voir l'art autrement – en relation avec les textes

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Mouvements d’un cil: vapeur avant la pluie


Steam before the. rain

Steam before the. rain

Les nuages traversent les pupilles. L’horizon est un destin.
Emporte-moi. Sans borne ni limite. Emporte. Je cherche
A devenir pendant que tu envahis. Laisse-moi boire la vapeur
Avant la pluie. L’impatience accroit l’érosion. A l’aube,
Les pivoines aussi ont encore soif. Nulle trace. Pourtant.

Que des mots pleins d’aromates comme les cailloux
De la rivière. Mes pupilles traversent les nuages.

Sonate à sept cordes XLV

écrit dimanche 06 février 2012
au matin.

 

—-

 

je ne saurais  trop vous  recommander  le blog  photo  de mouvements  d’un cil,  visible  sur flickR

 

self harmony creation


Augusto Lunel – Chant 5


peinture XVIè siècle BECCAFUMI, Domenico 1545 Annonciation

 

 

CHANT V

… Et toi,

Femme dont la peau caresse quand tu passes,
plus blanche que la douceur de le dire,
dont la respiration suspend la planète
à travers l’eau rouge d’aurores,
le souffle
qui éteint un astre et en allume un autre,
tu portes mon tremblement
comme je porte sur moi ton existence.

Femme de colombes en plein vol,
aux yeux de métal blessé,
aux yeux où l’eau incendie
et le feu mouille,
sépare-moi de cette solitude
qui laisse en solitude tout ce qu’elle touche.

Femme,
jour fermé,
femme à la démarche nue,
au chant nu,
je vais et viens en toi,
je vais en toi aux autres.

Tes jambes me dénudent
et tes seins,
pêches qui montrent leur coeur
et sont musique dans la bouche,
m’arrêtent
en moitié de moi-même.

Immobile vers toi,
immobile m’envolant,
je m’arrête au milieu de la vie.

Immobile vers la mer,
immobile à grands pas,
immobile en tombant
au milieu de mon corps,
immobile en fuyant,
je m’arrête au milieu de l’éclair.

Dans un souffle d’abeilles dans le lointain,
je m’arrête en toi
au milieu de la mort.
Que la vie m’ôte la vie !

 

—-


Augusto Lunel – Chant 6


photo perso : main au lys

CHANT VI

Vie en elle-même consumée
et jamais consommée,
mort perpétuelle,
mort brisée d’abeilles,
alouette cachée dans son chant,
colibri caché dans son vol,
danseuse sur des aiguilles sonores,
aux pieds de langues avides,
aux jupons que le vent soulève
sur le Pacifique,
aux champs de blé qui bercent l’aube,
tes mouvements sont un vase
qui contient le vol des oiseaux,
ton saut, la bise immobile,
tes cheveux, la tempête,
ton coeur, le mien.

Faite femme,
chaussée de pluie,
habillée de précipices

ou d’un éclair qui tourne sur lui-même,
tu ajoutes ta voix à la source,
tes mains au matin,
ta poitrine à la lune,
ton dos à la rivière,
… tes épaules

à la caresse de la lumière sur la peau nue,
tes cuisses à la clarté du fruit dans la bouche,
ton sexe, comme un baiser,
à l’aurore au parfum rosé,
ton désir à la voracité
de l’éclair sur la nuit.

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de ce poète péruvien, peu connu chez nous,

j’avais déja publié  le chant 1   » de soleil à soleil »

 

fairlady - photo anonyme


Monique Agenor – Be Maho ( extrait)


photo: femme huey chomphoo ( Thaïlande)

‘les pages 60 à 67—’

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En accord avec les deux frères, certains des habitants ne s’habituaient pas, eux non plus, à voir le p’tit boug’ d’enville aller et venir au Plateau, proposant, avec suffisanceleur semblait-il, ses services aux uns et aux autres, essayant de donner un coup de pioche par-ci, un coup de gratte par-là.
Et il n’était bon à rien. Ils se demandaient ces petits colons ce qui avait bien pu inciter les vieilles jumelles à prendre en pension leur neveu d’en-ville.
C’était pour les vacances, paraît-il, mais les vacances étaient passées depuis huit jours et marmaille-là n’était pas retourné au lycée.
Au début, ils avaient trouvé ça normal.
Mais maintenant ça les intriguait, surtout que le garçon n’avait pas sa langue dans sa poche et qu’il causait beaucoup.
Mais il causait en caloubadia.

