voir l'art autrement – en relation avec les textes

Ecritures communes, ou en écho  » le ping-pong »

Montage perso 2 juillet 2012         à partir de photos ( dont la célèbre de Diane Arbus)

l’effet  « ping- pong » peut  se rapprocher  des duos de peinture  ( voir la catégorie  qui lui est dédiée),    sauf  que  ce sont les mots, le

« Que le monde soit »

 ( nouveaux  échanges  avec Susanne Derève )

 

              

 

« dansant sur l’eau »

 

Tu as peut-être dansé sur l’eau ,
comme une étoile nue
tombée du ciel , émue
Elle nage dans le reflet des flots ,

Tu es donc légère ,
princesse anémone,
dont la couronne
se voit portée par la mer …

Nougaro chantait « dansez sur moi  »
( en pas de clarté
où les pas ne pèsent pas ),
… c’est ainsi que je te vois flotter

fille de la mer aux vents d’ouest :
sur peux t’exercer encore cette fois
à danser sur moi
même ailleurs qu’à Brest

Je ne suis pas au soir de mes funérailles ,
tu brilles de mille feux ,
de feux d’artifices audacieux,
mieux que sur les parquets de Versailles

Ton cœur est celui qui bat ,
si loin, là-bas
mais je sens ses étincelles
chargées d’embruns et de sel .

Alors tu peux encore
danser sur mon corps
et le recouvrant d’un or
de rayons de miel ,

et tu fais merveille
transformée en abeille ,
bourdonnant à mes oreilles
( c’est un petit soleil à apprivoiser

parmi ceux que tu m’as envoyés :
je ne m’y suis pas encore habitué ) :
ce n’est pas tous les jours qu’une étoile couronne
quelqu’un sur le continent des hommes !


RC

 

texte de départ  de  SD   »  dansé  sur l’eau »

 


Grande fille des brumes

épousant  la nuit

aux mains de bitume

quand le jour s’enfuit

 

aux bras de métal,

aux mains de laiton

aux yeux de lagune

et peut-être au fond

 

tout au  fond de l’eau

si le temps  est clair

sur le sable gris

ou sur une pierre

 

une étoile nue

fragile anémone

offrant au reflux

sa longue couronne

 

Fille de la mer et fille du vent

grande fille des airs

au soleil levant

diluant  la brume

étreignant le ciel                                                     

 

et ton cœur qui bat

comme un arc en ciel

comme un sang vermeil

au dessus de l’eau

 

sauté sur le pont

le pont d’un bateau

qui quittait le port

et dansé là-haut

      avec les aurores

 

« QUE LE MONDE SOIT »

 

Que le monde soit…

comme je le veux

comme je l’ai pris    enfanté  au matin

les  yeux ouverts

 

La lumière s’y déployait si blanche

avant que la couleur l’inonde,

 

– ainsi l’orgue  conduit la voix  –                                                                        

la liturgie du jour à venir  était blonde

et me parlait de toi.

 

J’ai effacé un peu de buée à la fenêtre

et sur le carreau froid tracé ton nom

dessiné un peut-être

 

Le jour venait de naître

limpide et pur, oratorio vibrant

une césure    avant que le ciel ne bascule

vers son avènement

dans une orgie d’ors et de cuivres                                                                        

 

Je ne sais  s’il était d’une étoffe

dont on peut se vêtir

comme l’aube de lin des retables                         

ou la pourpre ardente des rois                                                                             

 

s’il fallait  le poursuivre dans sa marche solaire

au-delà du beffroi  qui claironnait les  heures

 

et l’aurais-je cherché dans le sel ou le sable                                           

comme le vent façonne la dune instable                         

quand il glissait vers toi  en éclaireur

 

 

Le  monde s’offrait à moi

par un matin de fin d’été

et je m’en suis saisie les yeux fermés

 

Susanne  Derève

 

…  et ma  « réponse »  ———–>

 

 » nous écoutons cette cantate »

 

Je t’ai vue à travers la musique .

Tu dansais comme dans toi même

au son de ces voix,

habillées de pourpre,

                et qui s’élevaient

                jusqu’aux voûtes,

donnant un peu de chaleur

aux âmes qui ont froid,

dans le parcours des leçons de Ténèbres,

où l’on mouche les chandelles

une à une, jusqu’à ce que

l’obscurité pèse

son poids de silence .

 

Je t’ai vue à travers la musique ,

tu étais loin,             mais proche pourtant ,

tu avais tracé mon nom sur le carreau de la vitre,

                        et nous écoutions la même cantate,

comme si je te tenais la main

et,          les yeux fermés,

les harmonies se croisant ,

offraient au jour naissant ,

la lumière vibrant ,

avec l’avènement d’un monde,

          celui que l’on ne peut décrire

ni en images         ni à l’aide de mots .

