voir l'art autrement – en relation avec les textes

Raymond Abelio – Seuls les faibles me demandent encore ma chaleur


photo: Anna Bodnar

photo: Anna Bodnar

 

Seuls les faibles me demandent encore ma chaleur.

Ils veulent s’y assoupir. Mais ils se trompent sur moi, ils me prennent pour l’enfant que j’ai été.

Je n’ai plus de chaleur disponible, je la change toute.

Éternels voleurs d’énergie, enfants adultérins de Prométhée, profanateurs du feu dont ils ne dérobent que la fumée charbonneuse !

J’appelle forts ceux qui ne me demandent rien, mêlant à la mienne leur lumière, qui est la même.

  • Ma dernière mémoire, Raymond Abellio, éd. Gallimard, 1971, t. I, partie Un faubourg de Toulouse, 1907-1927
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je m'exprime:haut et foooort

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