voir l'art autrement – en relation avec les textes

Articles tagués “flou

Un fil tendu dans le silence – ( RC )


Environnement plat,  ( à peu près  ),…
…brume,
–       peupliers.
Le tout  défile.

S’il fallait prendre la photo,
D’abord descendre la glace,
L’air humide  tout à coup engouffré,
Et le flou de mouvement.

Une vallée          paresseuse,
Bien pâle en ce novembre,
Et juste        les ailes coassantes
des corbeaux.

La voiture progresse,
mange les kilomètres,
pour un paysage         semblable
ou presque .

Une musique pulse,
C’est une chanson
à la radio
qui rape

La caisse fonce,
Du son plein la tête
Sur le ruban de la route,
luisante.   Flaques.

A la façon d’un coin
Dans l’horizontale  :
– Traversière,
Phares devant

Yeux fixés,
Droit devant,
Etrangement  étrange
– Trait bruyant        ( un fil tendu

Dans le silence . )
La plaine tolère juste
De ses champs gorgés  d’eau
Son passage  éphémère

Se refermant sur elle-même,
Lentement,
Le bruit   s’efface          comme il est venu.
Les corbeaux reprennent leur vol.

RC – sept  2015


Cette ombre – ( RC )


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Image          -> opéra de Bavière: la femme sans ombre

 

——

Indissociable  des êtres…
elle  colle  à la peau, à mes moindres gestes;
elle  épie ce que la lumière  dit,
se plie sur les angles des fenêtres et dans les montées  d’escalier,
se fond  dans les  autres,       ou même  les  avale…

Elle gravit les  surfaces  rugueuses  sans  se blesser,
et s’allonge  sans mesure quand le soleil s’abîme,
aplatie  sur le sol.
Marquant même  par sa présence, le corps sans visage,
errant aux contre-jours,

Jouant à étouffer  les  couleurs,
De ses bords tantôt  précis ou flous.
Y a-t-il aussi celle des âmes,
dont on ne sait rien,          une fois parties,
mais dont interroge  l’épaisseur   et le retour ?

RC –  avril 2015


Ombre et contrevents – Je te peindrai des ciels


peinture; Eugène Boudin: figures sur la plage 1886

Du blog  et de l’écriture  d’Adeline  chez  « Ombre et contrevents »

Je te peindrai des ciels

rien que des ciels

avec  parfois

un arbre nu

ou quelques mâts

pour dessiner des lignes

des lettres floues

tu y liras ce que  je crois

entendre

sans doute

un écho déjà  lointain

le vent rougira  mes joues et mes pensées

un nuage  d’anthracite  sera lourd de regrets

ou d’inquiétude

Mais si tu viens

pour un seul de tes sourires ébauchés

je reprendrai  la palette pour ajouter un soleil

A éblouir la mer


Sensation – d’elle (RC)


 
En réinterprétant une  partie  du post 1606    D’Arthémisia:  « Ce rose s’appelait Pimprenelle. Elle sourit. Se sourit.
La vitre reflétait parfaitement son image. Elle se  fit une bouche fleur. »

 

—–

La vitre reflétant parfaitement son visage

Transmit , du quai de la station,  son image

 

Ce reflet, qui  saisit , de bonheur,l’amateur ,

La mateur attend.    , et tente un signe.

 

Lorsque le dessin des lèvres paraît, insigne

Sur la vitre embuée,  la bouche fleur

 

Le reste  du visage fuyant, très doux

Evoqué, et comme aspiré par le flou

 

Juste un baiser rosi, frôlement froissé, d’ailes

Couleur carmin, sensation – d’elle (Pimprenelle)

 

Déposé sur la glace du métropolitain

Qui s’ébranle   –  en parcours souterrain

 

Emportant au loin     l’image en fusion

Du jour à venir,        et ses tentations.

 

 

RC


Mars incertain, de Tikopia


les variations nombreuses, de tikopia,lequel part souvent d’images photographiques ou pas, qui donnent l’impulsion à ses textes

photo- sépia – Italie

 

Dommage,  je n’ai pas  trouvé  comment  lui rendre un petit  hommage  de lecture…

Mars incertain

Un ciel lumineux léger en nuage
Sous le soleil des fleurs blanches
j’aimerais croire au retour d’une vie trépidante
mais les contours de mon corps restent flous
impalpable mer de nuage
qui aveugle mon monde sépia et instable
plus vide qu’une bulle d’air

d’après les photos de Claire Sloan, inspiré du la série Diary – march 09

Avec une photo de Claire  Sloan, justement

Tikopia, l'île aux images

Un ciel lumineux léger en nuage
Sous le soleil des fleurs blanches
j’aimerais croire au retour d’une vie trépidante
mais les contours de mon corps restent flous
impalpable mer de nuage
qui aveugle mon monde sépia et instable
plus vide qu’une bulle d’air

d’après les photos de Claire Sloan, inspiré du la série Diary – march 09

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