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Colette Fournier – Apprends-moi à danser


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Photo :  Emmanuelle  Gabory

 

 

Apprends-moi à danser
Je veux retrouver le soleil
Flirter sur un rayon de miel
Brûler la pointe de mon cœur
Sur des épines d’arc-en ciel
J’ai besoin du velours de la voix
Feutrant ses frissons de soie
J’ai besoin de la couleur du vin
Fleuve de rubis où tout chavire
J’ai besoin du nectar des abeilles
Des parfums du paradis
Des ailes de tous les anges
J’ai besoin de devenir archange
De me transmuter, de m’alchimiser
J’ai eu si mal dans mon corps
Irradié et somesthesique
Que ce soir je veux danser
Libre, nue, échevelée
Ivre comme une bacchante
Et quelque part folle à délier
Avant que ne descende sur moi
La lente douceur du soir…

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L’improbable côtoie le réel – ( RC )


montage perso  2011

–                montage perso                    2011

Si la nature                       à l’automne,

Pousse    un dernier chant de couleurs,

Une mosaïque           d’ors et de bruns,

Qu’elle brasse        à longueur de vents,

En couronnant la terre de ses saveurs ,

Elle conduit     peut-être –            

 La plume du poète,    

Quand il assemble, 

Ligne après ligne,

La musique de ses mots,

Arcqueboutés,    comme arc-en-ciels,

A travers une nuit  qu’il invente,                    

Des rêves qu’il traverse,

Tissant                 aux fils de l’écrit,

Des images,                  qui se disent,

Et s’entrelacent     comme brindilles,

Et          qu’on entend avec les yeux,

L’improbable             cotoyant le réel,

La joie,

Le saignement du cœur,

Traçant    son chemin,

Toujours                   plus loin,

Oscillant entre les saisons

Des           paroles non dites,

Mais    comprises par chacun .

RC   décembre  2013


Passage de l’ange ( RC )


peinture P Gauguin, – détail –  » D’où venons-nous, que sommes nous, où allons nous ? »

peinture  –  partie centrale         » D’où venons-nous,que sommes nous, où allons nous  ?  »   1897

 

 

Comme on dit,       sur terre,

–      Au creux d’un silence,

passe l’ange     ( un mystère),

Lui,      sans bruit,   danse..

 

On ne le voit pas,

Seuls ses cheveux ( d’ange ),

        S’agitent ici-bas,

Si ma tête penche,

 

Je sens, assis sur le vent,

Ses ailes qui me dépassent,

Et l’ange, ( ou ce revenant ),

–        Grand bien me fasse –

 

Semblait chercher son chemin,

>         Ce qui me fait marrer…

Que ces êtres de lieux lointains,

Puissent ainsi s’égarer —–

 

Si loin des dieux et déesses,

Au terme d’un long voyage,

Seul     ( panne de GPS ) ,

descendu de son nuage.

 

C’est            parce que c’était dimanche,

Et, que, poursuivant      un diable fourchu,

Au long cours d’une   météo peu étanche,

Vit aussi cette sorcière aux doigts crochus,

 

Perforant d’un coup de roulette russe,

A cheval        sur son vieux balai,

Un vieux             cumulo-nimbus

Ce      qui ne fut pas sans effets…

 

Perdant               l’appui de l’arc-en-ciel,

…           pour le pique-nique ( c’était fichu),

Notre ange en oublie de fixer ses ailes,

Et se trouve à errer parmi nous, ainsi déchu…

 

Ou, peut-être objet d’un malaise,

>            C’est une supposition,

Une possibilité,   une hypothèse…

Mais ,          qui pose question…

 

Ou alors,           c’est mon ange gardien,

<                Qui veut mieux me connaître,

Me parler, dialogue ouvert, établir des liens,

Lui, qui m’a vu naître…

 

Ou encore, ange égaré, peut-être

Cherches tu      la bonne adresse,

La bonne porte, la bonne fenêtre,

D’une âme               en détresse ?

 

>              Quelqu’un d’un peu fou,

lui demandant « D’où venons-nous ?

                              – Qui sommes-nous ?

                               –   Où allons-nous ? »

 

Mais   –   que prend-t-il donc aux humains,

De poser   des questions embarrassantes,

S’il ne leur suffit pas de lire les lignes de la main ?

Et ,               sans réponse satisfaisante…

 

Peut-être             la raison de sa présence,

Ici,              dans les odeurs de poisson frit,

Dans ce bas monde, le don de sa confiance,

Apparaît , aussi, sous un ciel chargé ,et gris…

 

Déposant sur la terre,

Un parfum subtil               qui l’entoure

D’une traînée d’étoiles,        de lumières

Et de l’ombre,         redit un peu le jour.

 

 

RC – 24 juin  2013

peinture: Paul Gauguin: lutte de Jacob avec l’ange 1888