C’était jamais pour de vrai, mais c’était jamais non plus pour de pas vrai. Ils ne comprenaient pas ce causement de bouche ouverte qui les dérangeait. Dans ses par-lures, revenaient sans cesse des noms comme Hitler, Pétain, de Gaulle. Pétain, ils connaissaient. Ils avaient vu son portrait partout dans les mairies quand ils allaient chercher les tickets d’alimentation. Hitler, c’était plus vague. Quant à de Gaulle !… Des gens qui faisaient la guerre à la France, qu’il disait le jeune marmaille.

L’îlette Plateau n’avait jamais cherché à comprendre tout ça. Et voilà que Ti-Morell, encore et encore, remettait sans cesse ses bavarderies en avant. À la fin, les habitants avaient appris malgré eux que la guerre en France était très cruelle et compliquée. Déjà, il paraît qu’entre Français, tout le monde n’allait pas dans le même sens. Les uns tiraient d’un côté, les autres de l’autre. Les uns marchaient avec Pétain et les Allemands, les autres avec de Gaulle et
les Anglais. Allez savoir pourquoi ?

Ils avaient d’abord pensé, ces paysans qui commençaient à se réveiller, que Trajan, le plus vieux de la bande, poilu de l’ancienne guerre 14-18, aurait pu leur apporter un petit guiguine d’explications. Mais Trajan n’avait rien d’autre à raconter que ses anciennes histoires du temps longtemps. Ils auraient pu s’adresser à Malbrouck, mais l’homme à moitié était devenu extravagant. Complètement maboule. Il se soûlait d’arack et de zamal à longueur de temps et il n’y avait pas moyen de lui tirer un seul mot.

Ils ne pouvaient nier que la présence au Plateau du ti-neveu Euphrasie-Eulalie remuait chez eux, et pour la première fois de leur longue vie, des choses dont ils soupçonnaient à peine l’existence et dont ils refusaient de croire en la réalité.
Cependant, l’intérêt s’installait, et peut-être aussi une ébauche de lucidité. Même Clotaire et Amilcar, égoïstes adolescents butés dans leur amour qu’ils croyaient profané, étaient piqués par l’aiguillon de la curiosité.

En voyant s’approcher Ti-Morell et Domitile – bon Dieu qu’ils avaient l’air de bien s’entendre, avaient remarqué en même temps tous les buveurs d’arack sur le perron de la boutique Chinois -, le plus dégourdi de la bande malgré son pied-bot, Hérode, avait crié à la cantonnade qu’il paierait bien un bon coup de rhum au Ti-Morell s’il venait casse la blague avec eux. Pas du tout surpris par cette invite et entraînant Domitile, il s’engouffra chez Thiasong et s’installa, Tite-fille assise contre lui, à la grande table du fond.

– Alors ? demanda Morell avec le sourire.

– Alors ( répondit Hérode, quoça tu rais ici ?

A cause tu retournes pas à ta case dans les Bas ?

– À cause la guerre.

Morell aurait fait péter une bombe, là, tout de suite dans la boutique Thiasong que tout band’ là ensemble n’aurait pas réagi autrement.

Les cigarettes maïs roulé s’étaient déloquetées des lèvres, les chapeaux la roue-l’auto avaient fait un bond en arrière roulant sur le plancher sale, les bouteilles pleines de rhum sur le comptoir avaient eu le hoquet d’ivrogne.

