voir l'art autrement – en relation avec les textes

Articles tagués “dentiste

Jean-Claude Pirotte – la dame et le dentiste (extrait )


 

Résultat de recherche d'images pour "tooth in a box "

 

en revanche il est vrai

que les poèmes philosophiques

ont bonne mine et que

le poète couronné

par une calvitie précoce

est nourri de soupe à l’oignon

de fromage de tête et de

cervelle d’agneau (mystique)

c’est un auteur qui ne répond jamais

au téléphone et qui dort

d’un œil de chat jusqu’à midi

or le poète va chez le dentiste il montre sa dent au dentiste elle est joliment emballée dans du papier de soie

le dentiste dit : je vois ce n’est rien mais tout de même deux précautions valent mieux qu’une nous allons procéder à la petite radiographie de contrôle est-ce douloureux ? non ce n’est pas douloureux posez-vous là tenez la dent bien droite et serrez fort voilà c’est fait, merci dit le poète de rien dit le dentiste combien je vous dois ? revenez la semaine prochaine avec votre dent on verra


Alain Helissen – Hygiène – 08027810 (+6)


peinture  : travail de collégien ( 5è)  thème  "chez le dentiste"

peinture :         travail de collégien ( 5è)          thème « chez le dentiste »

—————–
 
chapitre densité comme « une écriture dense »
compliment touffu vous aimez les hommages qui
vous sont dus pots-de-fleurs parfumées âme et
conscience telles sont les deux mamelles de
votre personnalité grand écran blessure dans la
bouche là où le dentiste m’avait extrait une
énorme dent dite de sagesse il n’était plus
qu’une cavité ensanglantée – le sang se mélan-
geait à la salive – deux fois dans la journée
je prenais un bain de bouche des pilules aussi
contre la douleur ne pas administrer en dessous
de douze ans mon coefficient de mastication ne
s’en trouvait pas considérablement réduit puis-
que me disait le chirurgien dentiste les dents
de sagesse n’aident pas à la mastication (un
trou quand même dans l’arrière bouche…)
AlainHelissen passages-ex-6

Spécialiste ( RC )


 

 

Presque à l’horizontale, je ne plane pourtant pas, en lévitation,
Mais ce sont, contre toute attente, brutales sensations

Car je ne vois pas de ciel, à travers mes paupières
Envahies d’un reflet, de violente lumière.

Ce qui me maintient, n’est pas un tapis volant
Et je ne m’appuie pas sur l’air, indolent…

Ma vue envahie, d’un rayon fixe, ne fait pas le tri
Embarrassée qu’elle est, rodant sur un plafond gris.

Ou le lieu fermé d’une cabine en verre, que je fixe,
Aux reflets violets, de futurs rayons X,

Et pour que l’esprit divague, je me vois dans cette boîte
Fixé, et sanglé ( et puis les mains moites)

Des caches des néons, je compte des ailettes, .
C’est ainsi que je m’entête, à faire des devinettes

A épier les bruits et petits heurts, juste derrière ma tête
Ce qu’on lime, ce qu’on use, à petits coups de roulette.

Alors que je maintiens ma bouche offerte,
A l’éclairage blanc  – grande ouverte,

Toujours plus allongé  qu’assis
Je suis , aux prédateurs, à leur merci…

Victime désignée pour rituels barbares
Mes pensées  s’égarent  en cauchemars

Alors que se  profile soudain , la silhouette, du spécialiste
Et ses outils, et la blouse verte,– de chirurgien  dentiste.

 

Dessin: Claude Serre de « Humour noir, hommes en blanc » ( Odontologie )

 

 

RC   11 juin 2012