voir l'art autrement – en relation avec les textes

Désespoir – (Susanne Derève)


Miquel Barcelo – La métamorphose –

Le désespoir

se tient au bord de ma fenêtre

il détourne la tête mais

je le reconnaitrais entre mille visages

grimaçants

Plus de nids d’oiseaux dans l’encoignure

des portes pas un lézard

la pierre est froide sur le seuil

Des cendres grises tiennent l’hiver

sous leur boisseau

Friches jachères et le fourreau glacé du gel

enserrant branches et rameaux

Les violons déchirants de la fête

les archers sombres de la nuit

et toi , passant qui t’enfuis , sans un regard

vers ma fenêtre

Une Réponse

  1. Les jours et les soirs,
    sans arrêt s’embrassent.
    Les heures passent ,
    comme le voilier part.

    Il s’en va si loin avec le vent
    derrière un mur de mer, peut-être
    que l’on perd la notion du temps :
    le désespoir est à ta fenêtre .

    Les rideaux sont tirés ,
    la pierre est froide sur le seuil,
    tu portes tes habits de deuil,
    le soleil est enterré .

    Les minutes et les heures
    défilent pêle-mêle ,
    de larmes et de sel,
    cendres grises du malheur…

    L’angoisse et le mauvais sang,
    ton visage au voile noir
    se reconnaît au désespoir ,
    et son masque grimaçant.

    J'aime

    07/17/2021 à 15 h 08 min

je m'exprime:haut et foooort

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