voir l'art autrement – en relation avec les textes

Herta Müller – tous les chats sautent à leur façon


J’ai toujours cherché, en tout, la juste mesure. Je me disais que si je mangeais mon poids de trèfle, le trèfle allait m’aimer – sans savoir si c’était une bonne chose ou non.

Ou encore, je me voyais manger tout un carré de plantain lancéolé, de la taille d’un lit, histoire d’y faire un petit somme quand les vaches se coucheraient paresseusement sur l’herbe. Je pensais aussi que tous nos souffles étaient comptés, enfilés comme des perles de verre pour former un collier. Quand ce collier de souffles allait de la bouche jusqu’au cimetière, on mourait.

La respiration était invisible, personne ne connaissait la longueur de son collier de souffles. 

extrait de  » tous les chats sautent à leur façon »

je m'exprime:haut et foooort

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