Puis un gros-gros silence avait plané, bousculant le fénoir de la boutique qui devint encore plus noir. Rien que le rayon du quartier de lune à travers la porte pour distinguer des formes autour d’une table. Thiasong, avec d’infinies précautions, et pour ne rien perdre du bel alambiquage que Morell n’allait pas manquer de leur donner, avait allumé la lampe pétrole et, après l’avoir placée le plus près possible du beau parleur, s’était reculé dans le fond de la pièce d’où il pouvait observer le visage du jeune homme en plein dans la lumière et les réactions des autres tout autour.

De même que, quelques années auparavant, l’ancêtre Marcy de cent quinze ans passés les avait subjugués autour de cette même table par ses révélations sur leurs origines bourgeoises et aristos françaises de France, de même
aujourd’hui le jeune Morell les tenait sous son charme. Et cette fois il n’y avait pas carambolages de langues car il parlait seulement en bon créole-français, pour de vrai, en leur faisant découvrir ce qui se passait dans le monde. Ce
monde dont ils n’avaient aucune idée, qui ne représentait rien à leurs yeux, inconsistant comme fantôme évaporé, et qui pourtant les fascinait par ils ne savaient quoi d’ensorcelant. Ainsi la guerre pétait de partout. Ainsi il y avait la France coupée en deux comme grenadille fendue.

Kid’tamer ! Quelle histoire ! Plateau Cochons n’en revenait pas. C’était exactement comme bataille coqs les dimanches après-midi, avait fait remarquer Chrisostome, bien placé pour le savoir. Des camps d’un côté et de l’autre soutenus par les alliés de chacun des propriétaires de coqs.
Il y avait des morts aussi. Morts de coqs, mais morts de bougres ça arrivait des fois. Alors, on les planquait dans le ravin en disant que la soulaison à l’arack leur avait fait sauter le pas.
Cela lui était arrivé à Chrisostome, le gentil idiot du village, qui avait défunte un rival trop chanceux.
Comme les gendarmes n’allaient pas s’amuser à entreprendre trois jours de marche à pied pour venir vérifier, la vie reprenait comme avant sans autre souci que la vengeance de la famille du mort. Mais on finissait par s’entendre.

D’après ce que racontait le ti-neveu Morell, Pétain faisait comme eux-mêmes. Il avait renoncé à venger les morts canardés par les Allemands depuis le début de la guerre, et avait fini par s’entendre avec Hitler.

– Mais ce… Gol, le Gol ?.., avait demandé Amilcar.

– De Gaulle.

– Ouais. Ça même même. Quoça y fait alors ?

– Quand Pétain a signé l’armistice avec Hitler, de Gaulle n’était pas d’accord. Avec l’aide de l’Angleterre il a demandé à tous les Français de continuer à se battre contre les Allemands.

– Ben, Pétain l’avait raison, non ? A cause continuer faire massacrer tout le monde ?

– Y dépend, mounoir, si not’ toute, on préfère rester français, ou bien devenir allemands, avait relevé avec saga- cité le vieux Trajan qui avait combattu dans l’ancienne guerre.

– On peut rester français et avoir la paix quand même !

– Non. Parti comme il est parti, Hitler finira par coloniser la France et nous avec.

Ti-Morell avait parlé avec assurance.

– Tu veux dire par là que nous-mêmes on ne serait plus
colonie française, mais colonie allemande ?

– Pas seulement allemande, mais colonie nazie. Colonie nazie ! Cela voulait dire quoi ? L’étonnement, la perplexité encombraient les regards des attablés qui se fixaient les uns les autres comme pour chercher une réponse rassurante à tous ces questionnements. Ils n’avaient jamais pu penser qu’issus d’ancêtres qui avaient bu le petit lait d’en-France, ils seraient un jour obligés d’être pour ou contre, soit de renier un bout de la mère patrie, soit de marcher avec l’autre bout. Depuis que feu Marcy les avait révélés à eux-mêmes, ils étaient fiers d’être la souche encore vivante d’un creuset bien français, même si la souche était un peu avariée par endroits. Quelquefois, c’est vrai, ça les arrangeait d’oublier, quand par exemple ils baissaient culotte derrière la cuisine avec cousin-cousine, mais quand il fallait sauvegarder sa dignité, ils y pensaient.
Et cette fois, il y allait de leur dignité.

