voir l'art autrement – en relation avec les textes

Oubli (Susanne Derève)


André Marchand, 1907-1997, Paysage de neige, 1940, musée des Beaux-Arts de Nancy 8415754243

 André Marchand, 1907-1997, Paysage de neige, 1940,

 

Cendres légères

rêveries désarmées                                                                           

mémoire.

 

Cendres du passé

De l’innocence aveugle.

Richesses

vous ai-je crues dans un autre autrefois

solaires     

inépuisables

et de vie à trépas

vous voilà à mains  nues

tristement balayées         

effacées                                abolies

 

                                                                      

Sel blanc sel entre les doigts flutés

sable sec des larmes inutiles.

 

Spoliés  

dépossédés nous sommes

des ivresses de l’amour

des tendresses égarées de l’âme                                                                       

enfouies dans ces images monochromes

du souvenir

liquéfiées                             dissoutes.

 

                                                        

                               

Nuits du sommeil intolérable

nuits d’insomnie

où le vertige                                                                                             

de ce que nous avons vécu             

ce que nous avons laissé échapper

                                               s’enfuir

 

ce que nous avons cédé à l’oubli

pamoison inutile  vaine

nous laisse agonisant

de l’irréparable douleur de la perte.

 

Comme le noyé sur la grève

échoué à la frange des vagues

entre deux eaux

entre deux mondes

entre veille et sommeil.

 

Que l’emportent que nous emportent les voiles

du passé

s’il faut finir

alors n’attendons plus           vivons

 

 

 

 

3 Réponses

  1.  » N’attendons plus, vivons « ..
    sable sec des larmes inutiles… on ne sait si l’avenir nous en réserve d’autres,
    ou au contraire, si entre deux eaux ( la veille et le sommeil ),
    d’un rêve, on fera réalité , en trouvant par hasard, un trésor enfoui dans le sable…

    Alors, on n’aura pas vécu pour rien …

    J'aime

    09/25/2018 à 8 h 33 min

  2. Cendres légères,
    par le don de tes mains nues,
    est-ce par une rêverie
    que tu m’as désarmée ?
    Une innocence solaire
    formerait des images de bonheur,
    recueillies avec les vestiges
    des nuits passées…

    Tes mots tus,
    ceux que j’ai bus ,
    de tendresse et douceur,
    le lever d’une aurore…
    je les caresse ,
    je les devine
    et te les rends,
    après les avoir parfumés des miens.

    Prends les, parle leur,
    avant qu’ils ne se figent dans la nuit.

    ———

    -( écrit par rapport à la première version de ton texte , que je restitue, telle quelle)…

    ——–

    Cendres légères
    Est-ce une rêverie que tu as désarmée
    l’innocence solaire
    que tu m’offres à mains nues
    que je recueille avec les vestiges
    des nuits passées
    à former les images du bonheur
    Aurores bues
    de tendresse et de douceur
    mots tus
    que je t’adresse
    et qui se figent
    comme un leurre .

    J'aime

    09/27/2018 à 9 h 48 min

    • susannedereve

      la seconde version est donc plus optimiste …

      J'aime

      10/06/2018 à 21 h 54 min

je m'exprime:haut et foooort

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