendre ses clefs,  quitter la maison

Et puis,  errer,         en dehors de son corps

 

 

peinture: Gumpp  » le miroir de l’âme »

 

Quelle pensée absurde ! ,                sortie du dégel…

Elle flotte à distance, ne pèse        pas un gramme

Nul ne peut la voir…..  mais  c’est bien mon âme…

Qui est à mes côtés,  –       je ne vois pas ses ailes…

 

C’est un tableau étrange,    – une mise en abîme,

Une vue de l’esprit,                   au bout d’une tige

Elle me voit de très haut   (  et c’est un vertige)

Restant minuscule,            –  observé des cîmes

 

Traversant nuages,  et la météo,

Elle virevolte et participe,                               -d’équilibre

A une fête sereine, ————- dont  elle se voit libre,

D »aller et venir… et me voir de près, ———et de haut.

RC – 17 avril 2012

 

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Une Réponse

  1. BalthazarAu sujet du regard – comme présence de l’âme, voici un extrait d’un ouvrage sur l’histoire de l’art de H Focillon, qui évoque le portrait de Balthazar Castiglione, peint par Raphaël

    Certes, il ne faut pas perdre de vue, si j’ose dire, qu’avant de signifier l’âme, l’œil est symbole du regard et que celui-ci se trouve investi d’une dimension fondationnelle au cours du Quattrocento : l’œil est en effet devenu le fondement du regard en tant que celui-ci est ce à partir de quoi se trouve pensée la profondeur de la représentation. Le regard du spectateur est le point originaire à partir duquel est conçue la profondeur spatiale de la composition picturale.

    Certes, donc ; mais cette remarque, aussi évidente soit-elle, n’épuise pas l’étendue de l’interprétation, d’abord et avant tout parce qu’il s’agit d’un portrait et que la perspective ne constitue pas, dans ce cas précis, une préoccupation primordiale. Ainsi, la primauté de l’œil dans le cadre d’un portrait ne me semble pas pouvoir renvoyer à la préoccupation qui serait celle d’une Annonciation ou d’un décor supportant la présence architecturale et qui est nécessairement absente dans un portrait que l’on a abstrait de tout fond structuré.
    La primauté de l’œil mise en évidence par des choix plastiques remarquables, ne renvoyant donc pas à une symbolique perspective, n’a plus comme seule issue que de signaler un renvoi métaphysique, qui n’est autre que celui de l’anima.

    Il s’agit moins de rappeler que l’œil se trouve être le nouveau support de la composition picturale que de poser l’œil comme siège d’une âme intellective, si bien que l’organe de la vue devient signe de ce qui ne se voit pas.

    — ce commentaire est extrait d’un article de Raphaël et l’âme bleutée de Castiglione, que l’on peut retrouver parmi le blog d’esthétique de CoinCoin

    J'aime

    04/18/2012 à 17 h 20 min

je m'exprime:haut et foooort

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