voir l'art autrement – en relation avec les textes

Fernand Verhesen – Altéré d’herbe


peinture: Nicolas de Staël

Altéré d’herbe


Altéré d’herbe aux épargnes du large, je renais voilier sur les bords d’aucun monde.
Solitude dans le matin dortoir des immensités.
Espace où se fonde l’errance, et de quelques îles  rêvées se lève un vain désir d’ambre. Lourde patience de l’eau qu’effleure une étoile de sel.
Route des eaux due aux  origines, retour de ce qui fut un jour
. Toute l’ombre de la  terre n’est que léger envol d’écume.
L’oreille veille solidaire  d’un écho.

Seul, le silence à haute voix de la mer se mêle au passage du vent.
La nudité sans rives.
De lointains regards  parcourent en moi la plus longue lumière.

Fernand VERHESEN       « Franchir la nuit »
(Le Cormier)

je m'exprime:haut et foooort

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s