– Baron de Travers y crie tout le temps qu’y faut obéir à Pétain. Si on n’obéit pas, c’est le cachot pour nous. Quoça y faut faire alors ? demanda Zéphyrin.

Zéphyrin, c’était l’ectoplasme du village. Il n’était jamais nulle part et toujours partout, là où on ne l’attendait pas.

Il se déplaçait à la manière des microbes en nageant dans une sorte de magma, invisible à tous et invisible à lui-même. Plateau Cochons le considérait un peu comme une espèce de feu follet, cependant prêt à tout quand il le fallait.
En bien comme en mal.

– Oté, Zéphyrin, quoça l’arrivait ? La politique t’intéresse maintenant ? hurla la vieille Loio.

– C’est pas la politique ça, couillonne gros-cul. C’est not’ vie.

– Voilà que tu causes comme Samaritain asteur !

– Fermez vos gueules, foutor ! Laissez Ti-Morell raconte son affaire.

Hérode, qui avait payé le coup de sec au jeunot pour qu’il leur secouille le citron, n’entendait pas laisser prolonger les criailleries de Zéphyrin et de la vieille Loio.

– Le gouverneur y marche avec Pétain, avait repris Ti-Morell, mais on n’est pas obligés de suivre, surtout pas.

– C’est le cachot alors ! articulèrent timidement et d’une seule voix Clotaire et Amilcar.

– Vous l’a peur ? ricana Zéphyrin.

Hérode ayant enfin obtenu le silence, le jeune ti-neveu, tenant toujours serrée contre lui une Domitile sérieuse et radieuse à la fois, sans rien omettre des tracasseries du baron de Travers faites à ceux qui ne prêtaient pas serment à Pétain, sans taire les couillonnades bouffonnes de Gro Babouk qui harcelait les mal-pensants, avait accroché l’auditoire en un même chagrinement pour les misères imposées à tout’ qualité de créoles les Bas.
Et par là, un grand chagrinement pour Ti-Morell soi-même qui n’avait pas craint, en cours de récréation au lycée, de s’aheurter avec ses camarades, en clamant son amitié pour les Anglais, ses ancêtres d’Australie.

Grand matin quatre heures, le chant du coq les avait tous rattrapés dans la boutique Thiasong, enroulés dans le sommeil, ronds comme des boules carrées à force d’avoir tété bouteilles de rhum pour essayer de comprendre et de compatir.

————–

Bien que le  récit  ne se passe pas  en Thaïlande, – on lira le récit en interprétant les  expressions créoles –

j’ai  choisi  d’accompagner celui-ci par une photographie  de femme Thaï…


Arthemisia- Le Jardin suspendu


La parole  chante aussi bien que l’âme et corps  chez  Arthie, dans une  de ses publications anciennes, que je me permets  d’accompagner  à mafaçon avec un de mes  peintres  « phare » Clyfford  Still-

qui a maintenant un musée  consacré  à son oeuvre  à Denver...

(grand peintre  expressioniste abstrait américain, dont je  conseille vraiment une vue  en « réel » ).

