voir l'art autrement – en relation avec les textes

Marc Bonnefoy – Poèmes à travers l’infini.


 

 

 

 

 

peinture  Raoul Dufy: les moissons   1930

Poèmes à travers l’infini.

…Mort et désert, à quoi pourrait servir un monde?
Dans l’espace il n’est point de planète inféconde :
Qu’un astre soit brillant, éteint ou rallumé,
Le germe de la Vie est en lui renfermé.
Le rapide soleil, l’étoile la plus lente,
Tout ce qui trace au ciel sa course étincelante.

Eternellement vit, meurt, revit tour à tour,
Et, s’il n’est pas peuplé, le sera quelque jour.
oui, la Vie est partout : c’est une loi suprême
Regarde : trouve un coin de la Terre elle même
Où ne pullulent pas des flots d’êtres vivants !
Tout n’est-il pas fécond, les bois, les mers, les vents !

Sous l’herbe et dans le sol, sur l’arbre et sous la feuille,
Dans la fleur qui s’entouvre ou le fruit que l’on cueille,
Grouille la vie, au fond des eaux, en haut des airs..
Et maintenant veux-tu que des astres déserts,
Lorsque de se peupler tous les cieux sont avides,
Roulent dans l’Infini comme des berceaux vides !

 

Marc Bonnefoy. recueil  » Poèmes à travers l’infini »        1895

 

Une Réponse

  1. La vie se présume et se résume pour l’homme qui ne cesse de l’imaginer autre et parfois ailleurs. Merci de nous de ce rappel à la loi.

    J'aime

    12/14/2012 à 11 h 12 min

je m'exprime:haut et foooort

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