voir l'art autrement – en relation avec les textes

Sanguine – (Susanne Derève)


 

Henri Le Sidaner couchant

     Henri Le Sidaner – Les maisons sur la rivière

 

 

 

Te souviens-tu d’un certain soir

où la pierre comme une sanguine

luisait des derniers feux du jour  

 

Où blottie dans tes bras

j’aurais voulu te dire l’amour

pareil à ces façades

 

comme un visage offert

au regard de l’amant

et qu’alentour tout semble fade 

 

Mais déjà tu lâchais négligemment

ma main tu remontais l’allée

empruntais le chemin

sans plus te retourner

 

Je refermais sur mes genoux

le livre ouvert qui disait que tout passe

qu’il faut être jaloux d’en conserver la trace  

brûlante  comme un fer

 

 

 

 

je m'exprime:haut et foooort

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s