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Jean-Pierre Paulhac – Une voix


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Une voix
Comme un sourire
Une voix
Comme un soleil
D’océan indien
Une voix
Comme un horizon bleuté
Vers lequel voguent mes mots
Aspirés d’espoir
J’entends
Des rires de palmiers qui se tordent de musique
Des pas de danse qu’invente une plage espiègle
Des chants qui montent sur des braseros ivres
Des crustacés qui crépitent leur saveur pimentée
Ici
C’est le silence gris des bétons déprimés
C’est la glace qui saisit tous les masques
C’est un jadis souriant embrumé d’ombre
C’est l’ennui qui ne sait que recommencer
J’entends
Des guitares rastas aux cris de parfum hâlé
Des bras nus de désir qui dégrafent la lune
Des hanches insatiables que dessoudent la salsa
Des nuits secrètes aux folles sueurs de soufre
Ici
C’est le mutisme morne des grimaces polies
C’est la morgue soyeuse des cravates policées
C’est la cadrature étroite des cercles vicieux
Qui soumet à ses ordres la horde quadrillée
J’entends
Mes souvenirs marins d’aurores océanes
Mes remords nomades de dunes vives
Ma mémoire exilée qui déborde en vain
De tant d’hivers que la chaleur a bafoués
Ici
Le temps se tait s’étire et se désespère
Le temps n’est plus une chimère bleue
Le temps se meurt de mourir de rien
Et chaque ride compte un bonheur perdu
J’entends
Un rêve qui papillonne son corail osé
Un rêve qui murmure un refrain salé
Un rêve qui soupire son souffle de sable
Sur l’éternel instant d’un été sans fin
Une voix
Comme un sourire
Une voix
Comme un soleil
D’océan indien
Une voix
Comme un horizon bleuté
Vers lequel voguent mes mots
Aspirés d’espoir

 


Arthémisia – Au Milieu de la foule


Jacqmin Sébastien.

du site: uneimageparjour.blogspot.com

Il ne pleut jamais. Tant mieux.
Mais le ciel arrose la ville de métal gris. Jusqu’au blanchiment. Jusqu’aux yeux. Jusqu’au livre éteint.
Eh tiens,
Si tu veux voir le froid, le trait froid et sec,
Prends cette route de corail, tire des bords,
Lustre et paume
A l’est,
Au sud.

Quitte tes a priori
Ne condamne pas
Ne tue pas.

Tu sais ; il n’y a absolument rien de nouveau.
J’ai toujours la même peau,
Celle que tu m’as donnée,

Enfin, ce n’est peut être pas le mot…

J’ai juste un peu mal au cœur, parfois,
Au milieu de la foule.

© Arthémisia – janv.2012

 

que  je vais  compléter  avec son propre  commentaire:

 

Au milieu de la foule pourtant il y a. Il y a l’autre aussi perdu ou oublié que moi. Je sais les pansements de son coeur. Je sais sa croix.

Il est aussi grand temps de se retourNer, de se tourner vers celui-là. Elle est là la rencontre. Même s’il n’est pas au milieu de la place publique, même s’il n’est pas le roi. Mon chemin est peut-être son chemin?

 

 


Pierre GAMARRA – comme une goutte de sang


Comme une goutte de sang
Comme un signe de corail,
Comme un rêve de cerise,
une voile sur la mer.

Comme le cri d’un enfant,
Comme une larme d’octobre,
Comme le feu de mon cœur,
une voile sur la mer.

Comme une lèvre de femme
Comme une perle profonde,
Comme l’œil de la sagesse
une voile sur la mer.

peinture: M de Vlaminck, ville au bord du lac - 1909

PIERRE GAMARRA,

Poèmes inédit» pour les enfants,
© Les Éditions ouvrières.