voir l'art autrement – en relation avec les textes

Le premier train – (Susanne Derève ) –


Photo RC (port de Brest)

Le premier train part à cinq heures.

La nuit tapine encore

que déjà monte la clameur des rails,

ébranlant de ses wagons sonores  l’année nouvelle.   

 

Voyageur solitaire, tu guettes la naissance

de l’aube et tu regardes défiler la mer ,

les derniers bateaux à l’ancre , le port désert ,

 le ruban incertain de la plage ,

 

puis tu t’enfonces,  bercé par l’amble  monotone ,                         

dans le vaste cœur des futaies qu’ensevelit  la  bruine,

comme une vague fouillant  le sein lourd des terres ,   

                                                       

avant de t’endormir  serrant contre ton corps ta mince gabardine,                                              

indifférent à la  nuit qui se retire bredouille,          

loin de la foule et des lumières.

Une Réponse

  1. Voyageur solitaire, j’ai guetté
    la naissance de l’aube.
    Elle se fait attendre,
    dans la nuit noire d’encre.

    Les arbres restent figés
    sur le quai désert :
    le vent, comme les bateaux du port
    est resté à l’ancre.

    C’est en lisière, la ville
    sans les activités humaines , le silence
    pour quelques heures encore
    étire sa somnolence.

    Les trains sont de longues chenilles
    qui attendent sous la bruine
    le signal du départ
    au pied des usines .

    Les lumières fixes des lampadaires
    m’ont indiqué de chemin de la gare.
    Plus loin, les grues immobiles
    marquaient la frontière

    où la ville se confronte à la mer.
    J’allais la quitter, encore endormie,
    pour les lointains des terres
    dont j’avais nostalgie :

    j’allais retrouver les étendues sauvages,
    le vaste cœur des futaies,
    les neiges des sommets,
    dans mon vagabondage…

    Le premier train part à cinq heures.
    Je verrai la chute des étoiles
    rejoindre mon utopie
    dans une grande spirale.

    Il fait toujours plus beau ailleurs…
    – il faudrait que je m’installe
    dans ce genre de pays
    où règne la douceur et l’harmonie –

    Mais c’est un désir
    de carte postale
    que je pourrai jamais assouvir :
    – éternel voyageur

    en quête du bonheur absolu
    auquel j’ai cru.
    Je poursuis un rêve qui s’enfuit
    sans plus de cérémonie ….

    J’aime

    01/24/2022 à 10 h 14 min

je m'exprime:haut et foooort

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