 

voir aussi le  bel article  sur l’expressionisme  abstrait sur http://ecoledeny.blogspot.com/

 

peinture; Clyfford Still

 

 

 

 
Toi qui parles les secret des couleurs de mes nuits
 
 Toi dont les doigts chantent le long sommeil qui fuit
 
 Toi qui sais les urgences de toutes mes galaxies
 
 Toi le naufrage, le vent et la mer en furie
 
 Toi la forêt des gestes d’une attente accomplie
 
 Toi qui habilles l’ombre jusque dans mes midis
 
 Toi le fieffé truand, le blouson noir, l’ami
 
 Toi qui violas la mort pour capturer la vie
 
 Toi le riche trésor d’un verbe qui jaillit
 
 Toi la caresse interne, le regard qui se dit
 
 Toi l’homme du présent que le temps me dénie
 
  
Je te cherche
Où es tu?
 
Ô toi mon tournesol, mon jardin suspendu…
 
Copyright © Arthémisia – février 2008
j’aurais  pu, vu les  dernières lignes, choisir Van Gogh,  mais  je sais  qu’Arthie aime particulièrement  les variations  d’orange

Muhammad IQBAl – dialogue


DIALOGUE

DIEU.

J’ai fait ce monde d’eau et d’argile !

toi tu as fait l’Iran, la Tartarie, le Zanzibar.

Avec de la terre j’ai fait l’acier ;

toi tu as fait l’épée, la flèche, le fusil,

tu as fait la hache pour l’arbre de la prairie,

tu as fait la cage pour l’oiseau chanteur.

peinture - Philppe Baret cage 2007

L’HOMME.

Tu as fait la nuit, moi j’ai fait la lampe.

Tu as fait l’argile, moi j’ai fait la coupe.

Tu as créé les déserts, les vallées, les montagnes,

moi j’ai fait les parterres, les jardins, les roseraies.

Moi, de la pierre, j’ai tiré le verre

et, du poison, l’antidote.

Muhammad IQBAl


Panoplie-texte – 1984 (RC)


PANOPLIE TEXTE     (dans  « Encadré c’est plus poétique »  n°5 )— une tentative de revue  éphémère..;  (  dont il reste cette trace )

Texte   hasard/breloques et sonnailles sans importance

voilà, et directement lisible, par l’intermédiaire  du ruban rouge,
lequel  « je ne suis pas plus perdu-que-vous » salue bien ras par
l’intermédiaire de ses pages …
Quelques aventures descriptives, et puis un petit tour et s’en va

Posons tout les éléments

lui, vieille cigarette usée, détachée avec effort de sa lèvre brune
enfermée  dans le petit réservoir de rayonne bleue, elle même.

Eux, rubans de papiers roulés, comportant quelle message illisible,
ou définitive sentence extraite d’un magazine de recettes rapides.garanties efficaces.

Un je ne sais  quoi d’indéfinissable,, lié peut-être à l’atmosphère confinée du lieu, poudres et glaces voilées, quelques mouchée aplaties sur le cadre peint d’une porte … usagée

Je vous vois, rêveur, sourcil foncé et doigt sur la bouche.

Monsieur M regarde sa montre, naturellement à l’arrêt, se dit qu’il est

temps d’agir, pose donc un plan de vol avant de partir pour d’autres cieux, peu aimables.

Enumérant les noms suivants

– Inspector

-chevalier de Malte

-Moulin & poivre

et sans tenir compte de l’écho que lui renvoie le mur (obtus)
le voilà en proie aux fantasmes autoritaires, et l’image que lui renvoie le cornet à glace

l’étui de cigares comprend;

« Et tout ce caprice m’est -tombé présentement en main, sur le
compte que nie fallait un domestique apothicaire de feu mon père
homme simple et  une nation peu vaine et mensongère: d’avoir
connu longtemps un marchand à Toulouse maladif et sujet & la pierre, qui avait souvent besoin de clystères… » (MdM)

Or, nous dit cet homme en son repaire, me voilà bien merdeux (sic),
ainsi affalé, face près du sol, le doigt sur le bouton, Pekin-Vert-Café
en boit» oblongue contre ma bibliothèque de jadis, moi, à mêler T et U
sans en obtenir l’autorisation quelconque.

aqua animaux des chapiteaux ---église de Chanac-- création perso

Moi, vieux foutriquet restant d’escalier, marchant sur mes oeuvres d’
ailleurs empilées en bon ordre sur des boîtes de lait condensé, pas de
deux et mains peintes, comme me voilà marri et prompt à l’effect !

