voir l'art autrement – en relation avec les textes

Constantin Cavafis – Devant la maison –


Henri Rousseau – Une banlieue
Hier, en marchant dans un faubourg 
éloigné, je suis passé devant la maison 
que je fréquentais quand j’étais très jeune.
C’est là qu’Éros s’était emparé de mon corps 
avec sa délicieuse vigueur.

                             Et hier,
quand j’ai emprunté cette vieille rue,
aussitôt les trottoirs, les magasins, les pierres,
se sont retrouvés embellis par l’enchantement de l’amour,
jusqu'aux murs, balcons et fenêtres;
il n’y avait plus rien de sordide.

Et comme je restais là, en train de regarder la porte, 
comme je restais à m’attarder devant la maison, 
mon être tout entier libérait en retour 
l'émotion d’un plaisir qui s’était conservé intact. 





En attendant les barbares

et autres poèmes

Poésie Gallimard

2 Réponses

  1. fttt et moi je t’attendais debout sur le balcon… tu rêvais à la lune et moi je pleurais mon infortune.fttt

    Aimé par 1 personne

    11/22/2021 à 19 h 53 min

    • susannedereve

      autre balcon … LE SOIR VENU

      La belle vie ne dura pas.
      Mais que les parfums étaient enivrants….
      … Et je suis sorti mélancoliquement sur le balcon – je suis sorti
      me changer les idées en regardant au moins un peu de
      cette ville bien-aimée, un peu de la foule des rues
      et des magasins.

      Aimé par 1 personne

      11/22/2021 à 23 h 09 min

je m'exprime:haut et foooort

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s