 

 

René C  – septembre   2018

 

————————————-

COTE OMBRE

 

J’ai fait  les cent pas sur le parvis

côté ombre

 

À même le pavé

la gitane a suivi les lignes de ma main

mais elles étaient brouillées

 

De l’autre côté des pierres

Notre-Dame de la Mer

écrasée de soleil, déserte,

s’endormait

 

Dans le silence

d’un plein après-midi d’été

 

Non, tu ne viendras plus

mais j’attendrai  le soir

 

J’attendrai les chanteurs,

le timbre des guitares                                                         

le son rauque et cassé de ces mélopées lentes  

qui disent le départ

et le prix de l’errance

 

– la gitane dénoue les pans d’un fichu vert

un enfant fait la manche –

Demain j’irai revoir la mer

la mer et les étangs

la robe claire des chevaux

et l’éclat de corail des flamants

comme des perles ébouriffées

qu’aurait éparpillées le vent

sur l’eau

 

J’irai dire un adieu à Arles la romaine                                     

Fouler aux pieds les Alyscamps    

Comme Toulet au bord des tombes

Eprouver le poids du passé

Avant que le jour ne s’effondre  

 

Et  oublier                                 

 

SD

 

C’est la faute des pierres .
Elles ont attendu si longtemps,
alignées au bord des allées,
que même les inscriptions,
se sont effacées 
assistant, immobiles, à la fusion des jours:

peut-être n’avaient-elles
plus rien à dire et ont suivi
le chemin des montagnes altières,
un souvenir des Alpes lointaines .
Ses rochers se sont écartés 
pour laisser passer le mistral .

Le vent est toujours là, où tu l’a laissé,
les flamants roses sont comme des fleurs
posées sur les étangs,
mais on ne sait pas si ce sont les mêmes,
ou d’autres générations venues
sur les étangs de Camargue .

Tu trouves toujours aux Saintes-Maries,
une gitane prête à te dire ton destin, 
dans les lignes de la main .
Mais tu ne sais pas la reconnaître.
Et d’ailleurs, si tu lui confiais ta paume ,
elle trouverait ces lignes effacées.

Et ce seraient comme ces pierres,
qui ont attendu si longtemps,
qu’elle ont fini par s’éroder,
se dissoudre :
dans le liquide du temps,
et le poids du passé .


RC

 

Étaient-ce des perles ou des fleurs

déposées par le vent

Je restais les observer des heures

Ils quittaient l’eau parfois

abandonnant leur fragile élégance

pour prendre leur envol

 

Et lorsqu’ils déployaient leurs ailes

ce n’était pas tant la fulgurance

du corail que ces rémiges noires

qui signifiaient tout à coup leur puissance

 

Arles déchue Arles des pierres dissoutes

de langueur et d’oubli

les arènes sont vides

la roche friable sous mes doigts

 – j’en garde

un peu de la poussière au creux des ongles-

sur les gradins il n’y aura pas d’ombre

 

Mais au-delà des murs, échappée du regard,

j’aperçois la douce respiration de la ville

le soleil fléchit contre les toits de tuiles

Le temps devient cet or liquide

sans passé ni présent

le temps a la lourdeur des pierres

immobiles

 

SD Février 2018   

 

J’ai fait les cent pas sur le parvis
côté ombre,
et tu n’es pas venue.

J’ai pourtant attendu longtemps.
Peut-être je n’aurais pas dû
acheter des fleurs ce matin.

Elles courbent déjà la tête,
et désespèrent de te voir,
à mesure 

que le soleil
grignote un peu plus de la place .
Mais je suis resté,

assis sur un banc, désoeuvré,
et du square me parviennent les cris des enfants.
Je me suis occupé à compter les pavés.

Il y en avait beaucoup sur la place
autour des maigres platanes
que l’on y avait plantés.

Beaucoup, mais pas tant, 
que ces minutes qui n’en finissent pas.
Elles s’étirent en un long soupir.

L’après-midi s’est prolongé,
c’était l’été et la lumière s’est attardée
jusqu’à la fermeture des boutiques.

Non, tu ne viendras plus.
Je le sais maintenant, 
et les fleurs sont fanées.

Mais je reviendrai demain.
Il y aura des musiciens
qui accompagneront mes pensées.

Celles qui disent les exils volontaires,
l’incertitude de l’errance ,
et les lueurs de l’espoir.

Demain, quand tu seras là
je te tiendrai par le bras,
et nous irons revoir la mer

La robe claire des chevaux ,
et ton regard aura l’éclat
de la nuit , où le jour commence à poindre…

Nous éviterons les paroles inutiles,
que le vent aurait éparpillées ;
tu te contenteras d’être là.

