voir l'art autrement – en relation avec les textes

Lionel Bourg – Hautes fougères


gouttes de pluie sur la vitre brouillée avec l’arbre


Ce sont de hautes fougères, encore.

Un peu de vase. La lie blanchâtre d’une illusion peut-être. Ou des apparitions. Ce qui demeure d’un rêve quand l’aube se livre à l’équarrissage des ultimes chimères.

Il faut écrire alors.
Tracer des lignes. Peindre, marbrer, scarifier le sol jusqu’à l’instant promis où, sans doute est-ce façon d’espérance, on poussera la porte, s’offrant à la caresse lente du temps.

Il faut aimer.

Crier. Accepter, refuser l’échéance.

Oublier. Partir. S’inscrire, ainsi qu’Aymerick Ramilison ne cesse de le faire, au sein de l’infini naufrage, l’infinie naissance du monde.

N’être que cet arbre, là-bas.

Le bruit obsédant de l’averse. Quelques copeaux d’azur. La lumière sur les feuilles des saules, des bouleaux.

Le charnier radieux du silence.

2 Réponses

  1. J’adore cette photo des gouttes pluies avec leur petit arbre inversé.
    Etonnante et poétique, Belle soirée

    J'aime

    06/08/2012 à 21 h 33 min

    • merci, mais je pense qu’il s’agit plutôt d’un montage, en tout cas l’intention ( de jouer avec les images de l’arbre), est chouette et poétique, justement.

      J'aime

      06/09/2012 à 5 h 47 min

je m'exprime:haut et foooort

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