voir l'art autrement – en relation avec les textes

Michèle Finck – Le dit de la cathédrale de Strasbourg –


František Kupka – Madame Kupka parmi les verticales
Quatrième vitrail
Labyrinthe
Qui n’a pas regardé
L’autre pleurer
Ne le connaît pas.

Aimer un être
Pour la façon
Unique
Qu’il a de pleurer.

Le reconnaître
À l’odeur
De ses larmes

Toucher les traces
Que tes larmes laissent
Sur mon visage.
Cartographie étrange
Dont nul n’a la clé.

Dans le labyrinthe
De tes larmes
Avancer
À tâtons :
Éblouie.

Tes larmes
Nous élèvent
Au-dessus
De la poussière.

Tu pleures je ferme les yeux
Pour t’écouter pleurer
À nos pieds la cathédrale
De grès rose
Lentement tournoie.

L’essentiel est invisible
Aux sans-larmes.

Visage contre visage
Savons-nous encore
Qui de nous deux pleure ?

Mes larmes
Coulent
De tes yeux.

Connaissance par les larmes, Arfuyen, 2017,

voir également : la pierre et le sel (actualité et histoire de la poésie)

.

je m'exprime:haut et foooort

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