(Cet homme que je n’avais qu’entrevu, n’était pas au plus fort de ses possibilités,que je sentais tenaces, et son vocabulaire, après un léger détour dans le quinzième siècle, appelait les balbutiements prometteurs de Bobby sur Blackbird (Lennon McC), connu.

Air connu.

Moulin à poivre lui ordonne de boire, lui se lève et par mégarde écrase
son bourbon encore plein sur un mur vierge de mouches en crème.

Inspector, toujours digne dans son cadre (tableau d’époque, posé sur lesol, contre la roue arrière d’un fossile motocyclettiste; grand père n’aime pas le swing car il lui rappelle une aventure).
Inspecter manque d’esprit d’ouverture et déteste le café froid.’.
Inspector veut l’honneur rendu au grand sorcier, que l’on ne présenta même plus:

Chevalier de Malte s’appelle ainsi, d’une façon quelque peu légère, dérisoire souvenir de la civilisation Bonux, yeux ‘brillants d’activité en ions -i-, accroché telle vieille broche ternie, a la couture de son pantalon de cuir (usagé).
Cet homme que j’avais entrevu, à cheval sur l’image au cheval de bronze franchissant le grand Lac Salé – blanc- possesseur d’horizon, n’est pas au plus fort de ses possibilités

Quinze jours pour… et le reste est illisible.

Lui, descendu d’aise de sa belle machine,

« be all right, on route Sixty-Six » pleurant comme soleil tramé, se retrouve à plat ventre et agrippé à de fumeux rochers, révisant définitivement ses pensées d’ordre général et inventant pour ce faire une nouvelle classification, plumée et plumeuse comme telle grande

Aile-Noire au dessus d’un rectangle consacré à la pétanque, désert à cette heure, vous me direz, de nuit, sans éclairage que l’enseigne maigre du Vert-Café.

Lui, à-plat ventre comme limace incrusté dans les rochers, pensant à la renverse comme un chorus entrechoqué, dents branlantes et toute pensées généralement d’ordre (nouveau)

« Aie-Ale, ça vient de là-bas »

Jeune chou-fleur contre cet animal efflanqué; l’issue ne fait pas de doute, gentils sont ceux qui jusque là m’ont suivi, nais attention, ne nous laissons pas surprendre par le résultat; il est d’honneur et finit naturellement par un immense défilé comportant une effigie chanceuse de Belle-Soeur, les effets du Monsieur, liquéfié, encre verte sur bord de mer tropical, c’est à dire une casquette molle style haricots bouillis, paire de gants « Cancan », et insigne insigne de Chevalier de Malte, produit par Bonux (déjà dit), moulin à poivre n’ordonne plus de vive voix, et vous a vous laissez bercer par la mélodieuse panoplie car tout finit par des chansons et celle -ci comporte en toute circonstance d’enterrement (les années passées, les fleurs jetées et coupées) les phrases éloquentes suivante».

Claire Devarrieux, à propos d’un film récent .(on ne précise pas lequel)
évoque un étrange élément de déguisement: des lunettes à verre très épais qui permettent à la fois de ne pas être reconnus et de ne pas reconnaitre les autres. A la limite, c’est un autre que l’on voit dans son miroir»..

Mais on pourrait peut-être aller plus loin encore: imaginer quelqu’un qui mettait des lunettes, presque opaques, à la fois pour y voir moins et pour se fatiguer la vue,

parce qu’il penserait qu’on voit toujours trop et que (comme le disent les agents de police en vous demandant de circuler) de toute façon il n’y a rien à voir… »)

Dommage.

Nous n’avons pas osé continuer sur le même ton.

Cette petite scène ne prenant en compte qu’une partie des données du problème…