voir l'art autrement – en relation avec les textes

Toussaint – Susanne Derève –


Pierre Rochereau – cimetière de Léhon

.

Ne parle pas de chrysanthèmes

c’est Toussaint

Ne me parle pas des pierres

c’est cimetière

La mort est un jour sans fin

et la faim me tenaille de vivre

encore

A Toussaint autrefois

c’était toujours Dimanche

parmi les fleurs

Maman se serrait contre moi

j’étais la chaleur des corps ensevelis

contre le sien     un bouclier ardent

Je faisais face au poids charnel

du chagrin      aux servitudes de l’oubli

Nos pas crissaient dans les allées

et les fleurs immobiles taisaient

lentement  leurs couleurs

Moi, pendue à son bras  

spectateur  du tendre  passé

je ne voulais pas que s’étiole l’amour

Je priais qu’il dure toujours    

.

.    

                                                                           

2 Réponses

  1. Nous vivons à côté d’un cimetière. Depuis longtemps leur accueil m’est plutôt familier. Même si fleurs et pierres finissent par s’en aller, j’entends encore toutes ces voix ; alors je n’ai pas besoin de réponses noires sur blanc

    J’aime

    11/03/2021 à 6 h 01 min

    • susannedereve

      en vérité rien de plus beau qu’un cimetière de Toussaint sous les fleurs , pour peu que s’y glisse un rayon de soleil

      J’aime

      11/03/2021 à 9 h 01 min

je m'exprime:haut et foooort

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