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Cribas: Fausse signature…(J.I 35)


A la pêche aux  anciens  écrits  de Cribas…  j’ai  remonté des profondeurs..

Cribas: Fausse signature…(J.I 35)

Par Cribas le dimanche 17 décembre 2006, 19:04 – Cribas 2006Lien permanent

 

photo: Lars Tunbjork Nepal 1996

L’incursion de mon existence, en pleine vie, ce n’est pas une mince affaire.

Et pourtant…

Je supporte plus facilement ma plume lorsqu’elle est en vie, que ma vie qui me vole dans les plumes.

Je me moque de la vie, et de sa poésie contestable, c’est à n’y plus rien comprendre !

D’ailleurs, je n’ai jamais rien compris !

Je me suis donné, comme un don !

J’aime bien l’automne et ses vitres troublées.

J’aime bien la ramener, ma grande gueule pour pas un rond.

J’aime les tains sordides sur mes doubles fonds.

J’aime les couleurs

En l’occurrence sur mes réseaux.

J’aime être à fleur

J’aime courir après mon souriceau.

J’ai des idées noires

Sur mon tableau blanc

Et j’efface tous mes souvenirs

Avec la craie chaque soir

Je me vérifie

En hurlant que j’écris pour l’à venir.

L’incursion de mon existence

Inversée dans le fond

A l’extérieur sur mon tableau noir.

Moi je sais monsieur

Je calcule avec un bandeau sur les yeux

Les plus-values de ma destination.

Mourir ?

Même pas peur !

Je vis ma rancœur

Insipide dans le pire !

Et je prends des rides

Et mon visage sa vigueur,

Ma sale gueule à la rigueur

Mais toujours mon regard moins vide !

L’excursion de mes insistances

Ouvre ma fenêtre en brisant les vitres

Du cœur sordide de mes nonchalances.

Non sans résistance

Sur mon tableau blanc

J’ai encore mes idées noires…

J’aime bien vivre en hiver

Pleurer dans le silence

Et à double tour.

J’aime bien vivre en enfer.

Et dans l’insignifiance

Insulter encore ma mère !

Je montre du doigt

Toutes mes petites colères

Et ça se voit

Sur le train-train de mes radiateurs

Ça se règle ça se ressent

Mon besoin de chaleur.

Il fait « trop » bon chez moi

Comme à la maison dis

Moi que tu même…

Et je tenterais avec « mais si »

De te rendre la pareille !

J’entends les cloches de mon village

Et les sirènes sur ma ville

J’ai un peu perdu le surnom de mon gage

Et l’innocent règne sur mes sourcils.

J’ai le regard amorphe

Mon tableau blanc

Et mes idées noires dans le coffre

Je fonce à la même vitesse

Que les fausses signatures fières

Tendues solitaires, à ma maîtresse.

J’aime bien vivre en enfer !

Mais je prends des rides

Et mon visage sa rigueur !

Dans le grand froid

Des sudations de mes peurs…