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Articles tagués “Émily Dickinson

Émily Dickinson – une lettre au monde


This is my letter to

the world

that never wrote to me.

E Dickinson letter

Ceci est ma lettre

au monde

que personne ne m’a écrit.

 

Em Dickinson

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Emily Dickinson – Nous avons tout appris de l’Amour


di148bl

Nous avons Tout appris de l’Amour
L’Alphabet – les Mots –
Un Chapitre – tout le Livre grandiose –
Puis – la Révélation s’est refermée –

Mais dans les yeux de l’Autre
Chacun contemplait une Ignorance –
Plus Divine que celle de l’Enfance
Et chacun redevenu Enfant, pour l’autre –

A tenté d’exposer ce que
Ni l’un ni l’autre – ne comprenait –
Quel dommage, que la Sagesse soit si vaste –
Et la Vérité – si variée !

-(poème 531)

extrait du site de ladySil: « passionément , Emilie D. » où ceux qui cherchent de la « matière », pour lire cette poétesse, n’auront  que l’embarras du choix…

photo: Vivan Sassen

photo: Vivian Sassen

-En voici le texte  original

We learned the Whole of Love —

We learned the Whole of Love —
The Alphabet — the Words —
A Chapter — then the mighty Book —
Then — Revelation closed —But in Each Other’s eyes
An Ignorance beheld —
Diviner than the Childhood’s —
And each to each, a Child —Attempted to expound
What neither — understood —
Alas, that Wisdom is so large —
And Truth — so manifold!

Emily Dickinson – poème 261


image - Dina Bova

         image –           Dina Bova

Poème 261//

Je tenais un Joyau dans mes doigts –
Et me suis endormie –
Le jour était chaud, et les vents péroraient –
Je me suis dit « Il ne risque rien » –

Je m’éveillai – et blâmai mes doigts honnêtes,
La Gemme avait disparu ,
A présent, un souvenir d’Améthyste
Est tout ce qu’il me reste –

Voir le site que Lady Sil consacre  à cette grande poétesse….


Emily Dickinson – Dieu donna un pain à tous les oiseaux


 

photo Bev & Paul Mynott

Dieu donna un pain à tous les oiseaux,

A moi rien qu’une miette

Je n’ose la manger, même quand je meurs de faim ;

Cette miette est mon luxe émouvant.

La posséder, la toucher, c’est preuve légale

Que cette boulette est mienne ;

Je suis trop heureuse de mon sort de moineau

Pour en désirer davantage.

Il pourrait y avoir la famine autour de moi,

Je ne manquerais pas d’un épi,

Tant l’abondance sourit sur mon buffet,

Tant mon grenier paraît garni.

Je me demande ce que peut éprouver un riche,

Un prince hindou, un comte.

Je pense qu’avec rien qu’une miette

Je suis leur souveraine à tous.

God gave a Loaf to every Bird --
But just a Crumb -- to Me --
I dare not eat it -- tho' I starve --
My poignant luxury --

To own it -- touch it --
Prove the feat -- that made the Pellet mine --
Too happy -- for my Sparrow's chance --
For Ampler Coveting --

It might be Famine -- all around --
I could not miss an Ear --
Such Plenty smiles upon my Board --
My Garner shows so fair --

I wonder how the Rich -- may feel --
An Indiaman -- An Earl --
I deem that I -- with but a Crumb --
Am Sovereign of them all --

-
beaucoup des poèmes d'E Dickinson, peuvent être lus sur ce site, dans leur langue originale.

Emily Dickinson – moment critique


peinture:    Euan Uglow

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-C’était le moment critique.

Tout au long jusqu’alors

Avait eu lieu un temps atone, un temps muet…

Alors la seconde hésita, stoppa, frappa son dernier coup.

Une autre avait commencé

Et simultanément une âme

Etait partie sans qu’on la vît.

E D


Emily Dickinson – la Terre est brève


peinture: artiste non identifié ( faisant partie d'un dossier sur les artistes noirs-américains)

 

 

Je me dis : la Terre est brève –

L’Angoisse – absolue –

Nombreux les meurtris,

Et puis après ?

 

Je me dis : on pourrait mourir –

La Meilleure Vitalité

Ne peut surpasser la Pourriture,

Et puis après ?

 

Je me dis qu’au Ciel, d’une façon

Il y aura compensation –

Don, d’une nouvelle équation –

Et puis après ?

 

On apprend l’eau – par la soif

La terre – par les mers qu’on passe

L’exaltation – par l’angoisse –

La paix – en comptant ses batailles –

 

L’amour – par une image qu’on garde

Et les oiseaux – par la neige

 

I reason, Earth is short—
And Anguish—absolute—
And many hurt,
But, what of that?

I reason, we could die—
The best Vitality
Cannot excel Decay,
But, what of that?

I reason, that in Heaven—
Somehow, it will be even—
Some new Equation, given—
But, what of that?

Émily Dickinson

 

Curieusement  ayant cherché  « l’original »,  je  n’ai trouvé  que trois  strophes…

 

image - artiste non identifié, même provenance que plus haut