Et ce sera la joie,
quand tu reviendras
.. mettre un terme à l’incertitude…

 

 

RC

 

Tu étais là, sur le parvis

côté ombre

et je t’ai reconnu même avant de te voir

 

Tu attendais sur le vieux banc de pierre

avec cet air d’éternel enfant

– celui sans doute qui m’avait fait revenir       

sur mes pas une dernière fois

en te cherchant-

 

– Notre Dame de la mer –

Qu’attendais-tu, indifférent

a ce qui t’entourait

au timbre des guitares

aux gamins qui mendiaient à même le pavé  

 

Il m’a semblé qu’une gitane  en robe noire

lisait les lignes de ta main

T’a-t-elle parlé de moi ?

 

Je sais que j’ai couru vers toi que j’ai crié

que  tu m’as serrée dans tes bras

 

et  je suis si légère, t’en souviens-tu,

que tu m’as fait tourner, tourner sans fin

jusqu’au vertige

 

Si haut qu’au-delà du fronton de l’église

j’ai vu le soleil basculer   ricocher

dans tes yeux

 

La place en est soudain devenue trop étroite …

Il me fallait le ciel entier  côté lumière,

Il me fallait la mer au-delà de ces digues

qui ferment l’horizon sous le pas des chevaux,

au-delà des étangs, au-delà des roseaux

 

lequel entrainait l’autre, le sais-tu ?

Il me semble que tu m’as portée jusqu’à la mer

en chuchotant à mon oreille des mots

que le vent étouffait

 

Ou bien était-ce le vent lui-même qui murmurait 

Qu’importe          je te retrouvais

 

SD

 

 

 

 

 

 

 

 Un  échange  avec Susanne  Derève,  qui prend pour point de départ » Des nouvelles du sel et du vent « 

L’horizon est lisse
Aucune voile ne vient
Aucun bateau ne glisse
> Et je me souviens
Que tu t’embarquas, joyeuse
pour ce lointain pays
Où tu serais heureuse
– d’après ce que l’on dit -.

Car je n’ai de nouvelles
que celles du sel
et aussi du vent
qui arrivent, dorénavant .
Je guette l’immensité liquide,
tout au long du jour,
mais la mer reste vide ,
– et l’absence est son contour.

 

RC

—————–

Où je suis les bateaux n’arrivent guère
Des marées, il ne reste qu’un peu de sel sur les pierres
Du vent, on dit qu’il lâche prise
Au-delà des étangs
Qu’il se fraye un chemin puis se perd …

Susanne D

 


Ainsi ton souffle tiède sur ma nuque
ainsi tes mains
mais aujourd’hui , l’absence – est-ce mentir –
n’est plus que l’aiguillon fade du souvenir
Vois-tu je n’aime plus la mer
Et si je t’imagine, sur le sable désert
à contempler le vide
– on dirait une eau-morte d’Edward Hopper –
Prends garde aux mensonges du sel et du vent
qui t’arrivent dorénavant

 

Susanne D

 


 

Il y a des barques
qui se perdent,
tombant abuptement
derrière l’horizon.
Ainsi les messages s’égarent :
le sel s’est cristallisé sur l’adresse,
en prenant la place
du destinataire .
D’ailleurs il n’y a plus de vent.
Les voiles pendant lamentablement :
La mer est étale,
on dirait un étang.

Et rien dans le ciel,
aucun oiseau, aucune aile
pas une ride – pas un nuage
et rien n’indique un rivage….

R C

 

———

 

Et s’il n’en restait qu’un morceau
éclat de cristal ou de verre
rose de sel arrachée à la pierre
un peu de sable que le vent porterait
entre deux courants d’air

Une invisible empreinte
qu’il faudrait serrer
dans les dernières parcelles de la mémoire
comme on tenterait d’unir les fragments
d’un coupe brisée
d’arracher au ressac un peu de la rumeur
des mots éparpillés

Un seul écho puis le silence
ou peut-être un grelot
égrenant le temps
dont le timbre pâlirait doucement
chèvre égarée ou chien errant
entre les cairns

Puis seul subsisterait le vent
pour effacer nos traces
portant au loin le vol des sternes
au-delà de la marée basse

Et quelques flaques entre les pierres
où fléchirait l’ombre du soir
une ancre échouée sur la plage
où s’arrimerait la mémoire .

Susanne D

—–
Tu as parcouru d’un pas léger,
les étendues provisoires,
que découvre la marée basse,
( un pas qui ne laisse pas de traces ).

C’est un lieu transitoire,
qui ne sait son appartenance
avec certitude,
hésitant entre la terre et la mer…
le sable en garde le souvenir,
avec les vaguelettes de houle,
persistant dans son dessin,
malgré le retrait des eaux.

C’est comme si ta main
avait parcouru sur mon front
ses rides légères :
pas de trace visible,
mais , de son passage ,
le geste, à fleur de peau,
qui reste présent,
suspendu dans le temps.

