voir l'art autrement – en relation avec les textes

Ne compte pas ce qu’il reste d’étés (Susanne Derève)


Albert MARQUET – Alger

 

 

Ne compte pas ce qu’il reste d’étés

N’en resterait qu’un seul, nous saurions l’épuiser

comme le condamné convoite l’aube recluse,

l’égaré la première étoile

 

N’en reste qu’une trace furtive au creux des blés

un pépiement d’oiseau

la lueur du couchant sur les pierres

un ricochet sur l’eau

et pour peu que le vent le ramène au rivage

le sillage blanc d’un bateau

regagnant lentement le port ,

blanc et sonore du vol agglutiné des mouettes   

 

Le croirait-il, celui qui tient la barre,

qu’il croise pour la dernière fois le phare

et la bouée du  dernier  corps-mort

 

Il pense juste à demain

et demain est plein de l’ombre du vent

sur la mer

et de la fraicheur des risées

du parfum d’iode

et des soubresauts de la pêche

brillante en ses filets      

 

Demain est dans ses rets ,

et dans nos mains peut-être   le dernier été

 

 

je m'exprime:haut et foooort

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