voir l'art autrement – en relation avec les textes

En lisant Tranströmer – (Susanne Derève) –


Roger Chapelet – Le Madiana rappelant ses doris –
Tranströmer, qui habite de passion 
le silence et change les pierres brûlantes
de l’été en chiens de traîneau 
sur la neige, 
a fait renaître en moi le souvenir 
des blancs trois-mâts ailés, des mers glacées 
du Groenland,   
de la morue salée dans les caves de terre.


Mais la terre a bu le silence, les gargotes 
mouché leurs chandelles.   
Demeure un cri d’oiseau,mouette
annonçant le vent, la longue coulée du vent, 
lion céleste qui gratte à la porte du soir,
fouette de sa crinière le cirque des nuages, 
lève d’un front hagard des murs d’écume                         
sur l’océan.


Et puis le vent malingre,englué de brouillard,
qui noie les cornes de brume,
le vent défait,chaloupes grises,  
somnambules,doris épars,
cherchant leur route aveugle 
dans l’oeil sournois de la banquise
sans en reconnaître aucune…     


Ma mère me le disait : ainsi avait vécu son père,  
mais le vieil homme en avait fini de remâcher 
ses prouesses et ses rêves. 

La cave de terre était fraîche l’été,l’hiver 
la frangeait de givre.J’y fouillais en vain                        
comme on tourne les pages d’un livre 
les marques du passé…
J’étais venue trop tard.

Roger Chapelet – Sur le pont –

je m'exprime:haut et foooort

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