voir l'art autrement – en relation avec les textes

Max Jacob – A un filleul de quinze ans


aquarelle perso,  d'après Egon Schiele, portr  d'Erich Lederer,  Bâle  musée  d'Art

aquarelle perso,       d’après Egon Schiele,           portr d’Erich Lederer,          Bâle musée d’Art  – mars 2013

 

 

A UN FILLEUL DE QUINZE ANS.

Tu réprouves ce que je dis,
Tu parais écoeuré de moi,
Tu salues (ô torticolis) !
Et tu souris (ô quel empois)!

Tu méprises un vieux citharède
dans une enjambée de tes pneus.
Le dédain ce n’est pas une aide :
Comprendre c’est aimer un peu.

Tu te crois un très beau jeune homme,
et plus encore intelligent!
tous les romans que tu consommes
moisis, pivotent dans ton sang.

Si c’était blesser que tu souhaites…
mais non!! tu es doux et poli..
vrai Dieu, je te mettrais en boîte
et ficelé comme un colis.

Jean, ta ressemblance m’angoisse
avec mes quinze ans de jadis.
Songe à de futures disgrâces :
J’en suis le miroir aujourd’hui.

 

MAX JACOB. »derniers poèmes »

je m'exprime:haut et foooort

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