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Ni son double, ni le tien – ( RC )


 

peinture: S Dali:  les  métamorphoses  de Narcisse    1937

peinture: S Dali: les métamorphoses de Narcisse 1937

 

Ce que le visage doit au reflet,

Le champ ouvert de la lumière,

Répercuté    sur l’étrangeté du monde,

Le ciel découpé en lamelles,

Comme s’il se gonflait de l’ absence ;

                Un écartèlement .

 

Je le percevrai peut-être,

Au sein de la caresse de l’eau :

>            Narcisse se penchant,

Devine son image,

Aperçue,             ondulée au fil du courant ,

Mais qui délaisse brindilles ,  et feuilles.

 

Ce n’est ni son double,

Ni le tien.

D’ailleurs                         quand il se retourne,

La vision ne s’accompagne    d’aucune présence.

( Ou bien juste la solitude ) .

Mais celle-ci  est transparente.

 

RC – mai  2015


Futurs en flaques , déviations au même endroit (RC)


peinture S Dali :Dalì à 6 ans, quand il pensait d’être une fille qui soulevait avec précaution la peau de la mer pour voir un chien endormi au-dessous de l’ombre de l’eau, 1950

Je prends les flaques, à l’envers, en plaques, modèle l’impensable et découpe de l’ombre, la tienne, et celle qui me vient de l’obscurité des jours.

Un bon coup d’éponge, et j’efface, de ton visage, la météo des orages qui se préparent.. je déforme l’incassable, l’impossible distance qui sépare le soleil de son ombre.

A portée du futur , à portée demain, la palette du passé, porte en son sein les fleurs fanées qu’une gorgée d’espoir ne peut ressusciter.

C’est alors en tous sens, que j’inverse la course des sans interdits dans la course de l’espace, et la faille de ta naissance, bordée de fronces ( aux fruits dans les ronces ).

Y a –t-il de portée plus lointaine, qu’il faille que je renonce, et que la source de ta lumière ne m’atteigne, aux jours de la semaine, en en multipliant les dimanches ?

La ligne d’horizon, que je recourbe, me fait sans cesse repasser à tes côtés, au même endroit.

RC –  15 juin 2012

en écho à lutin avec « le  ‘regard du ciel »