voir l'art autrement – en relation avec les textes

Ossip Mandelstam- A nul ne dis jamais rien


lacombe foret rouge

                       

                    Georges LACOMBE  La Forêt au sol rouge

 

 

A nul ne dis jamais rien, non,

De tout ce que virent tes yeux :

L’oiseau, la vieille, la prison

Ou bien autre chose — oublie-le…

 

 

Car pour peu que s’ouvrent tes lèvres,

Tu sentirais, quand le jour vient,

Dans tout ton corps comme une fièvre,

Un frémissement de sapin.

 

 

Et tu reverrais la datcha,

La guêpe, ton petit plumier,

Ou les myrtilles dans les bois

Que jamais tu n’as ramassées.

 

 

Octobre 1930

 

 

Les poèmes de Moscou (1930-1934)  Circé

je m'exprime:haut et foooort

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