voir l'art autrement – en relation avec les textes

Libre d’écrire – ou de ne pas le faire – ( RC )


I- neige panneau

                                 photo perso – fev  2016

Il n’y a que le vent : rien que l’on ne puisse saisir.

Il n’y a qu’un mur : rien qu’on puisse voir au-delà.

Il n’y a qu’un océan  : rien qu’on puisse distinguer

au-delà de la courbure de la terre.

Est-il utile, dans ces conditions, que je laisse des paroles au vent. ?

Celui-ci va les emporter et les déchiqueter plus loin…

Est-il utile que, que j’inscrive à la craie quelques mots,

que la pluie viendra effacer ?

Est-il utile que je laisse, comme dans les romans d’aventure,

dériver une bouteille contenant un message, confié aux vagues ?

Mais si ce n’est pas utile  ->

Si je ne compte pas sur l’utile,

mais juste sur le faire,

alors, j’oublie le vent, le mur et l’océan .

Je dépose des paroles comme ça,

comme en poste restante .

Et un jour, quelqu’un peut-être

en déchiffrera le sens,

et cela lui parlera, comme le ferait un ami,

ou, inversement , il n’en verra nul intérêt,

ne saura le traduire ,

ayant oublié la saveur même , de la langue.

Il déchirera simplement le texte ;

celui-ci se retrouvera libéré,

alors le vent, pourra en disposer ,

comme si on avait ouvert la cage à un oiseau .

On s’imagine que la parole est libre .

On ne sait pas exactement jusqu’ à quel point,

–                on est libre, en tout cas,     d’écrire

( ou de ne pas le faire )….

 

RC – mars 2016

 
Dites, les mots souffrent-ils ? demande Virginia Woolf .

Mais de quoi souffriraient-ils ? Sinon de l’oubli de leur fragilité et leur éclat ?

Passant de bouche en bouche, ou de bouche en oreille, sans qu’il leur soit prêté beaucoup plus  d’attention qu’à de simples bruits. Devenus choses communes, ou vieille monnaie usée, sans aucune mémoire de ce  vide qu’il leur appartint de creuser dans la tête de l’homme.
Est-ce au poète de leur prodiguer ses soins, ou de les faire souffrir davantage ?

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2 Réponses

  1. Avec des mots simples on peut nommer le monde

    L’arbre la rivière un enfant

    Un cahier d’écolier de pages blanches quadrillées

    Sur lesquelles une main trace des signes

    Comme l’appareil – le sismographe –

    Qui transmet sur une feuille

    Les légères secousses de la terre

    Et c’est ainsi

    Nous sommes une petite terre

    Qui a des secousses

    Et sans ce bâton d’écriture

    Nous étoufferions

    Enfermés dans notre petite et insignifiante

    Personne

    J'aime

    01/16/2017 à 8 h 15 min

    • Super ! merci …

      J'aime

      01/16/2017 à 8 h 57 min

je m'exprime:haut et foooort

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