voir l'art autrement – en relation avec les textes

Giacomo Leopardi – L’infini


 

peinture  Ch-Fr  Daubigny

peinture Ch-Fr Daubigny

 

 

 

 

 

Toujours chères me furent cette colline déserte et cette haie qui. de tant de côtés, dérobe au regard le lointain horizon.
Mais quand je m’assieds et que je contemple, je me représente, par delà cette haie, d’interminables espaces et des silences surhumains et un très profond repos où peu s’ en faut que le cœur ne s’épouvante.

Et comme j’entends le vent bruire à travers ces arbustes, je vais comparant le silence infini à ce murmure :

et je me souviens de l’éternité et des saisons défuntes, et du siècle présent et vivant, et du bruit qu’il fait.
Ainsi, ma pensée s’anéantit dans cette immensité, et il m’est doux de faire naufrage en cette mer.

(1819)

 

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