voir l'art autrement – en relation avec les textes

Michel Hubert – Captif d’un homme – La cendre


 

 

Montage perso  - à partir de photos de Bretagne  et Tournus

                       Montage perso – à partir de photos de Bretagne et Tournus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cendre

blesse de froid

ses pluies les plus aveugles

sur ton masque d’absence

d’autres vies sans retour s’appuient de même au simulacre de ton corps dans ma parole tue

quelle aile blanche de l’enfance ne s’est au moins soudée une fois qu’une seconde même à mon embrasement ?

dans la mémoire la marée monte

monte de tout ce que j’ai pleuré

pour ton visage

pour tes lèvres arrachées

de mon souffle

os à nu

pour la grisaille sans larme

dans mes veux

hors la limite imperturbable

d’un tel visage humainement terrestre

 

L’ombre

l’ombre d’inaperçu délimite que trop sous l’aile blanche de l’irréel ce grand voile noir de mon regard qui s’épaissit aussi lentement dans l’appel fatidique du soir

Il ne suffit pas de la lumière en lentes coulées blanches limpides comme des bras

et ce possible retour

sans origine

qui serait ne plus rien dire

Bientôt j’aurai besoin de tes yeux à la ferveur éclair d’un poignard dans l’unité blanche de l’être

et qu’a l’école de ma nuit j’attends des eaux que cesse tout ressac de mort

 

extrait du recueil  » Hypothèse de craie  »

1983

je m'exprime:haut et foooort

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