voir l'art autrement – en relation avec les textes

Alejandro Oliveros- Barbares –


Max Ernst – La horde des Barbares

C’est de la mer

que vinrent les barbares.

Leurs cadavres barbus

furent recouverts

par le sable.

C’était il y a longtemps,

mais je m’en souviens bien;

nous pensions qu’ils étaient

partis pour toujours.

La deuxième fois,

ils ne vinrent pas de la mer

ni de nulle part.

Ils dormaient avec nous,

dans le même lit,

sous le même toit,

détruisirent

tout ce que nous aimions.

Quand ils se retireront

 – les barbares se retirent

toujours -,

nous ne bâtirons

plus de murailles,

nous jetterons des ponts

pour laisser l’eau

aux barbares.

.

                                                                                                   A Herman Sifontes

Legaron  por  mar,

los  barbaros.

Sus  barbudos  cadaveres

 fueron  cubiertos

 por  la  arena.

Eso  fue hace  mucho  tiempo

pero lo recuerdo bien,

creiamos que se habian

marchado para siempre.

La segunda vez

no llegaron por  mar

ni por ninguna parte.

Dormian con nosotros

en el mismo lechos

bajo el mismo techo.

Destruyeron

todo lo que amabamos.

Cuando se retiren

 – los barbaros siempre

se retiran -,

no construiremos mas murallas,

levantaremos  puentes,

para dejar

a los barbaros en el agua.

Le Royaume perdu

Editions Conférence

je m'exprime:haut et foooort

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