voir l'art autrement – en relation avec les textes

Bassam Hajjar – Les mains distraites


Lucie Stahl, Shroom Cloud Hands (Purple), 2014 19136458744.jpg

Lucie Stahl, Shroom Cloud Hands  2014

 

Le matin va-t-il rester si tu lui souris ?
C’est la dépouille de ma bouche qui dit de telles paroles.

A l’entrée de la cour
une femme
parle à ses mains et ses mains somnolent jusqu’au matin

au fond de la cour

un homme

parle à ses mains et ses mains écoutent jusqu’au matin

entre eux, le plus silencieux des silences

à l’entrée de la cour

un homme dort pour effleurer la somnolence des mains

au fond de la cour

une femme dort pour ne pas être absorbée par l’écoute
des mains

un homme et une femme

parlent aux mains solitaires

sur le continent du soir.

(Lyon, nuit du 30 octobre 1985)

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