voir l'art autrement – en relation avec les textes

Henri Bauchau – Gare de Lyon


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Ta statue traverse ma foule.
Tes quais piétinent .
la liquidité de mon existence.
Les locomotives du sommeil
rouillent sans te déchiffrer.
Errance, Merrance, l’horaire sans lacune
sur l’amour imprimé de force
traînaient tes wagons laconiques.
L’enfant ébloui des tunnels
en criant, en créant vers toi
a roulé, enroulé, déroulé sa déraille
en faisant jaillir de la mer
de la barque échouée du temps
sa statue verrouillée de fer
qui s’échappe du cœur-de-rails
parmi les passions turbulentes.
Ton phare mince et véridique
sa stature traverse ma vie
son amour, ton sexe enfantin
séparant l’heure vigilante
de l’activité du néant.

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je m'exprime:haut et foooort

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