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Claude Albarède – le dit


 

 

Le dit

On dit rumination
mais c’est de l’herbe folle
agitée par le vent

On dit même harmonie
c’est de la pierre qui refuse
d’aller plus loin contre l’abîme

Et parfois on dit rêve
c’est le troupeau
debout sur ces arêtes
et ruminant
l’herbe contrariée.

Claude Albarède

 


Claude Albarede – Poème


photo perso: à partir d'un recueil

 

 

POEME

Le poème tient dans la main
le temps d’un voyage à fleur de chair

A la lisière d’un bruit fragile
dont l’envie dure

Au remous des sables galants
quand la mer se retrousse
pour arranger l’étoile…

Avec ses trous d’oiseaux
c’est la maison du printemps

Avec ses veines bleues
c’est l’habité par ses douleurs

Avec ses feuilles
qui ont plus que du vent à raconter
c’est la permission de séjour

Avec ses fruits
tombés à terre
il décide des grands départs.

 

Claude Albarede

 


Claude Albarede – Sonnet du mal-être


le forum des  « révélations poétiques   »  de chez Amicalien,  nous permet  de faire  de belles  découvertes, par  exemple  Claude Albarede,  dont je  cite un de ses écrits

 

art: installation- hologramme de James Turrell

 

 

Le feu me gèle et le froid me calcine,
Le jour m’aveugle et la nuit m’éblouit,
J’erre dans l’air et je m’évanouis,
Dans l’eau j’aspire à l’air que j’imagine.

L’esprit me prend quand mon corps s’étudie,
Le corps m’absorbe au moment où j’exprime
Une pensée qui soit de sève ourdie,
Comme en ma chair l’esprit plonge et s’anime.

L’amour m’octroie ce qui me l’interdit,
Quand devant moi la nudité m’invite
A m’assouvir de l’absent qu’elle agite.

La mort appelle à son coucher maudit
Ma destinée, qui d’elle agrée la rime,
Puisqu’elle naît de nos liens intimes.

Claude Albarede
***