voir l'art autrement – en relation avec les textes

Ici, on a les oiseaux – (Susanne Derève) –


Max Ernst – Les oiseaux –
Ne t’inquiète pas :
ici, on a les oiseaux, 
qui font de charmants tête à queue 
sur la gouttière, 

Ils  piaillent, piaillent 
 - et pas besoin de leur répondre -
recouvrent de leur chant l’incessant va et vient 
des voitures qui vrombissent au bas du jardin,
et sèment leurs miasmes de gazoline au soleil

Ne t’inquiète pas pour moi, appelle 
quand tu peux, 
les oisillons sont nés, ils tendent un bec avide
comme un enfant jamais rassasié 
de tendresse ; 

et puis voilà qu’un moinillon prend 
son premier envol, 
atterrit tout ébaubi à mes pieds, 
recouvre doucement ses esprits 
pour gagner le couvert d’une patte incertaine

Le second s'égosille au bord du nid s’avance,puis recule, 
effrayé,tel nageur vacillant 
pris de vertige en haut du grand plongeoir 

Et pas de mère oiselle pour lui venir en aide 
sous le vent …



2 Réponses

  1. Les oiseaux sont notre petite part d’âme

    J’aime

    05/30/2022 à 21 h 13 min

  2. susannedereve

    âmes si vivantes qu’on se sent presque de trop dans le jardin …

    J’aime

    05/30/2022 à 21 h 16 min

je m'exprime:haut et foooort

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s