voir l'art autrement – en relation avec les textes

Jules Supervielle – se faire un peu de feu


 

Il ne s’agit pas d’être le feu, mais de se faire un peu de feu
Quand on a froid et que l’humide veut régner sur nous peu à peu,
II ne s’agit pas d’aller toujours sur une grand-route prévue
Mais de pouvoir flâner un peu comme fait même l’âne qui broute,
II ne s’agit pas d’être partout mais de choisir un petit coin,
Appelez-le arbre, maison ou femme ou bien morceau de pain,
Un jour je t’expliquerai ce que sont le ciel, les étoiles
Et ce que tu es toi-même, avec ton or innocent,
Je te ferai quelques croquis sur le tableau noir de la nuit,
Mais si tu veux y voir clair, il faut venir tous feux éteints.

***

Jules Supervielle (1884-1960)Le Corps tragique (1959)

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Une Réponse

  1. Marie Thérèse

    un beaucoup de feu ; c’est beau comme un souffle sur des braises
    (Chez moi on dit  » un petit du feu » ; joli non ?)

    J'aime

    11/02/2015 à 17 h 42 min

je m'exprime:haut et foooort

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