L’eau garde-t-elle le souvenir
des ondoiements du vent,
lorsqu’il caresse à son tour
sa surface,
et disperse la lumière ?
Peut-être … on ne sait rien de sa mémoire
et les vaguelettes restées dans le sable,
montrent son écritoire…

Il faudrait quelqu’un pour l’interpréter ,
à la façon du musicien devant sa partition,
et de même, sur la peau, des frissons,
invisibles sur mon front, mais qui seraient restés,

en sensations.

R C

*

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je viens  de trouver  sur le sujet cette  belle  citation:

de Alain André au sujet  des écritures  collectives,partant  du Renga  et traversant l’OULIPO 

La part d’autrui dans l’écriture
Paz insiste sur les déplacements que ses compagnons et lui-même ont fait subir à la tradition japonaise. L’expérience partagée de l’écriture leur semblait plus importante que l’effacement japonais de l’auteur au service de l’oeuvre commune. La page cessait d’être solitude honteuse, pour devenir un lieu propice à la à la confluence de voix et de traditions distinctes, à la manifestation d’une parole plurielle et à la réflexion sur les processus en oeuvre. Il souligne la fonction d’antidote du renga : “Antidote contre les notions d’auteur et de propriété intellectuelle, critique du moi, de l’écrivain et de ses masques”. Et Jacques Roubaud d’enfoncer le clou en citant tout de même le poète japonais Shinkei : “Suivre sa propre pente, ce n’est pas ainsi que l’on pourra éprouver le sens indéchiffrable d’autrui”.

Alain ANDRÉ
–    alain.andre@aleph-ecriture.fr

————————————————-

Dessin: Richard Diebenkorn, ss titre   1993

Dessin: Richard Diebenkorn, ss titre 1993

— les  écritures  en écho de 2013

– par rapport  à 

« la neige »,  d’Isabelle Dalbe

 

‘ « cet hiver à venir qui se cache« ,  d’après Nath  ( bleu pourpre)

et aussi à partir  d’un texte du même auteur:  l’attente  d’avril et des oiseaux

 

– « poème des rosées »  de Xavier Lainé

« redresser les méandres »  de Marie-Ange Sebasti

« abats moi »  ( il s’agit d’une variation sur la traduction d’une chanson de Nick Cave )

la joie ( Ile Eineger) suivi de « pluie  d’été »

 

danse des lucioles – variation sur texte  de Colette Fournier

ainsi, que  à partir  du même auteur; les pensées qui tanguent , 

« Tu n’as  pas parcouru l’arc de tes  rêves »                voir  « my dream »

et « les horizons encore, derrière« ,            : incitation

 

« mots de phoenix »  ( incitation JJ Dorio)

 

« ces bois qui crient », d’après  « Entailles », de Norbert Paganelli

« la solitude du pin »  ( d’après un texte du même auteur)

 

« l’eau boit ( l’intruse) », à partir d’un texte  de Lamber Savigneux

 » et si tout disparaissait » de Brigitte Tosi

Mais aussi à partir d’oeuvres artistiques; 

comme « la verte menace du supérieur aux oiseaux »  ( d’après Max Ernst )

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Bois qui crient – (variation -réponse sur « Entailles », de Norbert Paganelli) – ( RC )

Bois sauvés du temps ( sculptures gauloises retrouvées dans les sources de la Seine)

Il y a du silence, de l’importance

Aussi bien qu’au passage en siècles

Dans les sources de la Seine

Ce sont, avec nous, les bois noirs

Qui portent leur gloire et espérance

Bardés d’entailles, qui crient

Croyances et magies

Restées enfouies, témoins

Tandis que passent les royaumes,

Trépassent, et révolutions,

C’étaient eux c’étaient nous

Peut-être ( étrangers ? )

De peu de palabres

Et qui nous parlent, pourtant.

RC  –  8 avril 2013

Etranger de peu de palabres
Tu es fait d’un maître bois
Et d’une glorieuse renommée
Etranger qui naît et grandit
Lorsque le temps
Lui aussi entonne le chant

Feuilles fleurs
Entailles à faire bomber les torses
Etranger de ta grande moitié

Fais comme tu le souhaites
Vis si tu le veux
Même sans nous

–     Le texte  de Norbert Paganelli, peut être  lu sur son site Invistita, consacré à la littérature corse

( versions bilingues)

ex -votos de bronze       Musée archéologique de Dijon –        provenance photos:  dossier flickr de magika42000

ex -votos de bronze       Musée archéologique de Dijon

Cette entrée a été publiée le 04/08/2013. Classé dans Art, auteurs à découvrir, d’images, inspiré de bloggers, sculpture, self creation et a été tagué , , , , , , , , , , . modifier le contenu.

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