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Le sentiment d’appartenir à une même espèce – ( RC )


photo et création Mickaëlle Delamé

 

 

Plutôt qu’insérer sa tête,
Dans une photographie,
et l’ovale découpé,
pour y placer son visage
il faut punaiser sur le mur
une  feuille  de papier kraft,
se dessiner  en taille  réelle,
toi debout, toi assis,
et parfois  tourner la tête,
pour que les gens
puissent  se regarder,
se mettre en couleurs,
s’échanger quelques paroles,
en bulles phylactères,
animer un bras, un torse,
puis les jambes  ….
L’habit qu’on a choisi,
ne fait pas son moine   ;
D’ailleurs il n’y
en a pas   ( de moines)
chacun alors,
sort à sa manière
de son rôle, et du dessin,
devient lui-même,
sorti du regard de l’autre,
se côtoient,
les personnages
trouvant leur auteur,
décalés d’ombres chinoises,
et quelque chose de commun,
le sentiment d’appartenir,
sans doute
à une même  espèce .


RC –

nov 2014


Dans l’instant, porté par la musique ( RC )


dessin perso: musicien en club de jazz

dessin perso: musicien en club de jazz

C’était donc  dans l’instant
Porté  par la musique,
Et les sons qui se cognent
Saxo trompette et trombone.

Et je prends le  carnet,
Pour des instants  prolongés,
Ceux  que je vais dessiner
Et laisser sur le papier.

C’est  donc  dans l’instant
Porté  par la musique,
Une danse des lignes,
Qui se croisent  et puis riment

Avec les notes
Et l’atmosphère rêveuse
Juste ce qu’il faut de pose.
Enlaçant  l’instrument

Les doigts des musiciens
Sur la brillance des cuivres,
Qu’il me faut transmettre
Avec mon pinceau.

RC  – 18 février  2013

dessin perso   Lyon   16 fev 2013

dessin perso Lyon 16 fev 2013


Patricia Grange – Ennui en estampe chinoise


peinture chinoise            atelier churchill

Ennui en estampe chinoise

C’est une goutte
De peinture grise
Qui coule le long
D’une feuille de vie
Au bord du même
Pinceau
Sans jamais
S’arrêter
Sans rien dessiner.
C’est une larme
De froid
Qui roule
Eternellement.
C’est un vide
Palpable.
C’est le café noir
De l’obscurité
Que l’on coupe
Au couteau.
C’est l’absence
De couleurs
D’odeurs
De sons
Où tous les sens
S’éteignent
Comme des étoiles
Jetées dans l’eau
Avec un frisson de râle.

(Patricia Grange)

– Patricia Grange est à l’origine  de son site poétique   » les jardins de Mariposa »


Margherita Guidacci – visage intérieur


 

 

Installation - sculpture: Markus Raetz ' Anjou

 

VISAGE INTERIEUR

Cela voulait dire
une fois délaissé l’art de dessiner la vie
ne pas poser de questions à celui
qui te couvre de dons, et blesser
l’offrande entre tes dents

” le dernier cercle de la pierre jetée dans le lac,
le cercle qui est de l’eau déjà, qui a oublié
ses frères et s’engloutira lui-même “