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Lancelot Hamelin – sur la route


montage Viki Olner

Après avoir descendu Gran’Ma
Ginger Red
Etait parti avec Wolff
La carabine sur la lunette arrière
En route au-delà des frontières
On en avait fini avec Gran’Ma
Le monde est à celle qui a buté Gran’Ma
Le monde est à celle qui s’est donnée au Wolff

  • Je ne peux pas tout faire pendant que je tiens le volant
    Il faut que je change de vitesse
    Se marrait Wolff
    Ginger disait toujours
    Ma Gran’ Ma’ raconte les contes
    Mieux que moi
    Wolff, farouche, la reprenait
  • Dis pas de fadaises Là où elle est la vieille
    Elle raconte plus rien
    Sinon aux asticots peut-être
    Et laisse-moi te dire qu’ils en connaissent
    Un rayon de miel question racontars
    Les asticots connaissent les bobards à la racine Ginger
    Red écoutait bouche bée Wolff parlait si bien
    Ginger Red ne savait pas quoi répondre
    Le dernier qui causait avait toujours raison
  • C’est de ton âge chérie mais avec moi
    Tu vas grandir commence par te pencher de côté
    Je ne peux pas tout faire pendant que je tiens le volant
    Il faut que je change de vitesse
    Se marrait Wolff
    Pendant que Ginger se penchait
    Par-dessus le levier de vitesse

provenance du texte:


Chaudes embrassades ( RC )


 

 

 

 

photo: Alanah Collier

Aux chaudes embrassades

Les bras  élastiques,

Un corps  qui bat la chamade

 

S’enroule  tout en rythme

Et puis, quand il se penche

Participe à l’écriture…

 

L’espace ondule des hanches,

Mots rayés et mouchetures,

Justifie, s’il le faut, la tendresse

 

Par une  danse improvisée….

Défaite, la chevelure, retenue en tresses,

Vous pouvez vous manifester par un baiser

 

Au coin d’une page pliée…

Trace de rouge ,sur la joue  déposée,

De l’étage, franchir le palier,

 

Quelques phrases bien dosées…

Finis les propos mièvres,

Tu n’as  qu’à ouvrir la bouche,

 

Donner du corps  à tes lèvres,

Un emportement farouche,

—  Et s ‘il faut qu’on se grise

 

Laisse toi donc approcher

Suivant les préceptes  de l’église,

De l’originel empêcher,

 

Distinguant les parties nobles et dignes,

D’autres, à faire des envieux.

En suivant les  consignes

Approuvées par Dieu

 

Mais en revenant sur la terre,

On peut s’en remettre à Saint Fouquin,

Pour soupeser les commentaires,

– (  dont on ressort un bouquin )

 

….  tu peux  toujours le lire …

» Peccato non Farlo » est le thème

Le conseil,  serait d’agir,

Sans  recourir à l’anathème,

 

Encourager les  fidèles,

Et aussi favoriser l’éclosion….

A couronner leur  zèle,

Avec bénédiction.

 

Il faut encourager la natalité

Si l’on reste alité

Et que les  sexes se rencontrent…

–  ( tu veux  que je te montre  ? )

 

Ainsi jaillissent les  étincelles

Entre les amants ravis…

Seront bientôt parents

D’enfants en ribambelle

 

Nouveaux papas et mamans

Se transmettent le flambeau de la vie…

C’est un cadeau de prix,

 

Et celui-ci,   selon le prêtre,  en reste honnête

Au père, le fils  (  et le  Saint-Esprit )

…  s’il faut repeupler la planète….

 

 

RC  – 6 novembre 2012

 

PS: Peccato non farlo  se réfère  à un article  publié  dans  courrier international,  que l’on peut lire  à cette  adresse:  http://www.courrierinternational.com/article/2005/02/10/allez-et-multipliez-vous

 


La soirée western – ( RC )


 

Derrière l’écran,           ce sont des âmes  agitées
Qui combattent, pour l’honneur,    âme habitée

C’est une histoire  de voleurs, de western
d’enlèvement,        de drapeaux  en berne

Une course à travers l’étendue         poussiéreuse
De grandes étendues,      j’aperçois les Rocheuses

Il y a des squaws,             les cailloux qui dévalent
Et qui giclent,                   sous les sabots du cheval

Le héros toujours solitaire, un peu justicier
Au regard farouche,              n’est pas policier

Combat les méchants qui sont tout autour
Et je m’accroche,        au fauteuil d’ velours

Y a l’ptit gars du coin, Qui f’rait une bévue
S’il racontait qu’ il a tout vu.

Y a l’ivrogne au bar,                            oui, c’est çui qui louche
Et l’gardien du square,     qu’est sourd comme une souche

Pendant que tout ce monde s’agite
On atteint, au drame,          la limite

Pour le dénouement heureux
( il s’en fallait de peu )…

Les bandits  s’enfuient,  c’est la débandade
On entend encore,    toute cette cavalcade

Avec le mot “fin”            la musique magique
Qu’accompagne, si bien, le beau générique

Le nom des acteurs,   qui s’inscrit en blanc
Monte lentement,             du fond de l’écran

Et aux spectateurs,   fini,   le rêve
La lumière revient, et chacun se lève

Une  fois encore,                            t’en prends plein les yeux
Mais il faut quitter la salle,                  et ses fauteuils bleus

Gardant bouts d’aventure,                  qu’on emporte en soi
Souvenirs émus,                                          c’est un peu de joie

Pour dire à d’autres,    – hier au cinéma,
J’ai vu le film, …                                           ” Sûr que t’ aimeras “

Inspiré  d’une  autre lecture,  et aussi  ( je me régale),  de la chanson  d’Arthur H  ” est-ce que  tu aimes  ?” (  avec M, justement…)